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  <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
  <description><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></description>
  <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-18T01:20:08+02:00</dc:date>
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   <title>Le vide, l'inspiration, la vacuité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80.</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 15:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/95764201-66882686.jpg?v=1775048965" alt="Le vide, l'inspiration, la vacuité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." title="Le vide, l'inspiration, la vacuité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80." />
     </div>
     <div>
      EXEMPLES D’INTERVENTION EN THÉRAPIE SYSTÉMIQUE ET STRATÉGIQUE BRÈVE       <br />
       NATHALIE KORALNIK, POUR L’INSTITUT GREGORY BATESON        <br />
              <br />
       À travers deux cas cliniques, deux histoires, l’occasion est donnée ici de se pencher sur la peur du vide. Le vertige du vide psychologique, existentiel, ce vide que l’on cherche à combler à tout prix pour ne pas avoir à affronter le « monstre ». Alors la thérapeute, forte de sa créativité, se fait guide pour accompagner ses patientes dans une « saine exploration thérapeutique »...        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. »</span>  Blaise Pascal.       <br />
              <br />
              <br />
       À l’occasion de ma précédente présenta- tion concernant des problèmes de « peur du vide » (2), des personnes m’ont demandé s’il s’agissait de la « peur du vide physique » ou de la « peur du vide psychologique ». Je vou- lais en effet parler de la perception de l’espace expérimenté comme effrayant, le vide en question était donc bien le vide « physique ». Mais cette question m’a donné envie de raconter quelques histoires sur la manière dont j’ai accompagné des patients se plaignant de peur du vide « psychologique ».        <br />
              <br />
       Notre « grille » systémique et stratégique d’analyse des problèmes sera ici encore utilisée, grille qui nous permet de « problématiser » de façon utile. « Problématiser », c’est décrire le problème amené par la personne qui nous consulte en termes concrets, interactionnels, actuels et accessibles à une solution. Pas de recettes, donc, pour le vide psychologique, existentiel, mais une recherche des tentatives de solution et du thème des tentatives de solution pour pouvoir ensuite décliner les 180 degrés en les ajustant au problème et au patient.       <br />
              <br />
       Laure : « Je suis mon pire ennemi »        <br />
       Laure est une ravissante jeune femme de 32 ans, mère de deux jeunes enfants. Je la trouve d’emblée vive, drôle, intelligente. Elle se plaint d’épuisement et d’un manque cruel d’estime de soi. « Je me trouve nulle dans tout », dit- elle. Elle se critique constamment, se traite de « pauvre fille », raconte qu’elle n’a jamais été appréciée par ses parents, qu’elle-même est une mauvaise mère... un monstre, même, certainement... Elle est au bout du rouleau et ne s’accorde strictement jamais un moment de repos, de répit. Il faut constamment qu’elle fasse quelque chose : le boulot, une formation de spécialisation, les activités des enfants, les courses, la cuisine, l’association du Sou des écoles et ses réunions, etc. Derrière cette incessante et douloureuse activité, la perception est : « Il ne doit pas y avoir de vide. Si je m’arrête, je m’écroule. » « Ah bon ! dis-je. Comment cela ? » Elle m’explique : « Je ne sais pas, je vais être face à un monstre. Je me rendrai compte d’à quel point je suis lamentable. Je suis mon pire ennemi. »        <br />
              <br />
       Dans notre monde hyperactif, la peur de découvrir « le monstre » dans les interstices de temps libre n’est pas rare chez nos semblables. Et en effet, la dynamique d’évitement (je m’active pour ne pas avoir à voir...) est semblable à celle qui nous fait expérimenter la peur panique du vide « physique », en ceci que la tentative de ne pas voir une portion de l’espace dans notre champ de conscience rend cette même portion encore plus effrayante et suscite un emballement de réactions, qui va finir par confirmer la conviction que cet espace, ce « vide », est réellement et absolument à redouter et à éviter.       <br />
              <br />
       Notre approche systémique et stratégique brève est une approche éminemment concrète et pratique. Comme Laure se plaint d’épuisement, dit qu’elle n’arrivera bientôt plus à mettre un pied devant l’autre (et elle s’étonne que, dans ces conditions, elle se vive comme une « mauvaise mère », sans cesse en train de crier !), je saute sur l’occasion pour lui proposer d’apprivoiser le « monstre » tout en faisant de micro-pauses pour, éventuelle- ment, se reposer. D’ici la prochaine séance, elle devra, au moins trois fois dans la journée, s’asseoir sur un siège qu’elle aura installé pour avoir une perspective qu’elle n’a pas l’habitude de regarder : « Vous tirez une chaise quelque part de manière à voir les choses sous un angle qui ne vous est pas familier ; la première fois, vous y restez dix secondes, la deuxième fois – et vous pouvez naturellement changer votre siège de place si ça vous dit, l’important étant que la perspective soit différente de d’habitude –, vous restez vingt secondes, la troisième trente secondes.        <br />
              <br />
       Et à partir du moment où vous êtes restée une demi-minute assise sur ce siège à regarder, sans rien faire, ce que vous voyez devant vous, vous pouvez choisir de combien de secondes vous augmenterez à chaque fois votre micro-pause, mais attention, jusqu’à ce qu’on se revoie interdiction de dépasser les cinq minutes. On verra bien ce qui se passe, et si le monstre aura le temps de vous croquer en dix, vingt ou trente secondes... »        <br />
       Laure revient à la deuxième séance toute étonnée et toute contente de ne pas s’être écroulée pendant ces quelques secondes qui sont devenues quelques minutes, qu’elle aura fini par apprécier. Le changement de pers- pective, peu coûteux en termes d’effort et de temps, lui a permis de commencer à se dé- tendre un petit peu, à avoir envie – tout en ayant peur, bien sûr – de se « trouver elle- même », et sur ces entrefaites nous avons pu commencer à travailler concrètement sur les différentes problématiques de sa vie.        <br />
              <br />
       Sylvaine : « Je ne supporte pas d’être seule, et je répète sans cesse les mêmes erreurs de casting »       <br />
       Sylvaine s’est séparée du père de ses enfants il y a deux ans, une union compliquée au cours de laquelle elle n’a rien régulé sauf, dit-elle, qu’elle a tenté de limiter les accès de colère de son compagnon en se pliant à ses exi- gences, jusqu’à ce que la situation devienne invivable et qu’elle le quitte. Elle a fait d’autres rencontres depuis mais – et c’est le motif de sa consultation – elle trouve qu’elle répète les mêmes erreurs : elle rencontre et est attirée par le même type d’hommes qui au début la font se sentir aimée, semblent très présents et attentifs, pour ensuite se montrer jaloux, contrôlants, jugeants et dépréciatifs... et elle s’accommode un temps, ne remarque pas, ne régule surtout pas de crainte que la relation s’arrête... jusqu’à ce que la relation, effective- ment, s’arrête, de son fait ou de l’initiative de l’autre personne. Puis, mal à l’aise d’être seule, tout recommence avec quelqu’un d’autre. Un scénario bien connu, courant, me direz-vous, un problème que les différentes approches de psychothérapie nomment, expliquent et traitent diversement.        <br />
       Mais si nous regardons de près comment le problème fonctionne, et que nous réglons notre objectif sur ces moments où, seule, elle se sent mal et où son besoin de se « sentir aimée » selon la modalité à laquelle elle est habituée la pousse rapidement vers une nou- velle rencontre du même type, nous obser- vons la dynamique suivante : je me sens seule, vide, je souffre de cette solitude et de ce vide que j’éprouve, et pour cesser d’en souffrir je me rends disponible... sans avoir eu le temps d’apprendre ce qu’il serait utile d’apprendre pour faire moins (commençons déjà par ça !) d’« erreurs de casting ».        <br />
       [Ici, une parenthèse : nous sommes tous concernés par cette dynamique spécifique qui nous « pousse » à faire, à nous lancer dans la prochaine activité, à suivre la prochaine pensée. Comme toujours, ce n’est pas un problème en soi. Ce qui fait la différence, c’est si cette dynamique devient une fuite qui produit des résultats indésirables et qui génère de la souffrance.]        <br />
              <br />
       Il s’agira donc de supporter, de soutenir ce sentiment de vide, de s’autoriser à entrer en contact avec, dans le cadre de ce que la thérapeute va appeler « une saine exploration thérapeutique » car, comme il en va de la peur et de la douleur (et d’ailleurs, il s’agit bien là d’un mélange de peur et de douleur) pour en sortir vraiment, il faut les traverser. Alors, la solitude sera vécue différemment, elle pourra même avec une certaine pratique devenir une ressource...        <br />
              <br />
       L’indication donnée à Sylvaine est libellée en ces termes : « Jusqu’à ce qu’on se revoie dans deux semaines, je voudrais que vous puissiez utiliser ce temps où vous êtes seule, avant que vous rencontriez quelqu’un d’autre, pour véritablement apprendre à connaître ce sentiment si particulier que vous avez cherché à éviter jusqu’à maintenant et qui vous a jetée dans de mauvais bras. Permettez-vous d’entrer en contact avec, de le toucher, de le ressentir, comme quand on passe sous une cascade et qu’on ressort, mouillé, de l’autre côté mais qu’on en ressort, comme les fauves qui, dans les cirques, sautaient au travers d’un cerceau enflammé... ou même comme quand on met une infusette de thé ou de tisane dans une tasse d’eau chaude et qu’on la laisse infuser ce qu’il faut...        <br />
              <br />
       Laissez-vous ressentir ce que vous vivez, entrez en contact avec, intimement, de façon sensorielle... essayez de préciser sa localisation, sa taille, sa couleur le cas échéant... Bien sûr, vous pouvez aussi téléphoner à vos amies, à vos amis, sortir faire un tour, lire, regarder la télé, écouter de la musique, vous distraire... mais quand la solitude se pointe, accordez-lui un peu de votre temps pour entrer en contact avec toutes les sensations qu’elle suscite en vous, simplement, sans rien élaborer mentalement ni même chercher des explications intellectuelles. »        <br />
              <br />
       Sylvaine appelle dix jours plus tard pour demander de déplacer le deuxième rendez-vous, et elle me dit : « Je dois vous dire que j’ai attendu quelques jours pour faire ce que vous m’avez demandé car à vrai dire je redoutais de m’effondrer. Mais j’ai eu plus peur de recommencer les mêmes scénarios, alors je l’ai fait. En vérité, j’ai pleuré au début, mais j’ai compris plein de choses dont je vous parlerai la prochaine fois. Et aussi, finalement, à simplement ressentir sans réfléchir, sans essayer d’éviter, de fuir, j’ai eu comme une sensation d’espace, comme si j’étais moins serrée dans une dimension étriquée, je respire mieux. Je remarque que je passe des tas de bons petits moments toute seule et qu’en fait je m’intéresse à plein de choses.Je ne suis pas si vide que ça!»        <br />
              <br />
       <b>RÉCAPITULATIF </b>       <br />
       Reprenons un peu ce que nous avons vu comme interventions au fil de ces deux histoires.       <br />
       Dans le cas de Laure,...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-80-version-Papier_p174.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nathalie Koralnik </b></div>
     <div>
      Enseigne l’approche systémique et stratégique brève et l’hypnose ericksonienne à l’Institut Gregory Bateson (IGB). Elle consulte en cabinet privé dans la région lyonnaise en français, anglais et italien, et super- vise des équipes socio-éducatives dans sa région. Egalement traductrice et interprète, elle traduit des séminaires et des ouvrages dans ses domaines de compétence.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la suite de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80: Fev. / Mars / Avril. 2026.</b></div>
     <div>
      <b>TRAUMATISMES.</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°80…       <br />
              <br />
       6 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-importance-d-aller-dans-le-sens-de-la-resistance-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a407.html">Éditorial : L’importance d’aller dans le sens de la résistance Julien Betbèze.</a>       <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Le-recit-alternatif-MIKHAE%CC%88L-ALLOUCHE-ANA-WAALDER-illustrateurs-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a408.html">En couverture : Mikhaël Allouche &amp; Ana Waalder. Le récit alternatif Interview par Sophie Cohen.</a>       <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Faire-face-a-une-situation-reputee-difficile-Donner-du-temps-au-temps-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a314.html">Faire face à une situation réputée difficile Donner du temps au temps Jacques-Antoine Malarewicz.</a>       <br />
       20 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Le-vide-l-inspiration-la-vacuite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a197.html">Le vide, l’inspiration, la vacuité. Exemples d’intervention en thérapie systémique et stratégique brève. Nathalie Koralnik.</a>       <br />
       30 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Deuil-et-therapie-narrative-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a251.html">Deuil en thérapie narrative. « Bonjour Papi Georges » Stéphanie Robert.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR</b>       <br />
       40 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/447-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-80"> Introduction Gérard Ostermann.</a>       <br />
       44 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-perte-en-geriatrie-Miroir-d-un-effondrement-psychique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a315.html">La perte en gériatrie. Miroir d’un effondrement psychique. Johanna Rabinovici.</a>       <br />
              <br />
       <b>DOSSIER TRAUMATISMES</b>       <br />
       55 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Levee-d-amnesie-traumatique_a298.html">Levée d’amnésie traumatique.« Ranger sa bibliothèque lorsque les souvenirs reviennent ». Cécile Condaminas.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Amnesie-traumatique-quand-la-memoire-protege-puis-revient-bouleverser-l-equilibre_a154.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       62 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Endometriose-post-traumatique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1795.html">Endométriose post-traumatique Libérer les sujets du pouvoir du monde traumatique avec la TLMR. Éric Bardot.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Endometriose-post-traumatique-ou-quand-la-douleur-chronique-raconte-une-histoire-enfouie_a155.html">Notes de lecture.</a>       <br />
       74 / <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Viols-et-abus-sexuels-avec-usage-de-stupefiants-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a299.html">Viols et abus sexuels avec usage de stupéfiants Traitement avec la PTR Gérald Brassine.</a> <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Viol-sous-soumission-chimique-un-traumatisme-invisible-souvent-plus-severe_a156.html">Notes de lecture.</a>       <br />
              <br />
       <b>QUIPROQUO</b>       <br />
              <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Difficile-Rubrique-Quiproquo-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a136.html">Difficile. S. Colombo, Muhuc.</a>       <br />
              <br />
       <b>BONJOUR ET APRÈS...</b>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Madeleine-sa-vie-bouleversee-apres-les-soins-d-un-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a1794.html">Madeleine. Sa vie bouleversée après les soins d’un cancer. Sophie Cohen.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>CULTURE MONDE</b>         <br />
       92 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Au-Vietnam-dans-la-chambre-des-ames-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a316.html">Au Vietnam, dans la chambre des âmes. Sylvie Le Pelletier-Beaufond.</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       96 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-Bouche-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a162.html">J. Betbèze, S. Cohen.</a>       <br />
              <br />
       Illustrations du numéro: Mikhael Allouche et Ana Waalder.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Le-vide-l-inspiration-la-vacuite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-80_a197.html</link>
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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapeutique.com,2026:rss-95180623</guid>
   <title>L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78.</title>
   <pubDate>Sun, 08 Mar 2026 20:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/95180623-66635074.jpg?v=1772999867" alt="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." title="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      ENTRE SONGE ET PENSÉE.       <br />
              <br />
       Vous êtes plutôt « dormeurs éveillés » ou « rêveurs lucides » ? Les deux à la fois ? Avec pour guide et éclaireur l’écrivain et philosophe Gaston Bachelard, l’auteur nous entraîne aux frontières de la veille et du sommeil, du réel et de l’imaginaire, quand la transe hypnotique se fait oeuvre poétique.       <br />
              <br />
       « L’homme est un être qui non seulement pense, mais qui d’abord imagine », dit Gaston Bachelard dans Le dormeur éveillé. Suivons- le sur ce chemin qui nous amènera vers les terres de l’hypnose et de la poésie. « Trop souvent, l’imagination a été considérée comme une puissance secondaire, une occasion de dérèglement, un moyen d’évasion. On n’en fait pas assez nettement ce qu’elle est : la fonction dynamique majeure du psychisme humain. » Et plus loin : « Toute à sa fonction dominante de concentrer les lumières sur ce sommet de l’être qu’est la pensée, la philosophie oublie souvent qu’avant la pensée il y a le songe, qu’avant les idées claires et stables, il y a les images qui brillent et qui passent. Pris dans son intégralité, l’homme est un être qui non seulement pense, mais qui d’abord imagine. Un être qui, éveillé, est assailli par un monde d’images précises, et qui, endormi, rêve dans une pénombre où se meuvent des formes inachevées, des formes qui se déplacent sans lois, des formes qui se déforment sans fin.        <br />
              <br />
       Pour une détermination complète de l’être humain, il faut donc faire le total d’un être nocturne et d’un être diurne. Il faut essayer de trouver les dynamismes qui vont d’un pôle à l’autre, entre songe et pensée » (1). En d’autres mots, la nuit et le jour, le songe et la pensée, la science et la poésie, dans l’âme humaine, ne sont pas des éléments qui s’opposent absolument. Bien au contraire. Bachelard voit dans cette oscillation entre veille et sommeil une forme de richesse créative, un accès à une réalité qui dépasse le rationnel, et un moyen pour explorer des couches profondes de l’être et de la perception. « Nous savons tous que, dans les heures les plus claires de notre vie diurne, il suffit d’un peu de solitude pour que nous tombions dans une rêverie qui rejoint les songes de la nuit.        <br />
              <br />
       Oui, nous connaissons tous cette zone moyenne, où les songes nourrissent nos pensées, où nos pensées éclairent nos songes. En nous, le caractère nocturne et le caractère diurne s’unissent, se mêlent, s’animent réciproquement. Aux heures de grande solitude, quand la rêverie nous rend notre être total, nous sommes des dormeurs éveillés, des rêveurs lucides. Nous vivons un instant, comme si la dimension humaine s’était agrandie en nous. » C’est à nous, cliniciens et théoriciens, de mettre en relation : l’hypnose, rêverie d’une conscience éveillée, est précisément l’épreuve de cette zone moyenne où les songes nourrissent les pensées, où les pensées éclairent les songes. Un sujet hypnotisé, en se plaçant sur la frontière devenue perméable qui sépare la vie nocturne de la vie diurne, le sommeil de l’éveil, l’inconscient de la conscience, réalise la synthèse de la réflexion et de l’imagination, et devient un dormeur éveillé, un rêveur lucide qui fait l’expérience de l’humanité qui s’agrandit en lui. Et non, la rêverie hypnotique n’est pas un abandon, ou un outil pour fuir la réalité, ce n’est pas non plus une rêverie passive, léthargie ou somnolence. « Car rien ne naît dans la torpeur... » La rêverie hypnotique est active, elle prépare des forces et des pensées.        <br />
              <br />
       Regardons Robert Desnos et ses amis surréalistes qui écrivaient et dessinaient sous hypnose. Ils dorment pour y voir clair....       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Alexandru Cupaciu </b></div>
     <div>
      Médecin réanimateur dans le Centre de traitement des grands brûlés à l’hôpital Saint-Louis à Paris, hypnothérapeute et photographe        <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/95180623-66635076.jpg?v=1772999556" alt="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." title="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." />
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      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
              <br />
       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/95180623-66635074.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapeutique.com,2026:rss-82752924</guid>
   <title>Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72.</title>
   <pubDate>Fri, 13 Sep 2024 00:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le pourquoi du comment ! Par Blandine ROSSI-BOUCHET. C’est en sa qualité d’hypnophoniste que l’auteure recueille la parole de femmes aux parcours de vies tortueuses. Confidences de vive-voix, à mi-voix, à voix basse. Des voix cassées, blessées, étouffées, éraillées, étranglées... voix éteintes aussi. Toutes ces blessures psychologiques qui déteignent sur la voix et dont il faut soigner les maux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82752924-59314967.jpg?v=1726179480" alt="Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72." title="Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72." />
     </div>
     <div>
      « Il était une fois, il y a bien longtemps, quand les cochons parlaient en vers et quand les poules avaient des dents, une très belle princesse aux cheveux d’ébène, au teint d’albâtre et aux yeux bleu azur. Son sourire était le plus éblouissant et sa voix la plus envoûtante de tout son royaume.        <br />
              <br />
       Pour ses vingt ans, la Princesse rêvait de devenir mannequin et de rencontrer le Prince Charmant sur son cheval blanc avec qui elle se marierait et aurait beaucoup d’enfants.        <br />
              <br />
       Pour ses trente ans, la Princesse devint la reine des podiums et autres défilés, la muse de créateurs célèbres et la déesse des nuits de la capitale de son royaume...        <br />
              <br />
       Pour ses quarante ans, elle enchaîna les amants, ne voyant toujours pas venir le moindre cheval blanc, vivant seule dans son palais d’argent et rêvant qu’un nouveau jour se lève... Son voeu fut enfin exaucé pour ses cinquante ans, sous les traits d’un prince trop jeune et trop charmant pour la Princesse remplie d’espoir qui, hélas, crut en cette dernière chance. Ils vécurent heureux dans son palais d’argent jusqu’au jour où la Sorcière AVC lança un puissant sortilège sur la Princesse, soudainement transformée en une pauvre Poupée de cire brisée et à moitié paralysée, aux cheveux grisonnants, au teint blafard et au sourire tordu. Par amour pour elle, le Prince conduisit promptement sa Poupée de cire à l’abri des regards peu amènes et des critiques mondaines dans un manoir de la forêt des Pins enchanteurs. Ils y vécurent cachés jusqu’à ce que la Poupée de cire perde le son, assurément victime de la terrifiante Aphonie, maléfique cousine de la Sorcière AVC...        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« La Princesse, brisée par cette coupure de son, trouva la force d’aller pleurer son malheur auprès du Grand Magicien de la Forêt enchantée ; Merlin, dont les sortilèges étaient impuissants à délivrer la Princesse désenchantée de ce sort maléfique, lui recommanda de se rendre chez la Fée des Mots. La Princesse désespérée, emplie d’un espoir nouveau, se rendit ainsi semaine après semaine chez la Fée des Mots. Celle-ci déploya de nombreuses baguettes, usa de toutes les incantations ensorcelées et autres formules magiques ancestrales. En vain... la Poupée de cire restait tristement sans le son. En dernier ressort, la Fée des Mots alla quérir Morgane, la Puissante Ensorceleuse. Elle seule était capable de lever le sortilège maléfique, par le pouvoir psychanalytique de sa baguette taillée en bois freudien. Quelques mois plus tard, la Princesse revint chez la Fée des Mots pour lui conter la fin de l’histoire. Alors que Morgane recherchait toujours les ingrédients rares pour concocter la potion magique de délivrance vocale, la voix de la Princesse revint comme par magie en un jour sombre. Son cri fut si puissant qu’il s’entendit dans tout le royaume. Morgane, alertée, vola immédiatement à son secours. Elle arriva juste à temps pour empêcher le Prince plus si charmant, mais devenu très violent, d’étrangler sa Poupée de cire princière, lui qui l’avait, durant toutes ces années, maltraitée et trompée avec la jeune et jolie mais désargentée Cendrillon... tout en profitant très largement du palais d’argent et surtout de tout l’argent de l’infortunée Princesse. » </span>       <br />
              <br />
       Ce conte pas du tout féerique est hélas inspiré d’une histoire vraie. Vingt-cinq ans de pratique clinique m’ont amenée à en entendre de nombreuses autres, en version originale ou sous-titrée, tandis que les formules orthophoniques orthodoxes étaient impuissantes à aider toutes ces voix qui me contaient leurs tristes sorts. Le monde est hélas plein de ces princesses mais surtout de ces pseudo-princes, chevaliers, laquais ou valets qui ne sont pas plus sages... et qui parfois se transforment non pas comme le Prince Charmant en inoffensive grenouille, mais en bourreau, boxeur, harceleur ou encore manipulateur, simplement par la puissance de leur propre pouvoir de malfaisance. « Résultat de l’alchimie entre le corps et la pensée, la voix est le reflet de la personnalité et de la vérité de chacun. Elle reflète nos états d’âme, les cicatrices de notre existence » (1).        <br />
              <br />
       Si la voix est en réalité bien plus qu’un banal instrument à vent et à cordes qui prend corps dans une caisse de résonance, mon rôle en tant qu’orthophoniste-luthier ne peut et ne doit pas se contenter d’intervenir sur cet instrument-voix désaccordé uniquement pour le réparer et le remettre, comme il se doit, dans le droit chemin...        <br />
              <br />
       La voix s’incarne littéralement dans notre corps, en tant qu’« instrument corporel qui fonctionne par un geste » (2) ; « tout le corps parle » (3). L’ensemble du corps permet en effet de dire, la voix est produite par un corps en mouvement ; elle est elle-même un mouvement, qui permet non seulement de dire, mais de se dire. Il est aisé de comprendre que la peur de se révéler, de se dévoiler ou d’exprimer ses émotions peut entraîner une restriction du mouvement et une limitation concomitante de la phonation. Et, si l’on considère que mouvement et vie sont intimement liés, alors il est possible d’envisager cette restriction comme un blocage du libre flux vital. C’est ainsi que j’accompagne sur le chemin de la liberté retrouvée de vraies princesses, emprisonnées dès leur naissance dans des corps de faux princes charmants, tout au long de la transe-formation d’une chenille poilue en un papillon majestueux, jusqu’à la naissance tant attendue de la voix délicate assortie à la robe de bal et aux pantoufles de vair...        <br />
              <br />
        Toutes ces voix cassées, brisées, spasmées, parfois muettes, faussées ou contrariées, ont toutes pour point commun de présenter des manifestations somatiques de blessures psychologiques. Et à propos de voix, celles de trois patientes résonnent singulièrement dans ma mémoire, comme une drôle de petite musique, porte-paroles des dysphonies dysfonctionnelles, ces pathologies dissonantes de la triade corps-voix-émotions. Christiane, Soisik et Céline étaient chacune atteinte de « sclérose en place »* vocale devenue vitale. Ces trois voix ont été prises au piège des tensions psychiques qui créent des tensions musculaires et malmènent la voix (4).        <br />
              <br />
       Cet engrenage néfaste a conduit au malmenage de l’instrument, mais également à sa dissonance : ces altérations vocales ont empiété sur la vie sociale de ces femmes, perturbé l’image d’elles-mêmes au travers du regard des autres (5) (6).        <br />
              <br />
       C’est comme si, dénoncées par les modifications acoustiques et esthétiques de leur voix, elles avaient été condamnées d’avance par un jury populaire devant lequel elles devaient assurer leur défense par l’intermédiaire de leur avocat orthophonique.        <br />
              <br />
       <b>CAS DE CHRISTIANE ET SOISIK : POING DANS LA GORGE ET GRIZZLY « ATOMISÉ »        <br />
       </b>       <br />
               <br />
        Christiane, 68 ans, et Soisik, 37 ans, partagent la particularité d’une parole corporelle qui a émergé sous la forme d’un trouble vocal (dysphonie), comme l’empreinte d’une expérience qui n’a pas pu être intégrée à la vie psychique au moment où elle s’est produite. Une prédiction funeste de récidive cancéreuse formulée par la Pythie médicale a littéralement « étranglé » la gorge de la première, tandis que des sous-entendus douteux et blessants de collègues bien-pensants sont restés « en travers » de la gorge de la seconde. Le corps de Christiane, qui a dit sans être entendu et qui a entendu sans pouvoir rien dire, a parlé avec ce poing dans la gorge qui l’étouffait de plus en plus, au point de réduire sa voix au silence.        <br />
              <br />
       Une séance d’hypnose formelle, avec induction par la respiration puis installation dans sa « safe place » et suggestions post-hypnotiques amnésiantes spécifiques, a permis à cette patiente de retrouver voix au chapitre en oubliant l’effet nocebo des mots prononcés si maladroitement par des soignants. Le corps de Soisik a inconsciemment manifesté son mécontentement muet sous la forme de cette « voix-ourse » au timbre éraillé et sourd qui ne pouvait, lui, que se faire entendre. Un portrait chinois de sa dysphonie (un grizzly, une râpe à fromage, du vert « hideux », du froid, de la musique rap « la plus pénible »), associé à la technique éponyme dite « des mains de Rossi », a permis à Soisik de retrouver la clarté de sa voix tout en devenant sourde à celles, médisantes, de ses collègues. Guidée par la musique de ma propre voix, elle a con - sciencieusement râpé chacune des griffes et chaque oreille de ce grizzly posé dans la main, celle qui avait été choisie. Puis, avec une jubilation communicative, la patiente a « atomisé » (sic) ce qui restait du grizzly ; intérieurement d’abord, avec de la musique rap diffusée directement dans les conduits auditifs (les pavillons ayant été râpés...), puis extérieurement par un vent glacial venu du tréfonds de son imagination, qu’elle a soufflé à s’en époumoner sur cette main, envoyant hors de vue et hors d’atteinte les particules invisibles du grizzly joyeusement vaincu.        <br />
              <br />
               <br />
       <b>CAS DE CÉLINE : L’HYPNOSE POUR OUVRIR LES « ÉCLUSES VOCALES »        <br />
       </b>       <br />
               <br />
       La véritable énigme réside finalement dans l’expérience hypnotique avec Céline, jeune femme active de 39 ans, souffrant d’une pathologie tout aussi énigmatique : un syndrome d’adduction paradoxale des cordes vocales**. La patiente s’est très peu livrée, en restant scrupuleusement dans le cadre de ce qu’elle avait décidé de me dire, et surtout de me taire. Pour autant, et malgré ses résistances pré et post-hypnotiques, Céline est bel et bien entrée….        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-72-version-Papier_p162.html">Pour lire la suite ou s'abonner à la revue</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Blandine ROSSI-BOUCHET</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82752924-59315025.jpg?v=1726179502" alt="Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72." title="Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72." />
     </div>
     <div>
      Orthophoniste, auteure de l’ouvrage « La douleur en pratique orthophonique », enseignante au CFUO (Centre de formation universitaire en orthophonie) de Bordeaux ainsi qu’au DIU Hypnose de Bordeaux où elle a été formée. Elle est responsable Formation et Ethique de l’association Hypnose33 Ecole bordelaise ericksonienne, et <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Votre-Voix-les-accompagnera-Forum-Hypnose-Bordeaux_a1360.html">animera une master class lors du 13e Forum de la CFHTB qui aura lieu du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.</a>       <br />
              <br />
       Auteure de <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Syndromes-d-Ehlers-Danlos-errance-du-douloureux-chronique_a85.html">Syndromes d’Ehlers-Danlos: errance du douloureux chronique</a>       <br />
       et de <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/HypnoPhonie-De-l-orthophonie-saupoudree-d-hypnose-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-66_a98.html">HypnoPhonie® De l'orthophonie saupoudrée d'hypnose. Revue Hypnose et Thérapies Brèves n°66</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/enseignants/161-blandine-rossi-bouchet">Voir son profil sur hypnose-formation.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82752924-59314968.jpg?v=1726179444" alt="Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72." title="Il était une voie / voix. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 72." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/82752924-59314967.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Il-etait-une-voie-voix-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-72_a186.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Surfer sur la métaphore du patient.</title>
   <pubDate>Fri, 28 Jan 2022 12:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La métaphore thérapeutique, éducative, philosophique est un support de langage qui, de tout temps, a servi à faire passer le message, à convaincre ou à faire réfléchir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030233.jpg?v=1643377593" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      La plupart des thérapeutes usent de métaphores souvent de façon intentionnelle. Parfois la construction en est élaborée et demande une préparation. C’est la métaphore la plus classique, utilisée en hypnose thérapeutique, à l’aide de l’isomorphisme des histoires – celle du patient et celle contée par le thérapeute –, qui est censée permettre un transfert de message.        <br />
              <br />
       C’est une manière élégante de pratiquer, respectueuse du patient, qui peut en intégrer le sens plus ou moins consciemment. Toutefois, même si elle est inspirée par la problématique du patient, elle n’en est pas moins issue de l’art créatif du thérapeute. Il est bien difficile d’en percevoir l’impact et celui-ci sera d’autant plus important que le thérapeute aura pu saisir la position du patient, position vis-à-vis de la vie (ses valeurs, ses projets) et pas seulement position vis-à-vis du problème présenté. Giorgio Nardone utilise très souvent des images métaphoriques puissantes destinées à être mémorisées par le patient et qu’il intègre dans le dialogue stratégique en le nommant « langage performatif ». Elles sont destinées le plus souvent au recadrage, moment crucial de l’entretien puisqu’il ouvrira sur l’orientation ou la prescription thérapeutique. Cette prescription ne peut être acceptée que si le patient, à mesure du développement de l’entretien et au gré de questions stratégiques, a pu commencer à douter de sa position vis-à- vis du problème (c’est-à-dire de ses habituelles tentatives de solution).        <br />
              <br />
       Ainsi, la métaphore est-elle alors une image forte du problème ou de la situation du patient, tellement forte qu’elle invite le patient à amorcer un changement pour quitter sa position ancrée par le symptôme et ainsi à accepter la nouvelle orientation… et espère- t-on à l’expérimenter. Inspirée par la situation du patient, la métaphore est dans ce cas une création du thérapeute.        <br />
              <br />
       Mais le langage métaphorique est sans doute un langage propre à l’expérience de chacun ou à sa représentation du monde. C’est pourquoi être à l’écoute des métaphores du patient est un excellent moyen d’être renseigné sur sa position et ainsi d’entrer dans son monde dans la mesure où on accepte d’utiliser ses images sans forcément en comprendre le sens exact. Car on peut communiquer sans comprendre ! L’essentiel n’est-il pas que le patient se sente compris. Confucius disait : « Une image vaut mille mots. » Tandis que José Ortega y Gasset ose cette phrase très poétique pour dire le potentiel expressif de la métaphore : « La métaphore est sans doute un des potentiels les plus fertiles de l’homme. Son efficacité est à la limite de la magie. Elle ressemble à un outil de création que Dieu aurait laissé à l’intérieur de ses créatures quand il les a faites. » Selon Farrelly, ce qui marche c’est le langage métaphorique. Le langage comporte plusieurs domaines de communication : nos perceptions (mode sensoriel), nos cognitions (mode conceptuel), mais nos métaphores usuelles (mode symbolique) vont venir enrichir l’expression des perceptions et des cognitions en faisant référence à l’expérience mais aussi à toute représentation analogique.        <br />
              <br />
       Alors, comment le langage réussit-il le mieux reproduire la pensée ? Selon George Lakoff et Mark Johnson, les processus de pensée sont métaphoriques (1). Le thème de la structuration de la métaphore oriente la pensée et l’action. Le système conceptuel est métaphorique et induit la pensée (circularité), si bien qu’on ne sait plus d’où il vient. La vie est ainsi un chemin pour certains, un combat pour d’autres, ou encore une rose à la tige chargée d’épines. On voit bien que ces références imagées viennent autant de l’histoire du sujet, de ses expériences, de ses relations que de son contexte de vie ou de ses croyances elles-mêmes influencées par le milieu. Toujours est-il que chacun va se saisir de ce type d’images pour exprimer sa pensée et que les images créées auront elles-mêmes une influence sur les choix de vie. Mais la structuration métaphorique n’est conceptuelle que dans son contexte. La conceptualisation métaphorique se base sur les fondements de l’expérience historique, corporelle, émotionnelle que nous avons du monde. C’est ainsi que les proverbes se réfèrent de façon imagée au monde environnant d’une culture. Ils sont alors fort différents d’une culture à l’autre pour un même signifié.       <br />
              <br />
        La construction du monde est métaphorique et c’est parfois une construction limitante. On ne peut imposer une nouvelle construction métaphorique au patient (la nôtre) mais on peut lui permettre d’en façonner une plus adaptée à la période de vie qu’il traverse. L’implication thérapeutique, c’est qu’en changeant la métaphore conceptuelle, on peut changer la perception... idem dans le champ des synesthésies. Ce qu’il faut comprendre c’est que la structuration métaphorique perd son sens hors contexte. C’est pourquoi il faudra toujours adapter les histoires métaphoriques au contexte (culture, étape de vie) du patient.        <br />
              <br />
       Toutefois, et curieusement, certaines métaphores sont transculturelles, ce sont les métaphores d’orientation. L’enfer a toujours été dans les profondeurs tandis que le paradis se situe dans les hauteurs. L’avenir est devant nous et le passé derrière, et il est bien connu qu’il existe une psychologie des profondeurs et des approches plus superficielles. Notre langage le plus commun est-il, sans qu’on y prête attention, un langage d’influence ? Bien sûr, il y a bien d’autres formes de métaphores qui infiltrent notre pensée comme notre langage.        <br />
              <br />
       La description serait ici trop longue (comme les métaphores de contenant... la coupe est pleine...). Mais qu’elles soient structurales, ontologiques, importe peu car ce n’est pas l’analyse du langage qui compte le plus dans la relation au patient mais plutôt l’usage qu’il en fait. Le thérapeute a une occasion unique d’entrer dans le monde du patient. Car si le patient sent ses références comprises, s’il perçoit que son monde n’est pas étranger au thérapeute, l’alliance se nouera d’autant plus fortement. Et sans alliance, il y a peu d’avancée thérapeutique. On peut changer l’expérience en faisant évoluer la métaphore conceptuelle ou en modifiant la métaphore perceptive (synesthésies).        <br />
              <br />
       Dans notre propos, nous saisirons deux manières d’utiliser la métaphore du patient :        <br />
       - la première est celle d’entrer dans son monde en utilisant toutes les images qui se réfèrent à sa métaphore (structurale) pour faciliter l’entretien thérapeutique ;        <br />
       - la seconde qui sera une manière d’externaliser l’image métaphorique (métaphore ontologique) pour permettre une distanciation vis-à-vis d’une représentation envahissante et parfois aliénante pour mettre en place, à l’aide du questionnement, un jeu de langage favorisant la liberté des choix. Ces deux manières s’incluent dans un dialogue thérapeutique et permettent de façonner le questionnement. Nous ferons une brève allusion aux métaphores perceptuelles, merveilleuse porte d’entrée dans la transe hypnotique ouverte par le patient lui-même.        <br />
              <br />
       <b>SURFER SUR LA MÉTAPHORE DU PATIENT EN ENTRANT DANS SON MONDE</b>        <br />
              <br />
       Surfer sur la métaphore du patient, oui mais laquelle ? Il arrive que nos patients comme la plupart des personnes usent dans le quotidien d’expressions métaphoriques qui, même si elles sont connues ou ont un sens commun, possèdent chez eux un sens propre qu’il n’est nul besoin de connaître pour l’utiliser. Comprendre n’est pas l’essentiel de la tâche thérapeutique même si c’est utile. La première tâche thérapeutique est d’activer les processus internes du patient pour lui permettre d’ouvrir un nouvel horizon qui lui appartienne sans être suggéré par le thérapeute.        <br />
              <br />
       En posant des questions ouvertes au patient autour d’une expression métaphorique dont on soupçonne qu’elle exprime quelque chose de lui, de sa façon de percevoir l’existence, le thérapeute pourra faciliter ce processus d’ouverture par un questionnement approprié en reprenant les images propres du patient. Nous utiliserons de façon différenciée les métaphores structurales et les métaphores ontologiques.       <br />
              <br />
       James Lawley et Penny Tompkins : « L’organisation du langage et du comportement d’une personne sera isomorphe par rapport à l’organisation de ses processus cognitifs et toutes seront enracinées dans la nature incarnée de l’expérience. C’est pour cette raison que les changements dans un paysage métaphorique reflètent les changements en cognition qui, à leur tour, généreront de nouvelles pensées, de nouveaux sentiments et de nouveaux comportements. »        <br />
              <br />
       <b>LES MÉTAPHORES STRUCTURALES </b>       <br />
              <br />
       Ce sont celles qui nous donnent l’occasion d’entrer dans le monde du patient. Le thérapeute peut s’en saisir pour poser des questions qui pourront lui permettre de cerner l’objectif, de connaître les ressources relationnelles, mais aussi les exceptions, les espoirs, les projets que le patient porte en lui, parfois sans le savoir, et que sa métaphore laisse entrevoir en filigrane.        <br />
       Nous allons prendre quelques exemples pour illustrer la façon dont peut se tisser le dialogue qui pour un observateur extérieur pourrait passer pour surréaliste, mais qui illustre la proximité, la connivence du thérapeute et de son patient.        <br />
              <br />
       « Je suis dans la galère »        <br />
       - Vous ramez ou vous tenez le gouvernail ? (la position du patient est-elle active dans le projet de sa vie ou plutôt passive ?)        <br />
       - Y a-t-il d’autres rameurs avec vous ou êtes-vous seul ? (les relations sont explorées)       <br />
              <br />
       - Cette galère est-elle perdue en mer ou sait-elle vers quel port se diriger ? (objectif)        <br />
       - Où est le port ? Y êtes-vous attendu ? Est-ce que ce sera un lieu de repos ou au contraire un lieu d’intense activité ? (on précise le projet, l’objectif)        <br />
       - Connaissez-vous la direction ?        <br />
       - Le voyage a-t-il été long ? Y a-t-il des étapes ?        <br />
       - Avez-vous espoir d’arriver à bon port ? (on explore l’espoir)        <br />
       - Dans cette galère, y êtes-vous entré librement ou y avez-vous été contraint ? (exploration du choix)        <br />
              <br />
       - Une fois débarqué, que voudriez-vous réaliser ? (les intentions en lien avec les projets)        <br />
       - Pensez-vous que le plus important dans cette galère c’est de rester sur le banc, ou c’est plutôt de voyager et d’arriver quelque part ? (objectif, motivations)        <br />
       - Si vous deviez la quitter, la regretteriez- vous ? (motivation au changement)        <br />
       - Qu’est-ce qui est le plus important : changer de bateau ou arriver dans un port ?       <br />
       Le dialogue peut se poursuivre ainsi longtemps car il est rare que le patient ne joue pas le jeu une fois qu’on s’est saisi de l’image qu’il portait. Ce qui est intéressant, c’est que peu à peu cette galère, qui a si souvent la signification du bagne, va pouvoir se transformer en moyen de se réaliser, c’est-à-dire en possibilité de choix, surtout si on introduit des questionnements ouverts ou sous forme alternative, car implicitement ce questionnement transforme cette contrainte en choix.        <br />
              <br />
       « Je pète un plomb »        <br />
       - De quoi avez-vous besoin pour remettre le courant ?        <br />
       - Qui saura réparer ? Connaissez-vous un électricien ?        <br />
       - Faut-il augmenter l’ampérage pour que la ligne tienne ? Comment ?        <br />
       - Une fois que le plomb a sauté, comment revient la lumière ?        <br />
       - Qui peut vous éclairer dans ces cas-là ?        <br />
              <br />
       « L’âne est trop chargé » (patient parlant de lui-même)        <br />
       - Qui met la charge ?        <br />
       - Qui peut le décharger, le soulager ?        <br />
       - Où est l’écurie ?        <br />
       - Jusqu’où doit-il aller aussi chargé ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-63-version-Papier_p143.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr WILFRID MARTINEAU</b></div>
     <div>
      Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030258.jpg?v=1643369291" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      N°63 : Novembre, Décembre 2021, Janvier 2022       <br />
       Illustrations © Eishin Yoza       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Humaniser-le-lien-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-63-Dr-Julien-BETBEZE_a110.html">Edito : Humaniser le lien - Julien Betbèze, rédacteur en chef</a>       <br />
              <br />
       - Wilfrid Martineau nous apprend à surfer sur les métaphores, grâce à des exemples concrets de questionnement s’inscrivant dans l’imaginaire partagé. En s’attachant aux métaphores des patients, le thérapeute renforce le lien et active le changement.       <br />
              <br />
       - Marie Caiazzo nous indique comment les images d’une personne courageuse et forte peuvent remettre le corps en mouvement ; elle illustre cela avec le cas d’Annabelle, kiné victime d’inceste qui ne parvenait plus à toucher ses patients.       <br />
              <br />
       - Bertrand Jacques met en évidence les effets délétères des normes de performance dans la vie affective et sexuelle. A travers plusieurs exemples, il nous montre comment se déprendre du pouvoir des injonctions normatives intériorisées. Reconnecter les sujets à des relations sécures va ouvrir la voie à une expérience émotionnelle corrective, dans laquelle le sujet va se réapproprier sa subjectivité qui passe par l’acceptation de la peur et l’accueil des tremblements.       <br />
              <br />
       - Gérard Ostermann présente dans son édito deux articles sur l’utilisation de l’hypnose, en neurochirurgie éveillée (Séverine Gras) et sur la fibromyalgie (Laurent Schaller).       <br />
              <br />
       - Le dossier thématique «Humaniser le lien» reprend un échange de Julien Betbèze avec Eric Bardot autour de la dépression.       <br />
       L’article souligne l’importance de la constitution de la relation pour accéder à la subjectivité. Cela passe par une attention à l’accordage et au partage affectif afin de diminuer l’effet des angoisses de mort liées au monde abandonnique.       <br />
              <br />
       - Le texte de Véronique Cohier-Rahban s’intéresse aux fantômes transgénérationnels chez les enfants atteints de troubles oppositionnels avec provocation (TOP) et de troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). L’auteure décrit comment, à travers l’histoire d’une famille, son intervention thérapeutique a permis l’accès à une tristesse partagée, condition de l’installation d’un lien rendant à chacun un espace d’expression.       <br />
              <br />
       - Adrian Chaboche : Aussi simple qu’un verre d’eau. Voir le patient comme une œuvre d’art favorise notre empathie et fait émerger le geste thérapeutique qui devient simple, présent.       <br />
              <br />
       - L’importance du lien est illustrée comme toujours avec humour par Stefano Colombo et Muhuc.       <br />
              <br />
       - Gérard Fitoussi interroge Jean-Jacques Wittezaele qui a introduit l’approche de Palo Alto dans l’Europe francophone. Il décrit son parcours autour de l’importance de la relation et son intérêt pour la culture chinoise qui donne une place prépondérante à la relation dans la construction du sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/61933114-45030258.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Surfer-sur-la-metaphore-du-patient_a175.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-therapeutique.com,2026:rss-25137031</guid>
   <title>L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital</title>
   <pubDate>Mon, 03 Sep 2018 14:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Congrès Mondial Hypnose 2018 à Montréal]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Congrès Mondial d'Hypnose à Montréal en 2018. Richard Gagnon. Clinique de Psychologie Cap-Rouge, Québec, QC, Canada     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/25137031-26573100.jpg?v=1535979367" alt="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" title="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" />
     </div>
     <div>
      La guérison d’ordre vital réfère avant tout aux résultats engendrés par la régulation naturelle de l'organisme: un processus naturel dont les mécanismes d'action physiologiques et psychologiques s’apparentent à ceux qui impulsent l’effet placébo. L'atelier se veut donc une activité thérapeutique qui exploite ce volet d'intervention régulièrement laissez pour contre. Aussi, afin de bien saisir les tenants et les aboutissants de cet alignement thérapeutique, le déroulement de l'atelier s’inscrit comme suit :       <br />
       Diffusion d’une vidéo démontrant la faculté intrinsèque de tout un chacun à bâtir de nouveaux réseaux neuronaux ;       <br />
       Présentation du cadre théorique visant à différencier la « guérison d’ordre mental »  de la «guérison d’ordre vital » ;       <br />
       Établissement des mécanismes d’action qui dispose l’organisme à fabriquer des «endomédicaments » ( à impulser l’effet placebo );       <br />
       Présentation de l'hypnose d’accueil et d’acceptation impliquée dans l’opération voulant court-circuiter les processus mentaux et la conduite d’évitement, afin d’exploiter la fenêtre thérapeutique qui se présente dans la scène du corps au travers les manifestations sensorielles : une démarche où « l’apaisement du flot de pensées », le « ne rien faire » et le « laisser faire » servent les mécanismes d’action sous-jaçentes à l’activité des parties saines, compétentes et fonctionnelles engagées dans le processus du réaménagement .       <br />
              <br />
       À la suite de cette séance, les participants seront en mesure de :       <br />
       	•	Apprendre à désapprendre : synergie au service de la production de nouveaux réseaux de neurones.       <br />
       	•	Démontrer comment le processus d'acceptation dispose l'organisme à engager la résolution de problème.       <br />
       	•	Apprendre à générer une activité thérapeutique à l’intérieur de laquelle le patient engage ses ressources en vue de dissoudre ses problèmes plutôt que les résoudre.       <br />
              <br />
              <br />
       Docteur en psychologie, Richard Gagnon exerce sa profession depuis 1984 dans le domaine de la psychologie clinique. Ses champs d’expertise sont principalement reliés aux traitements des troubles anxieux, de l’adaptation, de douleurs chroniques et psychosomatiques. Il met à profit aujourd’hui son expérience et ses connaissances dans l’élaboration et l’application de différentes stratégies d’intervention impliquant l’hypnose ericksonienne, l’hypnose instantanée, la thérapie EMDR et la thérapie cognitivo-comportementale. Depuis 2001, il cumule de l’expérience en tant que conférencier et animateur d’ateliers de formation auprès des professionnels de la santé. Membre de la Société Québécoise d’Hypnose depuis 1991, il est également auteur du livre : Le programme Volte-face «Trouver le bien-être par l’hypnose, la cohérence cardiaque et la PNL », les Éditions de l’Homme, février 2014.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/25137031-26573180.jpg?v=1535979932" alt="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" title="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" />
     </div>
     <div>
      Enseignants et directeurs des centres de formations en hypnose et thérapies brèves orientées solution sur <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com">Paris (CHTIP Dr Philippe AÏM et Laurent GROSS)</a>, sur <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com">Nancy (Institut UTHYL Dr Philippe AÏM)</a> et sur <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/">Marseille (HYPNOTIM Laurence ADJADJ)</a>       <br />
              <br />
       Avec:       <br />
       - Dr Chedli MADHAOUI <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">CHTIP Paris</a>       <br />
       - Dr Isabelle BOUILLEVAUX <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formateurs_r11.html">CHTIP Paris</a>, <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com/">Uthyl Nancy</a>, <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Dr-Isabelle-BOUILLEVAUX_a75.html">Hypnotim Marseille</a>       <br />
       - Dr Marie-Julie JACQUES, <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com/">Uthyl Nancy</a>       <br />
       - Jeanne-Marie JOURDREN, <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Jeanne-Marie-JOURDREN_a136.html">CHTIP Paris</a>       <br />
       - Dr Nazmyie GÜLER, <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com/">Uthyl Nancy</a>, <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Dr-Nazmiye-GULER_a160.html">CHTIP Paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/25137031-26575659.jpg?v=1535985777" alt="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" title="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/25137031-26573100.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/L-utilisation-des-parties-saines-competentes-et-fonctionnelles-du-patient-pour-engager-la-guerison-d-ordre-vital_a151.html</link>
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   <title>Pourquoi, à votre avis, un tel site sur l'hypnose thérapeutique ?</title>
   <pubDate>Mon, 31 Jul 2017 15:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Valérie TOUATI Ostéopathe, Hypnothérapeute à Paris</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Questions - Réponses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16152759-21090377.jpg?v=1775939312" alt="Pourquoi, à votre avis, un tel site sur l'hypnose thérapeutique ?" title="Pourquoi, à votre avis, un tel site sur l'hypnose thérapeutique ?" />
     </div>
     <div>
      Pour vous permettre de découvrir ce qu'est véritablement l'hypnose <br />   <br />  Pour démystifier le langage abscon de certains thérapeutes. <br />   <br />  Pour faire contre-poids à tous ceux qui vous font croire qu'ils sont investis d'un don, d'un pouvoir. <br />   <br />  Pour commencer à faire un grand ménage parmi tous les charlatans... <br />   <br />  Pour vous inciter à ne consulter que des professionnels de santé, c'est-à-dire reconnus par l'Agence Régionale de Santé, et donc en possession d'un numéro Adeli <br />   <br />  Si, en tant que patient, vous visitez ce site, les approches qui y sont décrites ne vous dispensent en aucun cas de vous conformer aux traitements de votre médecin traitant. <br />   <br />  L'approche est complémentaire de votre traitement médical habituel délivré par votre médecin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16152759-21090377.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Pourquoi-a-votre-avis-un-tel-site-sur-l-hypnose-therapeutique_a50.html</link>
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   <title>JAMES BRAID (1795-1860)</title>
   <pubDate>Mon, 31 Jul 2017 14:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire de l'Hypnose]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>"JE VOUS MAGNETISE" disait Mesmer. "JE VOUS HYPNOTISE" dira Braid.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154698-21091469.jpg?v=1501330778" alt="JAMES BRAID (1795-1860)" title="JAMES BRAID (1795-1860)" />
     </div>
     <div>
      En novembre 1841, un chirurgien de Manchester, James Braid, assiste aux démonstrations d'un magnétiseur français La Fontaine. Très rapidement, il se laisse convaincre de la véracité des expériences de ce dernier, mais rejette la théorie du fluide et propose une théorie plus physiologique, basée sur la physiologie cérébrale. <br />   <br />  Pour Braid, l'Hypnose est un état spécial du système nerveux provoqué par des moyens artificiels permettant de plonger le patient dans un état de sommeil artificiel, mais surtout de l'influencer à des fins curatives par la suggestion. <br />   <br />  Il hypnotise ses patients en leur faisant fixer son doigt ou un objet brillant. Son mérite est d'avoir compris qu'hypnotiser, relevait plus d'un Savoir que d'un Pouvoir ; d'un pouvoir quelconque et d'avoir montré toute l'importance de la suggestion verbale. <br />   <br />  C'est James Braid qui a introduit la technique de fixation visuelle d'objets comme méthode d'induction hypnotique et qui a créé le terme " d'Hypnotisme ". <br />   <br />  Peut-être pouvons-nous même oser dire que l'EMDR copyrighté par Francine SHAPIRO, ou l'EMDR-IMO développée par mes soins depuis 2006, prennent leurs sources dès cette époque ? <br />   <br />  Il utilisa l'Hypnose à Londres comme thérapeutique de suggestion et pratiqua même quelques interventions chirurgicales sous analgésie hypnotique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16154698-21091469.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/JAMES-BRAID-1795-1860_a55.html</link>
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   <title>Franz Anton MESMER et l'hypnose</title>
   <pubDate>Mon, 31 Jul 2017 14:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire de l'Hypnose]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154386-21091304.jpg?v=1501329880" alt="Franz Anton MESMER et l'hypnose" title="Franz Anton MESMER et l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      Franz Anton Mesmer est un personnage très controversé, pour les autres, Mesmer thérapeute pour les uns, charlatan aurait, selon certains, " peu inventé mais beaucoup emprunté ".peut dire, qu'il y aura Mais en tout cas, on désormais AVANT et APRES AVANT et APRES MESMER, comme il y a AVANT et APRES PAVLOV, EINSTEIN. Il est le fondateur du "magnétisme animal". <br />   <br />  MESMER, naît à SOUABE, en 1734 près du lac de Constance, en Allemagne. Il débute ses études secondaires par des études de théologie. Puis il passe en 1766 son doctorat de médecine en présentant une thèse sur "l'influence des planètes sur les maladies humaines" à 32 ans. <br />   <br />  Puis la destinée de MESMER va se construire comme un roman balzacien. Il épouse tout d'abord la veuve, d'un âge certain, mais d'une fortune beaucoup plus certaine encore, d'un Conseiller à la Cour. Il est à l'aise dans l'opulence dorée du palais de Feu Monsieur le Conseiller. Ce mariage va lui permettre de s'introduire à la cour d'Autriche. <br />   <br />  En 1774, Mesmer rencontre le père Hell, jésuite et professeur d'astrologie, qui guérissait les malades au moyen de fers aimantés. Et Mesmer va emprunter cette technique des fers aimantés. <br />   <br />   <br />  Sa réputation va grandir en même temps que se lève l'armée des envieux. Certains disaient de lui : "Quelque fois il se met au lit avec ses malades pour accélérer l'influence". <br />   <br />  MESMER fut expulsé de la faculté de médecine de Vienne pour " pratiques charlatanesques ", il abandonne tout, sa femme, sa clinique, et s'enfuit à Paris. Il rencontre alors le Dr Derban, qui est régent de la faculté et 1er médecin du comte d'Artois. Avec lui, il commence à traiter les malades qui affluent. <br />   <br />  Aussi met-il au point un système qui permet de traiter plus de 30 malades à la fois. <br />   <br />  Mesmer n'ayant jamais voulu entrer dans la description des ses procédés, voici comment les témoins, dont Puységur, décrivent ces séances: <br />   <br />  "Au milieu d'une grande salle, se trouvait "l'Instrument" ; un véritable baquet en bon bois de chêne, d'une hauteur de 50cm. <br />  Et dans ce baquet, de l'eau. <br />  Et dans l'eau, trempait du verre pilé, de la limaille et d'autres ingrédients en tout genre. <br />  Un couvercle percé de trous recouvre le tout ; de ces trous sortent des branches de fer coudés et mobiles. <br />  Dans cette pièce, il existe 4 baquets dont l'un, un peu à l'écart, est gratuit : il est réservé aux pauvres et aux indigents, et donne de moins bons résultats que les autres. <br />  Dans un coin de la salle, un pianiste joue de préférence du Mozart et parfois des chants voilés et douloureux. <br />  De lourds rideaux ne laissent pénétrer qu'une lumière tamisée. <br />  Les malades silencieux, attendent, installés sur plusieurs rangs, autour d'un baquet qui occupe toute leur attention, et tout l'espace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154386-21091317.jpg?v=1501330009" alt="Franz Anton MESMER et l'hypnose" title="Franz Anton MESMER et l'hypnose" />
     </div>
     <div>
      C'est un véritable rétrécissement du champ de la conscience devant le baquet immense. <br />   <br />  Chacun tient une des tiges de fer qui sort du couvercle et l'applique sur la région malade. <br />  Une corde passée autour du corps unit les patients entre eux. <br />  Le magnétiseur passe autour des patients en les fixant dans les yeux, promène devant, ou sur eux, sa baguette ou sa main. <br />  Quel rituel sacré ! Tous sont soumis au magnétiseur. <br />  "Le maître de cette foule, lit-on à l'époque, était ici Mesmer vêtu d'un habit de soie couleur lilas, promenant sa baguette avec une autorité souveraine. <br />   <br />  Il faut savoir que les salles où ces scènes se passaient, avaient reçu le nom d'" Enfer à Convulsions ". <br />   <br />  Alors, très vite, le baquet fait fureur dans la haute société. <br />   <br />  Mais à partir de 1784, apparaissent alors les premiers démêlés avec l'Académie des Sciences et la Société Royale de Médecine. Dans le rapport des commissaires chargés par le roi de l'examen du magnétisme animal, on lit : <br />   <br />  "L'imagination sans magnétisme produit des convulsions...Le magnétisme sans l'imagination ne produit rien." <br />   <br />  Le rapport est signé entre autre par B.Franklin, Guillotin, Lavoisier et l'astronome Bailly. <br />   <br />  Après la condamnation du Mesmérisme par le rapport que cependant Jussieu ( à 30 ans, premier botaniste du monde ) avait refusé de signer, Mesmer retourne en Allemagne. <br />   <br />  Là un nouvel échec contribue à ébranler la foi qu'il avait en lui : en effet, il n'arrive pas à influencer le Prince Henri de Prusse. <br />   <br />  Après une brève tentative à Londres, il retourne une dernière fois dans son pays, et meurt, quasiment oublié de tous à Meersbourg en 1815, à quelques kilomètres de l'endroit ou il est né, près du lac de Constance. <br />   <br />  Si nous nous sommes un peu attardés sur la vie de MESMER, sur sa destinée, c'est qu'elle essentielle si on veut comprendre ce qu'est l'Hypnose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>MESMER était-il un charlatan ou génie? On n'a pas fini d'épiloguer.</b></div>
     <div>
      On peut synthétiser la pensée de Mesmer en disant que pour lui certains individus possèdent la capacité d'influencer d'autres individus grâce à l'existence d'un fluide qu'il baptise le "fluide animal". <br />   <br />  A partir de Mesmer, 3 grands mouvements vont se développer: <br />   <br />  1/Le Fluidisme : ce mouvement croit en l'existence d'un fluide utilisable pour influencer le patient et provoquer ainsi un état spécial permettant une action thérapeutique. <br />   <br />  C'est pourquoi, de nos jours encore, certains hypnotiseurs ou magnétiseurs utilisent passes et manipulations comme à l'époque de Mesmer. <br />   <br />  2/Le mouvement Neurophysiologique, avec l'anglais Braid et le français Charcot, qui rejette l'idée de fluide et qui, s'appuyant sur la neurophysiologie, croit en l'existence de modifications fonctionnelles du cerveau provoquées par des moyens artificiels, plus particulièrement par la parole, permettant ainsi une action curative due à la suggestion et aux modifications fonctionnelles de l'organisme qui les subit. <br />   <br />  3/Le mouvement Physiologique, avec Puységur et les scientifiques Liébault, Bernheim et Janet, qui rejette également la notion de fluide et insiste sur la suggestibilité et les modifications physiologiques qu'entraîne la suggestion. <br />   <br />  Ces deux derniers mouvements, qui ne s'opposent d'ailleurs pas, sont à la base de toutes nos recherches modernes sur l'Hypnose. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Franz-Anton-MESMER-et-l-hypnose_a52.html</link>
  </item>

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   <title>Histoire et Hypnose</title>
   <pubDate>Mon, 31 Jul 2017 14:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire de l'Hypnose]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154351-21091262.jpg?v=1501329771" alt="Histoire et Hypnose" title="Histoire et Hypnose" />
     </div>
     <div>
      L'Hypnose est un fait historique, et un phénomène clinique passionnant à étudier. <br />   <br />  Peu de sujets ont déchaînés autant de passions et de controverses que l'Hypnose. <br />   <br />  Cela tient non seulement à sa situation, au point de rencontre entre le psychique et l'organique, mais aussi, comme l'écrit l'hypnothérapeute CHERTOK, à diverses raisons parmi lesquelles l'instabilité du phénomène hypnotique, sa subjectivité, l'inconstance de ses résultats, la relation Hypnotiseur - Hypnotisé et, surtout, l'absence de critères objectifs. Mais pour nous aujourd'hui...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>l'Hypnose n'est pas un Pouvoir,  l'Hypnose est un Savoir.</b></div>
     <div>
      LES PRECURSEURS DE L'HYPNOSE. <br />   <br />  S'il est vrai que l'on rencontre le phénomène hypnotique dans les techniques millénaires du yoga ou les techniques de méditation orientales, il est généralement admis par la plus part des auteurs que l'histoire officielle et scientifique de l'Hypnose commence au XVIII°sciècle avec Franz Anton MESMER et le magnétisme animal. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Histoire-et-Hypnose_a51.html</link>
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