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  <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
  <description><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></description>
  <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T19:03:06+02:00</dc:date>
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   <title>Confusion et métaphores :</title>
   <pubDate>Tue, 06 Dec 2022 00:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   CHOISIR POUR TROUVER SA PLACE     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/69407971-48545636.jpg?v=1670283015" alt="Confusion et métaphores :" title="Confusion et métaphores :" />
     </div>
     <div>
      Jouer de la confusion pour parvenir à des idées claires. C’est tout le paradoxe de la technique des histoires en escalier, appliquée ici sur la patiente Emma*. L’hypnose s’est diffusée dans mon travail de psychologue clinicienne, comme dans ma vie, au fil des années apprentissages. Les techniques sont venues construire et étoffer mes approches thérapeutiques et ma pratique. Je dis souvent que j’ai appris à « danser » au rythme de mon patient. C’est l’histoire d’Emma que je viens vous faire partager aujourd’hui. C’est une jeune femme à l’intelligence brillante. Elle était coincée entre un passé douloureux et un présent qui rentrait en résonance. Cette situation la laissait dans une grande confusion et dans l’angoisse. Trouver sa place. Faire des choix dans le bon dosage et l’équilibre : c’est ce qui fut l’enjeu principal de ce temps de thérapie.        <br />
              <br />
       <b>EMMA À L’ENFANCE DOULOUREUSE        <br />
       </b>       <br />
       Emma a 22 ans. Je l’ai vue la première fois à mon cabinet pour une suspicion de trouble de l’humeur. Elle parle de possible dépression hivernale. C’est une jeune fille qui suit des études universitaires. Les entretiens cliniques révèlent une enfance chargée d’une histoire familiale douloureuse. On retrouve des traces de troubles post-traumatiques : réminiscences des scènes de graves disputes entre les parents, gestes violents. Elle a de profonds sentiments d’insécurité et manque cruellement de confiance en elle. Malgré cela, Emma est parvenue à protéger ses petites soeurs jumelles de deux ans ses cadettes. Elle est d’une intelligence rare, avec de grandes capacités d’élaboration et une sensibilité aiguisée. Pour elle, cette sensibilité est handicapante car elle n’arrive pas à la comprendre ni à la maîtriser. Je pense qu’elle est haut potentiel, bien que jamais diagnostiquée.        <br />
              <br />
       Après quelques séances sa thymie s’améliore. Je mixe les entretiens psychologiques de face à face, et les séances d’hypnose. Nous travaillons sur les « MES MAY » (mouvement alternatif des yeux) (1) et le Photoshop mental. Les troubles post-traumatiques s’estompent puis disparaissent. Nous décidons d’espacer les rendez-vous puis de les suspendre. Deux ans plus tard, Emma revient au cabinet après une rupture amoureuse. Elle s’était mise en couple avec un homme souffrant de troubles psychologiques importants et invalidants pour leur vie au quotidien (agoraphobie, phobies multiples, crises de panique...). La cohabitation s’était d’abord bien passée. Emma a le syndrome du sauveur et son compagnon avait besoin d’être sauvé. Cependant, au bout de deux ans de sacrifices et d’enfermement dans la pathologie, Emma s’épuise et n’en peut plus. Elle craque et le quitte en ayant un profond sentiment d’échec. Elle s’accuse d’être « la salope de l’histoire ». Elle est déchirée par cette rupture, perdue entre sentiments et raisons. C’est son premier grand chagrin d’amour. Remontent alors des réminiscences de fantômes du passé où tout s’emmêle. Tout est de sa faute. Elle aurait dû arriver à sauver son couple. Elle aurait dû tenir plus. Elle l’a abandonné lâchement à son sort... Ces pensées en boucle la conduisent à de terribles crises d’angoisse qu’elle ne parvient pas à dominer. Le 25 décembre, elle est amenée par sa mère aux urgences.        <br />
              <br />
       En entretien clinique, je reprends avec elle les raisons qui l’ont amenée à mettre fin à cette situation amoureuse toxique et pathologique. Sans le savoir, elle rejoue une partition de son passé, sans pouvoir trouver d’issues. Mais Emma ne m’entend pas. Sa réflexion tourne en rond. Elle est perdue dans des sentiments ambigus et contradictoires. Comme elle est très intelligente, elle trouve tous les arguments possibles et imaginables pour relancer ces ruminations. Mes suggestions directes ne fonctionnent pas, ou tout au plus ne tiennent pas longtemps. En prenant du recul, je me souviens de mes cours où on me disait que même Albert Einstein avait eu besoin un jour d’un plombier. Je décide donc d’enfiler mon bleu de travail et d’aborder les choses différemment. Je repère que Emma est en état confusionnel affectif, c’est là, dans la confusion, que je dois aller la chercher : en faisant « buguer » sa raison. J’utilise alors la technique de l’histoire dans l’histoire, ou histoires en escalier (2). En m’inspirant du texte de « La mouette à tête rouge » du Docteur Dominique Megglé.        <br />
              <br />
       <b>BABILLAGE, COQ À L’ÂNE ET HISTOIRES EN ESCALIER        <br />
       </b>       <br />
       Le jour de son entretien, avant qu’Emma n’ait pu s’installer, je commence à babiller l’air de rien. Mon débit de parole est rapide et enjoué. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir à ce que je lui suggère, en saturant mes propos d’informations. Mon discours passe volontairement du coq à l’âne dans une impression de flou qui n’est que feinte. - Thérapeute : « Tu sais Emma, j’ai trouvé un jour près de chez moi, posée sur une poubelle, une belle maquette de bateau en bois. Ce bateau était comme sorti d’un naufrage, avec des voiles aux cordages emmêlés et cassés. Il était beau et prometteur, quoique très poussiéreux. Quand je l’ai pris dans mes mains, j’ai constaté qu’un des mâts avait été brisé. Il y avait des bruits dans la coque… comme des objets cachés. Je voulais l’emporter chez moi et voir ce que je pouvais en faire pour le réparer. J’adore les objets en bois. Mais je me suis souvenue d’une histoire que mon frère m’avait racontée. Il avait eu des locataires qui avaient récupéré un meuble sur Leboncoin. Imprudemment, ils l’avaient placé directement dans leur appartement. Après quelques semaines, tout l’étage était infesté de punaises de lit. Une désinfection complète et coûteuse avait été nécessaire. Une horreur ! Forte de cette expérience, je place le bateau dans une courette à l’extérieur de chez moi. Je vais prendre conseil auprès d’une spécialiste antiquaire. Je rapporte divers produits insecticides, bien décidée à me débarrasser des hypothétiques vers de bois, punaises ou autres parasites qui pourraient sournoisement infester mon intérieur. Je me dis que parfois certains objets demandent un soin et de l’attention particulière. » « C’est le cas de “Requin”, l’immense vélo elliptique qui obstrue mon salon. C’est comme ça que j’ai fini par le baptiser. Achat Internet démesuré dont je n’avais pas prévu l’immense envergure. Mais il remplit bien sa fonction : la marche accessible et intensive chez moi en fin de journée. Sauf que un jour, en faisant de l’exercice, mon vélo elliptique s’est mis à faire un vrombissement épouvantable. J’ai entendu un gros bruit : une courroie venait de se détacher! Impossible de remonter sur l’appareil qui restait bancal et instable. J’ai ramassé la courroie et j’ai essayé pendant longtemps de retrouver sa place… mais en vain. Peutêtre parce que la pièce n’était pas assez éclairée ? Peut-être parce que je n’avais pas les bonnes lunettes ? Peut-être, simplement, parce que je n’avais pas les compétences pour le faire ? La constatation restait la même : mon vélo elliptique avait une courroie en moins, et il dysfonctionnait au…       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-65-version-Papier_p146.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°65</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>MARIE-CLOTILDE WURZ-DE BAETS</b></div>
     <div>
      Psychologue clinicienne, pratique l’hypnose depuis 2011. Elle est encore aujourd’hui sur un versant d’étude et de recherche. Travaille en cabinet libéral et fait des interventions de formations et des cours pour des institutions. Au fur et à mesure des années, l’hypnose a changé sa pratique professionnelle.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°65 </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/69407971-48545638.jpg?v=1670282759" alt="Confusion et métaphores :" title="Confusion et métaphores :" />
     </div>
     <div>
      Sommaire de ce n°65 Mai, Juin, Juillet 2022:       <br />
       . Julien Betbèze, rédacteur en chef, éditorial : « Créer des liens »       <br />
              <br />
       . Jean-Marc Benhaiem nous invite à ne pas nous focaliser sur le symptôme mis en avant dans la demande thérapeutique : il s’agit plutôt de chercher à mobiliser l’énergie bloquée dans d’autres symptômes apparemment secondaires, et ainsi de désorganiser les rigidités pathologiques et amener le changement. Une clinique pleine de sagesse !       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/2022/08/01/chemsex-et-orientation-solution-sophie-tournouer/">. Sophie Tournouër utilise le questionnement centré solution pour défaire les addictions sexuelles conjuguées à la prise de produits psychoactifs. Le déroulé du verbatim nous permet de saisir la logique interne aidant les individus à se libérer de cette pratique asservissante du « chemsex ».</a>       <br />
              <br />
       . Mady Faucoup Gatineau nous prend par la main pour rencontrer Théo, un rebelle de 5 ans qui fait sa loi et sème la zizanie dans la famille. Nous découvrons l’utilité de la TLMR (thérapie du lien et des mondes relationnels) pour construire un cadre familial sécure dans lequel chacun va pouvoir retrouver sa place.       <br />
              <br />
       Dossier thématique : Histoires et métaphores       <br />
       . Alicia Mangeot nous raconte des métaphores « sur mesure », favorisant ainsi des changements de comportement en rapport avec les intentions relationnelles des patients. Elle nous donne plusieurs exemples d’utilisation stratégique de métaphores (bibliothèque, cercles relationnels, mille-pattes) favorisant la coopération dans la séance, et la réalisation des tâches indirectement proposées.       <br />
              <br />
       . Virginie Serrière exprime une grande finesse dans son appropriation du questionnement narratif : à travers l’animation d’ateliers d’écriture, elle témoigne de la possibilité pour chacun de redevenir auteur de sa vie.       <br />
              <br />
       . Marie-Clotilde Wurz-de Baets nous montre sa créativité dans l’utilisation du langage métaphorique pour induire une transe de réassociation chez une jeune femme confuse après une rupture sentimentale.       <br />
              <br />
       . Espace douleur douceur       <br />
       . Gérard Ostermann, éditorial : « Autour de la douleur »       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Retrouver-son-unite-corporelle-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-65_a94.html">. Stéphane Graf nous montre l’importance de ne pas se focaliser sur le symptôme mis en avant dans la plainte, mais d’intégrer la douleur dans l’unité corporelle.</a>       <br />
              <br />
       . Stéphanie Delacour, dans un cas de dyspareunie, met aussi en évidence la pertinence de ne pas centrer la thérapie sur le symptôme, et de percevoir le lien entre la douleur et la rupture d’homéostasie. Grâce à sa prise en charge et à la remise en place de compétences émotionnelles et relationnelles, la patiente va retrouver une vie plus sécure avec une nouvelle relation à son corps.Dans cette période de sortie de la Covid, où les salles obscures se remplissent à nouveau, Sophie-Isabelle Martin et David Simon revisitent pour nous la technique de la salle de cinéma pour travailler avec des patients douloureux ayant très peu de protection. Les interactions sont très bien décrites, avec les multi-dissociations permettant de travailler en sécurité. Un exemple clinique illustre cette pratique avec pédagogie pour que chacun puisse s’approprier cette technique.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/164-un-cas-de-bruxisme">. Sophie Cohen expose un cas de bruxisme lié à des croyances limitantes autour des combats de la vie. Après une régression en âge, la patiente pourra retrouver son regard émerveillé de petite fille devant la photo d’une forêt et retrouver ainsi calme intérieur et détente.</a>       <br />
              <br />
       . Christine Allary nous emmène en mission humanitaire et nous fait partager la conduite d’une séance d’hypnose faite en traduction simultanée avec le chirurgien. Elle décrit avec précision les effets de cette technique novatrice et fédératrice pour les participants.       <br />
              <br />
       . Serge Sirvain décrit une situation clinique émouvante dans laquelle il est amené à mettre en place une sédation terminale chez une patiente de 93 ans atteinte d’une tumeur digestive invasive. Il explique comment la position de non-savoir et l’imaginaire partagé autour d’une métaphore culinaire vont accompagner un endormissement terminal apaisé et en relation.       <br />
              <br />
       Et nos rubriques       <br />
       . Nicolas D’Inca : culture monde « Une perceptude venue du désert ».       <br />
       . Adrian Chaboche : Les champs du possible « Un lâcher de ballon bien étrange ».       <br />
       . Sophie Cohen, nouvelle rubrique : bonjour et après « Clémentine et la chaleur qui fait fondre la plaque ».       <br />
       . Stefano Colombo et Muhuc : Quiproquo… « Métaphores »       <br />
              <br />
       Crédit Photo: © Caroline Manière
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/69407971-48545636.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Confusion-et-metaphores_a177.html</link>
  </item>

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   <title>Surfer sur la métaphore du patient.</title>
   <pubDate>Fri, 28 Jan 2022 12:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La métaphore thérapeutique, éducative, philosophique est un support de langage qui, de tout temps, a servi à faire passer le message, à convaincre ou à faire réfléchir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030233.jpg?v=1643377593" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      La plupart des thérapeutes usent de métaphores souvent de façon intentionnelle. Parfois la construction en est élaborée et demande une préparation. C’est la métaphore la plus classique, utilisée en hypnose thérapeutique, à l’aide de l’isomorphisme des histoires – celle du patient et celle contée par le thérapeute –, qui est censée permettre un transfert de message.        <br />
              <br />
       C’est une manière élégante de pratiquer, respectueuse du patient, qui peut en intégrer le sens plus ou moins consciemment. Toutefois, même si elle est inspirée par la problématique du patient, elle n’en est pas moins issue de l’art créatif du thérapeute. Il est bien difficile d’en percevoir l’impact et celui-ci sera d’autant plus important que le thérapeute aura pu saisir la position du patient, position vis-à-vis de la vie (ses valeurs, ses projets) et pas seulement position vis-à-vis du problème présenté. Giorgio Nardone utilise très souvent des images métaphoriques puissantes destinées à être mémorisées par le patient et qu’il intègre dans le dialogue stratégique en le nommant « langage performatif ». Elles sont destinées le plus souvent au recadrage, moment crucial de l’entretien puisqu’il ouvrira sur l’orientation ou la prescription thérapeutique. Cette prescription ne peut être acceptée que si le patient, à mesure du développement de l’entretien et au gré de questions stratégiques, a pu commencer à douter de sa position vis-à- vis du problème (c’est-à-dire de ses habituelles tentatives de solution).        <br />
              <br />
       Ainsi, la métaphore est-elle alors une image forte du problème ou de la situation du patient, tellement forte qu’elle invite le patient à amorcer un changement pour quitter sa position ancrée par le symptôme et ainsi à accepter la nouvelle orientation… et espère- t-on à l’expérimenter. Inspirée par la situation du patient, la métaphore est dans ce cas une création du thérapeute.        <br />
              <br />
       Mais le langage métaphorique est sans doute un langage propre à l’expérience de chacun ou à sa représentation du monde. C’est pourquoi être à l’écoute des métaphores du patient est un excellent moyen d’être renseigné sur sa position et ainsi d’entrer dans son monde dans la mesure où on accepte d’utiliser ses images sans forcément en comprendre le sens exact. Car on peut communiquer sans comprendre ! L’essentiel n’est-il pas que le patient se sente compris. Confucius disait : « Une image vaut mille mots. » Tandis que José Ortega y Gasset ose cette phrase très poétique pour dire le potentiel expressif de la métaphore : « La métaphore est sans doute un des potentiels les plus fertiles de l’homme. Son efficacité est à la limite de la magie. Elle ressemble à un outil de création que Dieu aurait laissé à l’intérieur de ses créatures quand il les a faites. » Selon Farrelly, ce qui marche c’est le langage métaphorique. Le langage comporte plusieurs domaines de communication : nos perceptions (mode sensoriel), nos cognitions (mode conceptuel), mais nos métaphores usuelles (mode symbolique) vont venir enrichir l’expression des perceptions et des cognitions en faisant référence à l’expérience mais aussi à toute représentation analogique.        <br />
              <br />
       Alors, comment le langage réussit-il le mieux reproduire la pensée ? Selon George Lakoff et Mark Johnson, les processus de pensée sont métaphoriques (1). Le thème de la structuration de la métaphore oriente la pensée et l’action. Le système conceptuel est métaphorique et induit la pensée (circularité), si bien qu’on ne sait plus d’où il vient. La vie est ainsi un chemin pour certains, un combat pour d’autres, ou encore une rose à la tige chargée d’épines. On voit bien que ces références imagées viennent autant de l’histoire du sujet, de ses expériences, de ses relations que de son contexte de vie ou de ses croyances elles-mêmes influencées par le milieu. Toujours est-il que chacun va se saisir de ce type d’images pour exprimer sa pensée et que les images créées auront elles-mêmes une influence sur les choix de vie. Mais la structuration métaphorique n’est conceptuelle que dans son contexte. La conceptualisation métaphorique se base sur les fondements de l’expérience historique, corporelle, émotionnelle que nous avons du monde. C’est ainsi que les proverbes se réfèrent de façon imagée au monde environnant d’une culture. Ils sont alors fort différents d’une culture à l’autre pour un même signifié.       <br />
              <br />
        La construction du monde est métaphorique et c’est parfois une construction limitante. On ne peut imposer une nouvelle construction métaphorique au patient (la nôtre) mais on peut lui permettre d’en façonner une plus adaptée à la période de vie qu’il traverse. L’implication thérapeutique, c’est qu’en changeant la métaphore conceptuelle, on peut changer la perception... idem dans le champ des synesthésies. Ce qu’il faut comprendre c’est que la structuration métaphorique perd son sens hors contexte. C’est pourquoi il faudra toujours adapter les histoires métaphoriques au contexte (culture, étape de vie) du patient.        <br />
              <br />
       Toutefois, et curieusement, certaines métaphores sont transculturelles, ce sont les métaphores d’orientation. L’enfer a toujours été dans les profondeurs tandis que le paradis se situe dans les hauteurs. L’avenir est devant nous et le passé derrière, et il est bien connu qu’il existe une psychologie des profondeurs et des approches plus superficielles. Notre langage le plus commun est-il, sans qu’on y prête attention, un langage d’influence ? Bien sûr, il y a bien d’autres formes de métaphores qui infiltrent notre pensée comme notre langage.        <br />
              <br />
       La description serait ici trop longue (comme les métaphores de contenant... la coupe est pleine...). Mais qu’elles soient structurales, ontologiques, importe peu car ce n’est pas l’analyse du langage qui compte le plus dans la relation au patient mais plutôt l’usage qu’il en fait. Le thérapeute a une occasion unique d’entrer dans le monde du patient. Car si le patient sent ses références comprises, s’il perçoit que son monde n’est pas étranger au thérapeute, l’alliance se nouera d’autant plus fortement. Et sans alliance, il y a peu d’avancée thérapeutique. On peut changer l’expérience en faisant évoluer la métaphore conceptuelle ou en modifiant la métaphore perceptive (synesthésies).        <br />
              <br />
       Dans notre propos, nous saisirons deux manières d’utiliser la métaphore du patient :        <br />
       - la première est celle d’entrer dans son monde en utilisant toutes les images qui se réfèrent à sa métaphore (structurale) pour faciliter l’entretien thérapeutique ;        <br />
       - la seconde qui sera une manière d’externaliser l’image métaphorique (métaphore ontologique) pour permettre une distanciation vis-à-vis d’une représentation envahissante et parfois aliénante pour mettre en place, à l’aide du questionnement, un jeu de langage favorisant la liberté des choix. Ces deux manières s’incluent dans un dialogue thérapeutique et permettent de façonner le questionnement. Nous ferons une brève allusion aux métaphores perceptuelles, merveilleuse porte d’entrée dans la transe hypnotique ouverte par le patient lui-même.        <br />
              <br />
       <b>SURFER SUR LA MÉTAPHORE DU PATIENT EN ENTRANT DANS SON MONDE</b>        <br />
              <br />
       Surfer sur la métaphore du patient, oui mais laquelle ? Il arrive que nos patients comme la plupart des personnes usent dans le quotidien d’expressions métaphoriques qui, même si elles sont connues ou ont un sens commun, possèdent chez eux un sens propre qu’il n’est nul besoin de connaître pour l’utiliser. Comprendre n’est pas l’essentiel de la tâche thérapeutique même si c’est utile. La première tâche thérapeutique est d’activer les processus internes du patient pour lui permettre d’ouvrir un nouvel horizon qui lui appartienne sans être suggéré par le thérapeute.        <br />
              <br />
       En posant des questions ouvertes au patient autour d’une expression métaphorique dont on soupçonne qu’elle exprime quelque chose de lui, de sa façon de percevoir l’existence, le thérapeute pourra faciliter ce processus d’ouverture par un questionnement approprié en reprenant les images propres du patient. Nous utiliserons de façon différenciée les métaphores structurales et les métaphores ontologiques.       <br />
              <br />
       James Lawley et Penny Tompkins : « L’organisation du langage et du comportement d’une personne sera isomorphe par rapport à l’organisation de ses processus cognitifs et toutes seront enracinées dans la nature incarnée de l’expérience. C’est pour cette raison que les changements dans un paysage métaphorique reflètent les changements en cognition qui, à leur tour, généreront de nouvelles pensées, de nouveaux sentiments et de nouveaux comportements. »        <br />
              <br />
       <b>LES MÉTAPHORES STRUCTURALES </b>       <br />
              <br />
       Ce sont celles qui nous donnent l’occasion d’entrer dans le monde du patient. Le thérapeute peut s’en saisir pour poser des questions qui pourront lui permettre de cerner l’objectif, de connaître les ressources relationnelles, mais aussi les exceptions, les espoirs, les projets que le patient porte en lui, parfois sans le savoir, et que sa métaphore laisse entrevoir en filigrane.        <br />
       Nous allons prendre quelques exemples pour illustrer la façon dont peut se tisser le dialogue qui pour un observateur extérieur pourrait passer pour surréaliste, mais qui illustre la proximité, la connivence du thérapeute et de son patient.        <br />
              <br />
       « Je suis dans la galère »        <br />
       - Vous ramez ou vous tenez le gouvernail ? (la position du patient est-elle active dans le projet de sa vie ou plutôt passive ?)        <br />
       - Y a-t-il d’autres rameurs avec vous ou êtes-vous seul ? (les relations sont explorées)       <br />
              <br />
       - Cette galère est-elle perdue en mer ou sait-elle vers quel port se diriger ? (objectif)        <br />
       - Où est le port ? Y êtes-vous attendu ? Est-ce que ce sera un lieu de repos ou au contraire un lieu d’intense activité ? (on précise le projet, l’objectif)        <br />
       - Connaissez-vous la direction ?        <br />
       - Le voyage a-t-il été long ? Y a-t-il des étapes ?        <br />
       - Avez-vous espoir d’arriver à bon port ? (on explore l’espoir)        <br />
       - Dans cette galère, y êtes-vous entré librement ou y avez-vous été contraint ? (exploration du choix)        <br />
              <br />
       - Une fois débarqué, que voudriez-vous réaliser ? (les intentions en lien avec les projets)        <br />
       - Pensez-vous que le plus important dans cette galère c’est de rester sur le banc, ou c’est plutôt de voyager et d’arriver quelque part ? (objectif, motivations)        <br />
       - Si vous deviez la quitter, la regretteriez- vous ? (motivation au changement)        <br />
       - Qu’est-ce qui est le plus important : changer de bateau ou arriver dans un port ?       <br />
       Le dialogue peut se poursuivre ainsi longtemps car il est rare que le patient ne joue pas le jeu une fois qu’on s’est saisi de l’image qu’il portait. Ce qui est intéressant, c’est que peu à peu cette galère, qui a si souvent la signification du bagne, va pouvoir se transformer en moyen de se réaliser, c’est-à-dire en possibilité de choix, surtout si on introduit des questionnements ouverts ou sous forme alternative, car implicitement ce questionnement transforme cette contrainte en choix.        <br />
              <br />
       « Je pète un plomb »        <br />
       - De quoi avez-vous besoin pour remettre le courant ?        <br />
       - Qui saura réparer ? Connaissez-vous un électricien ?        <br />
       - Faut-il augmenter l’ampérage pour que la ligne tienne ? Comment ?        <br />
       - Une fois que le plomb a sauté, comment revient la lumière ?        <br />
       - Qui peut vous éclairer dans ces cas-là ?        <br />
              <br />
       « L’âne est trop chargé » (patient parlant de lui-même)        <br />
       - Qui met la charge ?        <br />
       - Qui peut le décharger, le soulager ?        <br />
       - Où est l’écurie ?        <br />
       - Jusqu’où doit-il aller aussi chargé ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-63-version-Papier_p143.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr WILFRID MARTINEAU</b></div>
     <div>
      Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030258.jpg?v=1643369291" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      N°63 : Novembre, Décembre 2021, Janvier 2022       <br />
       Illustrations © Eishin Yoza       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Humaniser-le-lien-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-63-Dr-Julien-BETBEZE_a110.html">Edito : Humaniser le lien - Julien Betbèze, rédacteur en chef</a>       <br />
              <br />
       - Wilfrid Martineau nous apprend à surfer sur les métaphores, grâce à des exemples concrets de questionnement s’inscrivant dans l’imaginaire partagé. En s’attachant aux métaphores des patients, le thérapeute renforce le lien et active le changement.       <br />
              <br />
       - Marie Caiazzo nous indique comment les images d’une personne courageuse et forte peuvent remettre le corps en mouvement ; elle illustre cela avec le cas d’Annabelle, kiné victime d’inceste qui ne parvenait plus à toucher ses patients.       <br />
              <br />
       - Bertrand Jacques met en évidence les effets délétères des normes de performance dans la vie affective et sexuelle. A travers plusieurs exemples, il nous montre comment se déprendre du pouvoir des injonctions normatives intériorisées. Reconnecter les sujets à des relations sécures va ouvrir la voie à une expérience émotionnelle corrective, dans laquelle le sujet va se réapproprier sa subjectivité qui passe par l’acceptation de la peur et l’accueil des tremblements.       <br />
              <br />
       - Gérard Ostermann présente dans son édito deux articles sur l’utilisation de l’hypnose, en neurochirurgie éveillée (Séverine Gras) et sur la fibromyalgie (Laurent Schaller).       <br />
              <br />
       - Le dossier thématique «Humaniser le lien» reprend un échange de Julien Betbèze avec Eric Bardot autour de la dépression.       <br />
       L’article souligne l’importance de la constitution de la relation pour accéder à la subjectivité. Cela passe par une attention à l’accordage et au partage affectif afin de diminuer l’effet des angoisses de mort liées au monde abandonnique.       <br />
              <br />
       - Le texte de Véronique Cohier-Rahban s’intéresse aux fantômes transgénérationnels chez les enfants atteints de troubles oppositionnels avec provocation (TOP) et de troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). L’auteure décrit comment, à travers l’histoire d’une famille, son intervention thérapeutique a permis l’accès à une tristesse partagée, condition de l’installation d’un lien rendant à chacun un espace d’expression.       <br />
              <br />
       - Adrian Chaboche : Aussi simple qu’un verre d’eau. Voir le patient comme une œuvre d’art favorise notre empathie et fait émerger le geste thérapeutique qui devient simple, présent.       <br />
              <br />
       - L’importance du lien est illustrée comme toujours avec humour par Stefano Colombo et Muhuc.       <br />
              <br />
       - Gérard Fitoussi interroge Jean-Jacques Wittezaele qui a introduit l’approche de Palo Alto dans l’Europe francophone. Il décrit son parcours autour de l’importance de la relation et son intérêt pour la culture chinoise qui donne une place prépondérante à la relation dans la construction du sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/61933114-45030258.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Surfer-sur-la-metaphore-du-patient_a175.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapeutique.com,2026:rss-59354087</guid>
   <title>De la métaphore à la chanson de geste.</title>
   <pubDate>Wed, 06 Oct 2021 01:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Histoire de réceptivité. Dans le travail métaphorique tout est question de réceptivité. Le thérapeute utilise une métaphore pour « aller vers le sujet », celui-ci va-t-il la « recevoir » ? Dr Bruno Dubos. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 62     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/59354087-43637857.jpg?v=1633479147" alt="De la métaphore à la chanson de geste." title="De la métaphore à la chanson de geste." />
     </div>
     <div>
      Encore un article sur les métaphores, me direz-vous. Les écrits sont en effet très nombreux, tant sur les fondamentaux du travail métaphorique, que dans son utilisation dans les stratégies thérapeutiques. Tout le monde s’accorde sur le fait que la métaphore implique la créativité du thérapeute et qu’elle stimule l’imagination du sujet. L’attention est souvent portée sur la façon dont les thérapeutes peuvent construire les métaphores, sur l’intention qui les sous tend (recadrage, redéfinition du problème, recherche de solution, etc.). Au-delà de ces aspects, fort justes au demeurant, un enjeu majeur demeure : celui de la réceptivité du sujet à la métaphore.        <br />
              <br />
       Si la métaphore peut s’apparenter à une suggestion, la première intention du thérapeute doit être d’observer comment le patient ou la patiente se l’approprie. Mes maîtres m’ont enseigné que si le sujet ne se l’approprie pas, il faut la changer, s’adapter à la réalité du sujet. Elle doit être « séduisante » pour lui, et pas seulement pour le thérapeute. La question centrale pourrait être alors de tenter de définir les éléments intrinsèques à la métaphore, susceptibles de renforcer la réceptivité. Qu’entend-on par « réceptivité » ?        <br />
              <br />
       Il existe deux mouvements, deux intentions relationnelles fondamentales chez l’être humain : le « aller vers » et « le recevoir ». Ces deux mouvements sont complémentaires et se répondent pour développer une co-construction relationnelle : ces intentions impliquent tout autant le corps que nos représentations psychiques dans la relation à l’autre. L’intention « d’aller vers » s’accompagne en retour d’une intention de réceptivité. C’est la condition pour que puisse se construire une relation. Celui qui reçoit l’intention de l’autre peut à son tour s’autoriser à « aller vers » son interlocuteur. Le mouvement conjoint peut alors s’installer et la relation peut se développer. La relation thérapeutique n’échappe pas à cette règle. Le thérapeute « va vers » le patient avec sa métaphore. Le sujet la « reçoit » et à son tour envoie des réponses au thérapeute qui se met en posture de réceptivité. C’est ce qui permet à la métaphore de prendre place dans le processus relationnel thérapeutique.        <br />
              <br />
       Quels sont les défis de cette réceptivité ? L’appropriation par le sujet de la métaphore est la condition indispensable pour mobiliser l’imagination du sujet. Cette appropriation est bien souvent abordée sous l’angle quasi exclusif du cognitif et des représentations psychiques. Qu’en est-il exactement ? La métaphore s’appuie classiquement sur l’utilisation du langage. « La métaphore doit reprendre le langage du patient » est une notion classique dans l’utilisation des métaphores. Mais de quel langage s’agit-il ? L’appropriation de la métaphore nécessite un lieu thérapeutique sécure. Notre expérience nous apprend que ce lien «ne va pas de soi» et qu’il doit se construire. C’est notre responsabilité de thérapeute. Cette intention nous appartient. Qu’est-ce qui alimente et permet la construction de ce lien ?        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/59354087-43637894.jpg?v=1633478941" alt="De la métaphore à la chanson de geste." title="De la métaphore à la chanson de geste." />
     </div>
     <div>
      <b>LA RÉCEPTIVITÉ, L’IMAGINATION ET LE SYSTÈME PERCEPTIF        <br />
       </b>       <br />
       La thérapie est un apprentissage relationnel. Elle mobilise nos « chaînes d’expériences » construites tout au long de notre croissance et de notre développement.        <br />
               <br />
              <br />
       Ces chaînes d’expériences positives ou négatives sont la base de nos apprentissages. Elles se construisent sur des expériences motrices et sensorielles. Pour s’installer, la charge émotionnelle associée doit être suffisamment forte. Une fois installée, les représentations psychiques qui y sont associées lui donnent sa valeur, le sensori-moteur et les représentations psychiques l’activent tout autant.        <br />
              <br />
              <br />
       Selon Milton H. Erickson, les symptômes peuvent être vus comme des apprentissages. L’objectif de la thérapie n’est pas de supprimer un apprentissage, mais d’amener le sujet à en mobiliser un autre, déjà présent, ou d’en construire un nouveau.        <br />
              <br />
       Les métaphores et l’imagination qu’elles mobilisent s’appuient sur ces chaînes d’expériences. Les modèles psychothérapeutiques, dans nos cultures occidentales, mettent l’accent sur l’importance du cognitif et des représentations psychiques qui permettent la relation à soi, à notre corps, au monde qui nous entoure et à l’autre. Le corps est pris en compte, certes, mais trop souvent seulement comme reflet de la mobilisation des représentations psychiques : cette vision est parfaitement illustrée par le concept de mouvement idéomoteur, ou par la notion de changement de niveau émotionnel, observable corporellement.        <br />
              <br />
              <br />
       Nous perdons souvent de vue que notre corps est le premier interface relationnel dans notre relation au monde et à l’autre. Le premier activateur de conscience est le sensori-moteur. Il est donc fondamental de prendre en compte que l’imagination s’appuie tout autant sur nos représentations psychiques que sur notre système perceptif. Nous ne pouvons imaginer qu’en nous appuyant sur des expériences sensorielles déjà vécues. Essayez d’amener un sujet à expérimenter « un gant magique », s’il n’a jamais porté de gant. Cela s’avérera impossible...        <br />
              <br />
              <br />
       L’appropriation, la réceptivité du sujet à la métaphore, condition de la mobilisation de l’imagination, implique donc que le sujet soit « en lien » avec son système perceptif, c’est-à-dire ses sensations (VAKOG). Cependant nous perdons souvent de vue que notre système perceptif ne s’arrête pas seulement aux canaux sensoriels. Il implique considérablement notre système proprioceptif sympathique et parasympathique (théorie polyvagale de Porges).       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-62-version-Papier_p141.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°61</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Bruno DUBOS</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/59354087-43637909.jpg?v=1633479089" alt="De la métaphore à la chanson de geste." title="De la métaphore à la chanson de geste." />
     </div>
     <div>
      Médecin psychiatre à Rennes. Il travaille avec l’hypnose ericksonienne, les thérapies brèves et les thérapies systémiques depuis 1991. Formateur et superviseur, ses travaux ont fait l’objet de plusieurs communications dans les congrès européens et internationaux, ainsi que des publications dans des revues spécialisées. Il est l’auteur d’un livre sur les troubles des conduites alimentaires (Satas, 2009) et de Les âges clandestins : Pourquoi on ne fait pas tou- jours son âge (Payot &amp; Rivages, 2020).        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°62</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/59354087-43637917.jpg?v=1633479133" alt="De la métaphore à la chanson de geste." title="De la métaphore à la chanson de geste." />
     </div>
     <div>
      Illustrations : © Roberta Lo Menzo   N°62 : Août, Septembre, Octobre 2021       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-62-version-Papier_p141.html">Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°62</a>       <br />
              <br />
       Illustrations : © Roberta Lo Menzo          <br />
              <br />
       N°62 : août, septembre, octobre 2021       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Transe-Relationnelle-Editorial-du-Dr-Julien-BETBEZE-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-62_a108.html">Edito : Transe relationnelle. Julien Betbèze, rédacteur en chef</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-paris.com/revue-hypnose/160-la-l%C3%A9vitation-un-catalyseur-de-changement">La lévitation : un catalyseur de changement. Daniel Quin. Lâcher prise consiste à sortir de son cadre habituel de références et, par la transe, plonger dans un univers sans savoir où il nous mène. Avec les exemples de Marie, 12 ans, en échec scolaire, Lise, 35 ans, qui souffre de compulsion alimentaire, de Nadine, 22 ans qui veut perdre du poids, d’Anne, 35 ans, qui boit de la bière de façon excessive.</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne-paris.fr/Conversation-de-desengagement-le-changement-par-l-aversion_a251.html">Conversation de désengagement : le changement par l’aversion. Alain Vallée. Exercices pratiques pour amener au désir de changement. Ce genre de conversation centrée sur la liberté ou la contrainte, les valeurs ou le jugement d’autrui et les sensations corporelles est d’une grande puissance et prend peu de temps. Avec les exemples du tabagisme, de la colère…</a>        <br />
              <br />
       - De la métaphore à la chanson de geste. Histoire de réceptivité. Bruno Dubos. Dans le travail métaphorique tout est question de réceptivité. Le thérapeute utilise une métaphore pour « aller vers le sujet », celui-ci va-t-il la « recevoir » ? Avec l’exemple de Sylvie et sa suite traumatique d’un long parcours émaillé d’interventions chirurgicales conséquence d’une erreur médicale.       <br />
              <br />
        - Les outils de la thérapie narrative : trouver du sens à l’insensé. Françoise Villermaux. Quoi de plus anxiogène, pour le psychologue ou le pédopsychiatre, qu’un adolescent qui exprime des idées suicidaires ? Illustration avec Célia, 14 ans et Elio, 15 ans.  Dossier : Douleur, douceur       <br />
              <br />
       - Edito : Gérard Osterman        <br />
              <br />
       - La peur des soignants face à la mort. Myriam Mercier. Confrontés à la mort de patients dans leur travail, les soignants sont-ils autorisés à laisser parler leurs peurs ? Ou doivent-ils laisser leurs émotions à la maison ?        <br />
              <br />
       - Burn-out et doubles liens professionnels. Jérémy Cuna. Les exemples de M. H, directeur et délégué du personnel et de M. L, directeur adjoint et mari d’une salariée.        <br />
              <br />
       - Les gestes autocentrés : phénomène non conscient de ré-association. Corinne Paillette. Croiser les mains et mouliner des pouces, pianoter avec ses doigts sur ses cuisses, se gratter la tête… autant de petits gestes à observer chez les patients.        <br />
       Dossier : Thérapie familiale       <br />
              <br />
       - Edito : Julien Betbèze. Mony Elkaïm : un thérapeute familial hors du commun       <br />
              <br />
       - Résonance et hypnose. En hommage à Mony Elkaïm et François Roustang. Sylvie Le Pelletier Beaufond. En vignette clinique, Mme C, 40 ans, en dépression depuis des années.       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Affronter-l-ado-tout-puissant-Therapies-Orientees-Solution-et-approches-strategiques_a111.html">Affronter l’ado tout-puissant : TOS (Thérapies Orientées Solution) et approches stratégiques. L’incroyable prise de pouvoir d’un adolescent de 15 ans sur sa famille. Sophie Tournouër </a>       <br />
              <br />
       - Thérapie familiale et hypnose. Dimitri Tessier. Rétablir les liens entre les personnes dans des contextes de blocages relationnels. Les exemples de la famille L, une femme élève seules ses enfants, et du couple C en désaccord sur l’éducation de leur fille.        <br />
       Rubriques       <br />
       - Quiproquo. Stéfano Colombo. « Famille ». Dessin de Mohand Chérif Si Ahmed alias Muhuc       <br />
       - Les champs du possible. Adrian Chaboche. Heureusement le temps passé passe par le présent.       <br />
       - Culture monde. Sylvie Le Pelletier Beaufond. Les forces de l’invisible. Thérapies au Bénin.       <br />
       - Les Grands entretiens. Gérard Fitoussi. Jacques-Antoine Malarewicz       <br />
       - Livres en bouche: Julien Betbèze, Sophie Cohen.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/59354087-43637857.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/De-la-metaphore-a-la-chanson-de-geste_a174.html</link>
  </item>

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