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  <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
  <description><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></description>
  <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T09:52:17+01:00</dc:date>
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   <title>Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73.</title>
   <pubDate>Fri, 15 Nov 2024 22:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Apport de la thérapie narrative. Dr Julien BETBEZE.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205623.jpg?v=1731708231" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      Travail sur l’intentionnalité dans les traumas complexes pour monter sur la berge.        <br />
       Pour cette patiente, monter sur la berge c’est se sortir du tsunami de son trauma. Une forme de « sauvetage » rendu possible par un travail d’accordage et de co-thérapie pour rétablir des relations de confiance et renouer le lien avec les humains.       <br />
              <br />
       La difficulté rencontrée par un thérapeute lorsqu’il est confronté à un trauma complexe, est de travailler avec un sujet qui a perdu confiance en tout lien humain, dans un monde où prolifèrent les doubles liens avec de nombreux blocages sensoriels et une pauvreté de la pensée. Dans ce monde, les intentions relationnelles ont disparu.        <br />
              <br />
       A la différence de l’état de stress post-traumatique où le vécu traumatique est contextuel et où il reste des relations sécures en dehors du contexte traumatique, le trauma complexe est caractérisé par un envahissement généralisé de la problématique traumatique, le sujet restant prisonnier dans un labyrinthe de processus dissociatifs. Dans cette occurrence, le « sujet » ne peut pas se réassocier quelles que soient les modifications de ses actions, car il n’y a aucun espace sécure dans sa relation au monde, du fait de l’absence d’accordage dans sa relation à l’autre et à lui-même. Aucune action n’a de sens, il reste sous l’influence de l’impuissance et de l’effroi, aucun autre n’étant crédible pour venir à sa rencontre. En effet la dissociation, caractérisée par une contradiction entre relation à l’autre et relation à soi, plonge le sujet dans une expérience abandonnique de « seul au monde ».       <br />
              <br />
       <b>« PENSÉE PAR TAS » </b>       <br />
       Dans cette expérience, les vides de pensée, les ruminations, les interprétations limitantes, la lutte contre les ressentis sensoriels et les actions automatiques s’enracinent dans un langage organisé selon une « pensée par tas ».        <br />
       Le monde abandonnique amène le sujet à construire des « petits tas » de signification, auxquels il s’accroche pour échapper à l’émiettement chaotique et tenter de donner du sens à une expérience insensée. Dans cette expérience transie par des angoisses de mort, toute action peut déboucher sur des angoisses d’effondrement et toute tentative d’entrée dans la relation se traduit par des angoisses d’étouffement ou de rejet, caractéristiques de l’expérience de maltraitance. Devant la multiplication des doubles liens, le trauma s’invite dans les différents secteurs de vie du sujet, les intentions relationnelles s’absentent, la vie affective est anesthésiée, les troubles émotionnels tournent à vide ; l’absence d’accordage rigidifie le jeu relationnel et maintient le sujet dans un chaos insensé.       <br />
              <br />
       <b>ACCORDAGE ET INTENTION       <br />
       </b>Dans ces prises en charge où aucun lien sécure ne tient, et où l’installation d’une relation thérapeutique est toujours problématique, un travail spécifique à partir de la compréhension de l’autonomie relationnelle sert de guide pour construire un chemin qui pourrait enfin donner un sens à la vie du sujet.       <br />
              <br />
       Sortir de cette impasse, où l’action se retourne contre elle-même, implique de rendre à nouveau perceptible la dimension intentionnelle. Cette visée intentionnelle est le vecteur de la vie affective et des gestes relationnels donnant forme à la subjectivité dans une dimension dialogique. Et c’est en co-construisant une relation d’accordage que le sujet et le thérapeute vont pouvoir donner forme à l’intentionnalité et enrichir leur pensée. L’accordage permet d’accueillir la vie relationnelle et donner sens aux effets relationnels des actions.       <br />
              <br />
       Ainsi le sujet peut commencer, baigné dans la chair de la relation thérapeutique, à vivre une expérience d’autonomie dans la relation. Se sentant plus en sécurité, il va pouvoir se positionner physiquement et psychiquement de manière plus active. Cette prise de position rend possible l’accueil de ses ressentis sensoriels, et donne sens à son affectivité. Accueillant ainsi ses potentialités créatives, le sujet va être en capacité de s’investir dans un imaginaire partagé où la signification des mots peut commencer à agir dans une dynamique interactive.       <br />
              <br />
       <b>ACCORDAGE ET RÉACCORDAGE       <br />
       </b>La mise en place de l’accordage est ainsi le point de départ pour installer une zone d’activation optimale, indispensable dans le début de la prise en charge des traumas complexes. Celui-ci est la base de la stabilisation émotionnelle à l’intérieur d’un espace plus sécure. La première étape après l’accueil du sujet est de l’amener à sentir que le thérapeute est disponible pour accueillir sa singularité et faire face aux monstres qui le perturbent. Le début de l’entretien est ainsi très important pour introduire un espace sécurisant.       <br />
              <br />
       Cela passe par la mise en parole du vécu du patient dans l’espace de la pièce et de la relation, le thérapeute accueillant de manière in- conditionnelle la position et le vécu du sujet.       <br />
              <br />
       Le développement d’une meilleure coopération passe par l’observation attentive de trois éléments : les réactions corporelles du sujet, les résonances ressenties par le thérapeute, et les mouvements d’interaction au sein du processus d’accordage. Ces différentes informations sont en lien à la fois avec l’intention de rentrer en relation et en même temps avec des actions automatiques de survie. Ces informations doivent ensuite être mises en mots, et les actions automatiques doivent être comprises comme un effet du processus traumatique, celui-ci faisant vaciller l’expérience de la liberté relationnelle. C’est la raison pour laquelle la thérapie se situe dans un contexte de co-thérapie, le thérapeute posant les questions qu’il se pose lui-même quand il est en lien avec les effets de la scène traumatique.       <br />
              <br />
       Le thérapeute utilise les techniques hypnotiques de mise en relation dans un contexte intentionnel. En disant, par exemple « vous êtes assis… vous entendez ma voix… », le thérapeute ne se contente pas de constater ce qui est, mais rend audible son intentionnalité d’être en relation avec l’autre. Lorsqu’il dit « vous entendez ma voix… », le thérapeute sous-entend : « je me réjouis que vous soyez là, présent, me faisant confiance, et écoutant ce que je vous propose ». La dimension intentionnelle de la parole du thérapeute est fondamentale dans ce qu’on pourrait appeler un « yes set intentionnel », qui peut amener le thérapeute à demander au patient l’autorisation de se mettre dans la même position physique que lui, pour mieux le rejoindre dans son expérience. Cela implique évi- demment que le sujet perçoive que le thérapeute ne réduit pas les symptômes (angoisse, insomnie...) à l’expression d’un processus identitaire (« je suis angoissé, je suis insomniaque… »). Le thérapeute accueille d’abord le « je » (du « je suis angoissé »), avant d’externaliser l’angoisse. Ce langage externalisant, avec la co-création d’un espace imaginaire commun support de la conversation hypnotique, va permettre au sujet de se connecter aux intentions relationnelles du thérapeute, c’est-à-dire de le percevoir avant tout comme un être humain et non pas comme un simple technicien. Cela l’autorise à imaginer qu’il pourra un jour faire partie de ce monde des humains. Et lorsqu’il sentira que le thérapeute est touché par certains effets de son histoire (impuissance, angoisse, trahison, rejet, etc.), il aura la capacité de ramener ses perceptions à une expérience partagée.       <br />
              <br />
       Nous devons être attentifs à la manière dont s’amorce la relation d’accordage, là où elle est présente et là où elle peut se défaire. En effet, elle peut facilement se défaire à ce stade précoce où le sujet est encore dans une perception étroite, en lien avec une pensée par tas. Pour le sujet, toute relation sous l’influence du trauma prend la forme d’une relation de maltraitance, c’est-à-dire d’une relation dans laquelle le sujet ne perçoit pas, au niveau affectif, la possibilité de pouvoir vivre une expérience d’autonomie dans une relation. Même s’il commence à envisager au niveau cognitif les bonnes intentions du thérapeute, il a encore tendance à s’appuyer sur ses anciens réflexes, qui lui font percevoir le théra- peute comme arrimé à une position de pouvoir, sachant mieux que le sujet ce qui est bon pour lui.       <br />
              <br />
       <b>TRAVERSÉE DES ANGOISSES DE MALTRAITANCE       <br />
       </b>La demande de permission (en particulier chaque fois que sont abordés les relations et le vécu interne) et l’externalisation sont des moyens essentiels pour installer une relation plus singulière.       <br />
              <br />
       Lorsque le sujet répond aux questions posées, le thérapeute reste très attentif à la première occurrence de l’emploi du « je », ainsi qu’aux métaphores et aux gestes spontanés du sujet. Le début de la conversation thérapeutique est marqué par de nombreuses « lignes éditoriales », où le thérapeute reformule ce qu’il a entendu en intégrant la dimension du « je ». Par exemple, si le sujet a pu exprimer sa souffrance sous forme d’une phrase commençant par « je... » (« je suis nul, je ne vaux rien… », « j’ai envie de me suicider... »), cela est le signe de l’installation d’une confiance vis-à-vis du thérapeute, de lui-même, et de la relation thérapeutique : c’est la raison pour laquelle le thérapeute devra intégrer ce « je...» dans sa reformulation, signant l’ouverture d’un espace de coopération. Ainsi le thérapeute va reformuler les propos recueillis, en disant : « si je comprends bien, vous me dites: je suis nul, je ne vaux rien…, est-ce bien cela que vous avez voulu me dire… ? ou est- ce autre chose… ? ». Cette reprise du « je » amène le sujet à commencer à se percevoir comme autonome dans la relation. Formuler ainsi cette « ligne éditoriale » renforce le lien entre le sujet et le thérapeute, celui-ci propose alors au sujet de choisir le thème sur lequel il souhaite continuer la conversation pour élucider les obscurités dans lesquelles il se dé- bat. Cette introduction du choix renforce la nouvelle dynamique de coopération dans la- quelle le sujet peut expérimenter une liberté en devenir. L’installation progressive de l’autonomie relationnelle prépare l’expérience fondatrice à partir de laquelle le sujet pourra s’extraire du pouvoir du trauma et prendre position sur sa vie à venir.       <br />
              <br />
       Si l’effet principal du trauma a été de détruire la confiance dans la relation humaine et dans les valeurs préférées du sujet (comme par exemple le respect, la liberté qui ne sont plus que des mots vides), la mise en place de l’autonomie relationnelle, dans la relation avec le thérapeute, contribue à redonner sens à une expérience de valeurs incarnées. En effet, les valeurs comme expression de la vie affective sont les formes langagières et culturelles de l’autonomie relationnelle. C’est à partir de leur existence que le sujet peut à nouveau avoir confiance dans le lien humain.       <br />
              <br />
       Redonner sens aux valeurs implique de vivre d’abord une relation dans laquelle le sujet a la certitude d’avoir de la valeur. Pour cela, même lorsqu’il agit dans une relation en décalage avec les attentes de l’autre, il est nécessaire que le sujet prenne conscience que l’autre perçoit ses intentions d’enrichir la relation. C’est sa prise d’initiative qui, ainsi accueillie, enrichit la puissance de vie de l’autre. En retour, le sujet fait l’expérience d’avoir de la valeur au sein d’une relation qu’il découvre maintenant comme un espace sécu- re, dans lequel il peut déployer sa créativité.       <br />
              <br />
       Alors cette liberté enrichit la vie des deux membres de cette relation, chacun se sentant valorisé par l’autre. Ainsi, même si l’action de l’un n’est pas adaptée, l’autre est en capacité d’en percevoir l’intention relationnelle. Par exemple, pour faire plaisir à un ami friand de chocolat, vous décidez de lui préparer un gâteau au chocolat. Certes vos talents culinaires sont importants, mais ce n’est pas là l’essentiel, il s’agit plutôt de montrer que votre intention, en réalisant ce plat, est d’honorer votre relation d’amitié. Et c’est à cette condition que le plaisir est partagé et enrichit la relation. Et même si le gâteau n’est pas parfait selon vous, c’est cette intention de partage, reconnue par l’autre, qui vous permet d’accueillir vos ressentis sensoriels en lien avec cette petite déception. Dans le cas contraire, lorsque l’intention relationnelle n’est pas accueillie par l’autre, vous tombez momentanément dans le vide, et ce qui n’était qu’une petite déception devient un abîme dans lequel votre valeur s’évapore.       <br />
              <br />
       Si l’effet principal du monde traumatique est la perte de la confiance en la relation humaine, la dissolution de la vie intentionnelle et la perte du sens des valeurs, la thérapie des traumas complexes consiste d’abord à retrouver et à partager cette perception intentionnelle pour reprendre confiance en la relation humaine.       <br />
              <br />
       <b>HISTOIRE DE MADAME T.       <br />
       </b>Madame T., âgée de 49 ans, présentant de nombreux antécédents traumatiques, consulte pour une dépression chronique, avec anxiété et dévalorisation. Elle décrit sa vie comme un amoncellement d’échecs affectifs et professionnels. Elle a créé une entreprise qui a fait faillite. Après un divorce, elle a réussi à reconstruire une relation aujourd’hui fortement en crise. Son conjoint actuel fait chambre à part et lui a indiqué son intention de la quitter si elle ne changeait pas. Son histoire est dominée par un sentiment d’échec personnel : quoi qu’elle fasse, « rien ne va, les autres ne me comprennent pas et me rejettent », comme son premier compagnon et son fils qui ne veut plus la voir. Sa souffrance est perceptible lorsqu’elle évoque son incapacité à construire des relations de confiance.       <br />
              <br />
       Après plusieurs « lignes éditoriales », où le « je » de l’énonciation de cette souffrance a pu être entendu (« j’avais confiance en lui »), une conversation s’est initiée sur le rôle de la confiance dans la construction d’une relation humaine. Elle a pu retrouver des histoires de confiance dans sa vie et celle des autres, et réfléchir au lien entre la confiance et la possibilité de construction d’un projet commun.       <br />
              <br />
       Sous l’influence de la pensée par tas, caractéristique du monde traumatique et du vécu abandonnique, elle décrit l’expérience de la confiance et celle de la construction comme deux entités apposées l’une à côté de l’autre, sans lien. La présence de l’accordage donne l’opportunité au thérapeute d’amener Mme T. à tisser un lien entre la confiance et la construction : ainsi peut s’initier, grâce à la collaboration avec le thérapeute, un mode de « pensée par complexe » dans lequel la signification des mots, intégrant les différences de contexte, peut être partagée socialement. Cette nouvelle dynamique cognitive qui porte une composante relationnelle va l’autoriser à parler de la souffrance ressentie depuis la perte de contact avec son fils. Il est très important de réaliser que cette mère peut parler de sa douleur, justement parce qu’elle se sent en confiance avec le thérapeute. Si celui-ci n’accueille pas suffisamment le sens de cette souffrance en posant trop rapidement des questions à Mme T. sur les moments où son fils lui a fait confiance, ce questionnement risque de provoquer un sentiment de culpabilité lié à l’obligation de construire des relations de confiance. Cette obligation implicite dans laquelle Mme T. n’a pas de choix risque de réactiver l’influence du trauma et de réduire son vécu de confiance à un discours sur la confiance.       <br />
              <br />
       <b>REDONNER DU SENS À L’INTENTIONNALITÉ       <br />
       </b>C’est parce qu’elle a senti que ses peurs concernant ses relations ont été accueillies durant l’entretien, qu’elle a pu spontanément évoquer l’anecdote suivante : « Mon conjoint ne dort plus avec moi, il me dit que si ça continue il va divorcer, qu’il l’a déjà fait une fois et qu’il n’a pas peur de recommencer. Il dit qu’il est un homme libre et que je vis dans la peur et la dépendance. » Ce récit lié à la peur l’amène à conclure : « Je suis une merde. » L’important à ce moment-là pour le thérapeute est de ne pas se faire recruter par cette histoire traumatique, et pour cela l’aider à percevoir la perte de confiance comme un effet secondaire de la peur et donc du trauma. Cette lecture est facilitée par l’emploi d’un questionnement externalisant qui fait ressortir le rôle du contexte de peur dans la perte de confiance. A partir de là, le « même pas peur » du mari pourra être interprété différemment. Ce n’est plus le message « je n’ai même pas peur de te quitter car moi, je suis autonome », mais le retour d’une signification intentionnelle où le « même pas peur (…) qui nous permet de construire un avenir commun) » est partageable. Si jusque-là MmeT. trouvait qu’avec le « même pas peur » son mari jouait les gros bras (mais au fond avait peur de partir puisqu’il continuait à habiter avec elle), elle comprend maintenant que si elle a perçu de la peur chez lui, ce n’est pas celle de partir, mais la peur qu’elle n’entende pas son intention de construire avec elle un projet où existent des relations de confiance. Cette prise de conscience de l’intentionnalité relationnelle du mari la touche affectivement, elle prend tout à coup conscience qu’elle a de la valeur pour lui et s’éloigne donc de l’image d’« être une merde » produite par le trauma.       <br />
              <br />
       <b>CONVERSATION DE RE-MEMBERING       <br />
       </b>Ce changement de regard de Mme T. sur sa relation conjugale, en favorisant une nouvelle perception d’elle-même comme une femme ayant de la valeur, amène une modification émotionnelle, visible physiquement par le thérapeute, lui-même touché par cette évo- lution. C’est le moment où il va pouvoir poser des questions pour enrichir le lien de Mme T. avec d’autres histoires de confiance, avant d’introduire un questionnement spécifique sur l’intentionnalité et sur son lien avec l’humanité :       <br />
              <br />
       -	Thérapeute : « Si je comprends bien, pour qu’une relation soit vraiment humaine, pour vous comme pour les autres, la confiance doit être présente ?       <br />
              <br />
       Devant sa réponse affirmative, d’autres questions sont posées afin de rentrer dans une conversation renforçant sa perception d’être une personne qui a de la valeur.       <br />
       -	Th. : Qui ne serait pas surpris que, pour vous, pour qu’une relation soit une relation humaine, la confiance doit être présente ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-73-version-Papier_p163.html">Pour lire la suite de la consultation...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Julien BETBÈZE</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205749.jpg?v=1731708443" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      Rédacteur en chef de la revue « Hypnose &amp; Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, chef de service de l’Accueil familial thérapeutique de Loire-Atlantique de 1998 à 2018.       <br />
       Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes (DU Addictions, DU Hypnose, DU Douleur) et au sein des Instituts de la CFHTB. Responsable pédagogique et formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’Arepta- IMHENA (Institut Milton H. Erickson Nantes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205689.jpg?v=1731707881" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      N°73 : Mai / Juin / Juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°73 :       <br />
       ''En thérapie brève, comme en hypnose formelle, le thérapeute doit posséder de solides connaissances cliniques et la capacité à rentrer dans une transe partagée avec le sujet qu’il accompagne. A partir de cette expérience relationnelle, le thérapeute va poser des questions pour permettre au sujet de se décaler de l’histoire pathologique dans laquelle il est enfermé.''       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/436-prendre-ses-responsabilit%C3%A9s-externalisation-d%E2%80%99une-exception">Jérémie Roos nous montre comment l’utilisation du questionnement externalisant va permettre chez une jeune femme de 20 ans, prise dans une histoire de conflit de loyauté, de TOC et de surpoids, d’ouvrir un espace de liberté où elle pourra assumer ses prises de décision et trouver la force de renégocier sa place dans les relations. Je vous propose ensuite un texte où je développe un certain nombre de chemins pour « reprendre confiance dans le lien humain », quand celui-ci a été détruit par des vécus traumatiques. Il n’y a qu’à partir d’une expérience de sécurité, en lien avec une confiance retrouvée, que le sujet est en capacité de faire face aux effets du trauma.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Bernard Mayer souligne l’importance du travail avec le corps dans la désensibilisation des traumas. A travers le cas d’Eglantine, il nous fait percevoir l’importance du travail avec le Système nerveux autonome pour remettre en mouvement les processus de réassociation.       <br />
              <br />
       Dans l’« Espace Douleur Douceur », Gérard Ostermann nous présente le travail de trois praticiens : - Dans le cas d’une douleur d’épaule, Michel Dumas nous indique comment l’hypnose favorise la réconciliation avec cette partie du corps isolée par la douleur.       <br />
       - Christophe Hardy nous ouvre à l’utilisation hypnotique du « swiss ball » pour redonner du mouvement à un dos enfermé dans la lombalgie.       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-en-soins-palliatifs_a272.html">- Laurence Dalem nous rappelle l’importance des soins palliatifs et combien la relation n’appartient jamais à une personne, mais est toujours partagée.</a>       <br />
              <br />
       Dans le dossier thématique ''Interroger nos pratiques'', Guillaume Delannoy et Nathalie Koralnik nous font comprendre qu’aucun thérapeute n’est à l’abri de faire une « mauvaise séance » et ils développent ainsi un mode d’emploi en 20 points pour s’empêcher de réussir !       <br />
              <br />
       Vous pouvez en profiter pour lire le « Quiproquo » de Stefano Colombo sur l’échec, illustré avec humour par Muhuc, afin de comprendre pourquoi l’hypnose, on ne peut pas la réussir, avec un grand avantage : pas de réussite, pas d’échec !       <br />
              <br />
       J’ai eu le grand plaisir d’interviewer Dominique Megglé à la suite de la publication de son livre ''Les chaussettes trouées'', synthèse des points importants émergeant de sa longue expérience de clinicien. Il évoque l’importance de penser la psychopathologie à partir de l’hypnopathologie. Voilà une position novatrice qui ouvre de nouvelles perspectives pour nous interroger sur la pertinence de nos pratiques.       <br />
              <br />
       Stéphane Radoykov questionne également sa pratique, tout en acceptant ses limites, il recherche des améliorations en sortant par exemple du piège des automatismes. Il fait référence aux questionnaires de Scott D. Miller, essentiels pour se situer dans une dimension de co-construction pour ouvrir des possibles.       <br />
              <br />
       Adrian Chaboche nous rappelle la phrase d’Erickson pour nous inciter à être créatifs : « N’imitez pas. Soyez naturellement vous-même. J’ai passé du temps à essayer d’imiter d’autres, ce fut un désastre ! »       <br />
              <br />
       Sophie Cohen utilise « l’arbre de vie » pour aider Hélène à se libérer des relations dysfonctionnelles transgénérationnelles et s’autoriser à construire sa propre histoire en lien avec ses valeurs préférées.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Retrouver-la-confiance-dans-le-lien-humain-Revue-hypnose-et-therapies-breves-73_a189.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72.</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 19:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Comptes rendus par Julien BETBÈZE</b></div>
     <div>
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans le fauteuil de l’hypnose, Marc Galy, Erès.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82862641-59385996.jpg?v=1726593181" alt="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." title="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." />
     </div>
     <div>
      Dans la préface de cet ouvrage, Philippe Delerm écrit : « Ressentir et rien d’autre. Ne pas juger. Mais être là, profondément, dans un ailleurs qui devient ici... » Marc Galy, médecin anesthésiste, responsable de la consultation d’hypnose médicale à l’hôpital Saint-Louis à Paris, enseignant au DU de la Pitié-Salpêtrière, nous décrit l’importance de l’installation du corps dans le fauteuil pour développer un espace de liberté ouvrant un autre chemin. Un livre dans lequel on retrouve la finesse des analyses de son auteur.        <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/masterclass-marc-galy-sur-les-pas-de-francois-roustang/">Marc Galy anime une Masterclass sur François Roustang, “la feuille blanche”, la Présence, l’Attente et le Silence.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>René Girard. Biographie, Benoît Chantre, Grasset </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82862641-59386000.jpg?v=1726593813" alt="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." title="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." />
     </div>
     <div>
      Enfin une biographie complète sur la pensée d’un des plus grands penseurs français du XXe siècle, créateur de la théorie mimétique. René Girard, auteur de livres majeur s (Mensonge romant ique et vér i té romanesque, La violence et le sacré...) a été le co-organisateur du célèbre colloque de Baltimore en 1966 qui a fait connaître les penseurs français (Derrida, Lacan, etc.) aux USA. Cette biographie intellectuelle se lit comme le roman d’un siècle de bruit et de fureur. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comptes rendus par Sophie COHEN</b></div>
     <div>
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La communication, ça soigne et ça se soigne, Laure Watelet, Pauline Antoine, Satas </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82862641-59386001.jpg?v=1726593967" alt="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." title="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." />
     </div>
     <div>
      C’est une bande dessinée. La première sur cette thématique tellement répandue et importante : la communication thérapeutique. Les dessins sont très plaisants, Pauline Antoine a exercé son art, elle a su saisir et mettre en scène les situations les plus courantes rencontrées sur le terrain de l’hôpital. Le contenu est présenté avec humour. Trouver résumés ainsi les concepts essentiels sous forme de mise en situation est intéressant pour tous ceux qui découvrent et s’attachent à progresser dans nos relations. Je ne peux que vous recommander de lire cette BD unique en son genre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Accompagner la mort et le deuil : une approche pratique pour le milieu hospitalier, Christiane Steffens-Dhaussy, Satas</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82862641-59386169.jpg?v=1726594106" alt="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." title="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." />
     </div>
     <div>
       Nous sommes tous confrontés à un moment ou à un autre à la mort. Que ce soit dans l’accompagnement de nos patients en activité libérale ou en activité hospitalière. La fin de la vie pose toujours de nombreuses questions aux soignants et à l’entourage familial ou professionnel de la personne concernée. Dans cet ouvrage, beaucoup de situations cliniques sont exposées. L’auteure nous livre son expérience et nous en fait profiter au travers de ses écrits. La lecture terminée, vous vous sentirez certainement confortés dans certaines de vos pratiques ou questionnés par rapport à celles-ci. La culture et les pratiques autour du deuil sont abordées. Le burnout également. Des pratiques hypnotiques sont proposées. On se laisse facilement accompagner par ce livre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Silhouette mon amie, mon ennemie. Comprendre et aimer son corps à l’heure des réseaux sociaux, Dr Dominique-Adèle Cassuto, dessinatrice Titeepex, Editions de La Martinière Jeunesse. </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/82862641-59386217.jpg?v=1726594539" alt="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." title="Livres du mois. Revue hypnose et thérapies brèves 72." />
     </div>
     <div>
      Un livre qui s’adresse aux adolescents, c’est plutôt rare. On le constate souvent, les adolescents sont sensibles à leur imag e . Cette période fragile de la vie valait bien un livre con sacré à la question de la maigreur ou du surpoids. Illustré, l’ouvrage se lit facilement, il comporte des tas de petits témoignages qui le rendent vivant. Il comprend également des tests et des conseils. Il n’empêche que le fond est solide, documenté. Enfin un livre qui parle des réseaux sociaux, et en particulier comment s’en protéger. Le sujet des influenceurs est abordé. Des numéros d’appel, des sites d’informations utiles et des vidéos du Dr Cassuto sont accessibles en flashant un QR code. A mettre entre les mains de tous les ados qui se posent des questions sur leur silhouette et qui souffrent de la comparaison de leur corps réel par rapport au virtuel.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/82862641-59385996.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Livres-du-mois-Revue-hypnose-et-therapies-breves-72_a187.html</link>
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   <title>«Un génie avec beaucoup de lumières ». Hommage à Ernest Rossi</title>
   <pubDate>Sun, 02 May 2021 21:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dr Claude VIROT « A 87 ans et demi, le 19 septembre 2020, à 23 h 11, Ernest Rossi est décédé de causes naturelles dans sa bibliothèque, avec un sourire sur son visage », raconte Kathryn Rossi.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/55975381-41768089.jpg?v=1619984812" alt="«Un génie avec beaucoup de lumières ». Hommage à Ernest Rossi" title="«Un génie avec beaucoup de lumières ». Hommage à Ernest Rossi" />
     </div>
     <div>
      Ainsi est parti un géant du monde de l’hypnose, de la psychothérapie et de la science, comme il a vécu : en souriant et entouré de livres, ceux qui l’ont inspiré et ceux qu’il a lui-même écrits. Je remercie cette revue de consacrer une partie de ce numéro à cet hommage et tout particulièrement Julien Betbèze pour m’avoir invité à y participer. Depuis son appel, j’ai réactivé tous les échanges que j’ai eus avec Ernest Rossi – Ernie – depuis 2003. Porter ce nouveau regard m’a fait prendre encore plus conscience de sa présence dans mon expérience professionnelle et par certains côtés dans ma vie personnelle. Ces quelques lignes me permettront de partager avec vous quelques-uns de ces moments émotionnels forts, quelques-uns de ses concepts essentiels et quelques-unes des applications cliniques que son travail a rendu possibles. Seulement une partie car, comme Kathryn Rossi me l’a écrit : « Ernie était un génie et un géant avec beaucoup beaucoup de lumières. » Nous nous contenterons de capter une partie de cette lumière.        <br />
              <br />
       <b>UNE RENCONTRE « NUMINEUSE »        <br />
       </b>       <br />
       En 2003, je pratique l’hypnose au quotidien avec mes patients depuis quinze ans avec beaucoup de satisfaction, même si je reste confronté à certaines limites. Parmi celles-ci, la créativité permanente et parfois stressante que doit avoir le thérapeute, le poids du résultat que je porte surtout lorsque je laisse le patient adopter une position un peu trop passive, la difficulté de contrôler le processus, la compréhension de ce processus, le socle tellement vague des « ressources inconscientes », la difficulté à intégrer la place du corps tant la conception de l’hypnose reste mentale et psychologique... Malgré tout, « ça marche » assez bien et je n’attends plus vraiment de révolution. La seule vraie révolution de ma carrière de psychiatre a été cette matinée de septembre 1986 lors de ma première formation avec Jacques-Antoine Malarewicz et Jean Godin. Et pourtant...        <br />
              <br />
       En 2001, à la fin du 2e Congrès Hypnose et Douleur à Saint-Malo, Robert Rinchart, directeur des éditions Satas, souhaite m’offrir un livre et m’invite à le choisir parmi les centaines qu’il propose sur son stand. Mes regards se portent sur plusieurs auteurs, j’hésite puis je lui propose de choisir pour moi. Robert met alors dans mes mains ce livre de Rossi qu’il vient de publier, Du symptôme à la lumière. Je connaissais un peu Rossi sans l’avoir jamais rencontré mais sa contribution aux Collected Papers, sa présence auprès d’Erickson pendant les dernières années de sa vie font partie de la grande histoire de l’hypnose ericksonienne. J’avais lu Psychobiologie de la guérison avec un intérêt un peu distant. Quand j’ai commencé à lire ce livre cadeau quelques mois plus tard mon intérêt s’est rapidement éveillé. En effet, dans la première partie Rossi y présente une moisson incroyable de concepts scientifiques traitant du génome, de la conscience, des catastrophes, du chaos et des attracteurs étranges, de la nature humaine, du cycle de vie, et même quelques incursions dans le monde quantique ! Autant de concepts que j’explorais de mon côté, réunis ici dans moins de 200 pages denses, ardues et exaltantes. J’ai continué simplement pour arriver enfin à la deuxième partie : « la pratique hypnotique ».        <br />
              <br />
       Et ici, changement complet de décor, tout devient simple, cohérent et lumineux. Ceci dit, une lecture ne suffit pas pour intégrer une nouvelle pratique hypnotique et le contenu de ce livre risquait fort de tomber gentiment dans l’oubli, lorsqu’une deuxième chance se présente grâce à un atelier annoncé à Cannes en septembre 2002. Pour être honnête, je n’attends pas grand-chose de cet atelier, peut-être quelques idées techniques, le fait de rencontrer Rossi au moins une fois et surtout quelques jours au soleil du Midi. Nous sommes quatre Rennais à y participer et nous avons même prévu de reprendre l’avion le dimanche matin alors que l’atelier se termine le dimanche soir. Les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu et, trois jours plus tard, ce qui devait être un énième atelier parmi les autres était devenu une des expériences les plus intenses de ma vie professionnelle. Tellement puissante que le départ ce dimanche matin a été un terrible déchirement. Que s’est-il passé ? Quelques mois auparavant Rossi a été victime d’un accident vasculaire cérébral sévère compromettant même l’atelier. Il gardait des séquelles très présentes à titre de rires et pleurs spasmodiques, de difficultés phonatoires temporaires, de perte de certains mots et de troubles de la marche. Mais malgré tout, une vivacité d’esprit et une incroyable lumière dans son regard.        <br />
              <br />
       Après la première partie, très scientifique, il a ouvert le chapitre clinique et la lumière de son regard a semblé nous illuminer. Tout particulièrement lorsqu’il a exposé puis fait une première démonstration du « processus créatif en 4 étapes », fer de lance de sa pratique clinique. Préparation et focalisation, incubation et tension, illumination, puis enfin intégration du changement. Un processus hypnotique avec de multiples niveaux dissociatifs dans l’esprit et le corps, une focalisation extrêmement intense sur le problème à résoudre qui doit être soutenu et accompagné par le thérapeute jusqu’à ce que... quelque chose de nouveau émerge. Toujours le même processus créatif général mais un processus différent à chaque séance.       <br />
              <br />
       Toujours cette même position corporelle si connue aujourd’hui puisque sa technique est habituellement appelée « les mains de Rossi ». Un cadre très cohérent pour permettre l’émergence, plus ou moins consciente, d’un changement totalement imprévisible. D’autant plus imprévisible que le thérapeute peut même inviter son patient à « travailler » sur une difficulté complètement secrète. Une merveille ! Rossi nous explique que ces changements seront autant psychologiques que physiques, corporels, dans le cerveau, les circuits neuronaux, les nouvelles connections générées là, en direct, pendant ces quelques minutes qui se prolongeront bien au-delà de la séance. Ces changements peuvent même modifier le génome selon les conceptions toutes nouvelles de l’épigénétique. Chacune de ces séances peut potentiellement créer un vrai choc interne pour le patient, au plus profond de sa structure psychique et physiologique – un mind-body thérapie –, déjà décrit par James Braid qui, dès 1855, considérait l’hypnose comme un processus « psycho-physiologique ». Tout changement en thérapie, comme ceux que chacun de nous vit dans son processus évolutif, est le résultat d’une modification dans nos idées, émotions, projets, et en même temps dans notre corps de manière visible ou cachée dans nos circuits neuronaux ou l’expression de nos gènes, le tout se transformant en action. Côté expérience, je ne me souviens que de la première transe de groupe. Les mains en position active, dissocier la droite de la gauche et connecter l’une avec un des meilleurs moments de la vie, l’autre avec les solutions que ce meilleur moment peut initier.       <br />
              <br />
        « J’ai 17 ans, des expériences nouvelles et intenses et une grand-mère très affectueuse qui décède soudainement. Elle est restée dans ma vie comme un ange gardien, mais depuis des années sa tombe penche de plus en plus. Chaque fois que je la vois, je suis très peiné de ce manque d’attention mais aucun consensus familial ne se dégage pour la redresser ni surtout pour le financement. Soudain vient l‘idée que je pourrais décider de m’en occuper, à mes frais et sans l’accord de la famille. Cette image du monument tout droit est celle qui m’accompagne au sortir de cette transe. Pendant les deux jours suivants, dans l’atelier, cette image a largement eu le temps de s’estomper, de s’enfouir parmi tout ce qui était nouveau. Pourtant en rentrant à Rennes, elle est revenue avec force et le processus de changement a continué son action. Quelques semaines plus tard, le monument avait retrouvé sa dignité et personne n’a jamais contesté cette rénovation. »       <br />
              <br />
       J’ai gardé une mémoire très claire de ce processus né là, pendant ces minutes de transe, et qui s’est poursuivi jusqu’au changement dans la réalité. Et c’est bien ce qui se passe avec nombre des patients. Il y a bien une difficulté « officielle » mais, en permettant à la conscience de s’occuper de ce qui est – à ce moment-là – le plus important, le processus, l’énergie disponibles vont très souvent s’orienter là où un changement immédiat est possible, changement tout à fait imprévisible quelques minutes plus tôt. Se produit alors un nouveau processus plus global d’apaisement, d’harmonisation du monde intérieur qui libère des expériences oubliées, des ressources négligées, des rêves abandonnés... une nouvelle étape du cycle de vie. Je n’ai compris que plus tard que ces trois jours avaient été une expérience « numineuse », concept transmis par Rossi. Une expérience numineuse est par nature imprévisible, elle crée un changement global, durable qui restera comme un socle pour une nouvelle phase de vie et pouvant servir de référence, de ressource, lors de difficultés de croissance ou d’adaptation. Ces expériences numineuses sont rares et précieuses. Ma première matinée dans le monde de l’hypnose en fut une. Cependant les suites immédiates de cette expérience numineuse ne sont pas toujours simples et une phase chaotique est très habituelle, le temps que de nouveaux repères et une nouvelle stabilité s’installent.       <br />
              <br />
       <b>LE TEMPS DU CHAOS       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-60-version-Papier_p138.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°60</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dr Claude VIROT       <br />
       </b>Psychiatre, directeur de l’Institut Emergences créé en 2001. Formé en 1986, il crée l’Institut Milton H. Erickson de Rennes-Bretagne en 1994. Il est président de la Confédération francophone d’Hypnose et Thérapies brèves, membre du bureau de la Société européenne d’Hypnose et de la Société internationale d’Hypnose dont il est devenu le président en 2015. En 2009, il reçoit le prix Jay Haley Early Career de l’ISH et le prix The Distinguished Lifetime Achievement Award à l’Institut Milton H. Erickson de Californie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°60</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/55975381-41768097.jpg?v=1619984654" alt="«Un génie avec beaucoup de lumières ». Hommage à Ernest Rossi" title="«Un génie avec beaucoup de lumières ». Hommage à Ernest Rossi" />
     </div>
     <div>
      <b>Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°60       <br />
       Février Mars Avril 2021</b>       <br />
              <br />
       <b>Dossier : Les techniques de Rossi</b>       <br />
       <b>Edito</b> : Ernest L. Rossi, celui qui savait poser les questions à Milton Erickson. Julien Betbèze, rédacteur en chef       <br />
       - <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Papa-maman-le-psy-et-moi-Comprendre-le-travail-transgenerationnel_a254.html">Papa, maman, le psy et moi. Comprendre le travail transgénérationnel. Bogdan Pavlovici nous invite avec humour à une séance de thérapie familiale</a>       <br />
              <br />
       Peur du vide. Quatre situations cliniques. Nathalie Koralnik utilise l’approche de Palo Alto et nous donne des stratégies précises pour affronter la peur du vide.       <br />
              <br />
       La poésie, une alliée hypnotique. Pour se séparer de ce qui nous fait souffrir. Nicolas d’Inca       <br />
              <br />
       <b>Espace Douleur Douceur</b>       <br />
              <br />
       Edito : Douleur ou souffrance ? Gérard Ostermann       <br />
              <br />
       L’attente, une infusion dans le temps : Isabelle Devouge et Marc Galy       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Soulager-la-douleur-en-reparant-le-passe_a226.html">Soulager la douleur en réparant le passé. Philippe Rayet fait le récit d’une histoire clinique mettant en scène la puissance de l’imagination active</a>       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Quand-tout-bascule-L-AUTOHYPNOSE_a78.html">Quand tout bascule. Luc Evers, passé brutalement du statut de thérapeute à celui de patient témoigne de son expérience et de son utilisation de l’autohypnose avant, pendant et après son opération</a>       <br />
              <br />
       <b>Dossier : hommage à Ernest Rossi</b>       <br />
              <br />
       Un chercheur en action. Dominique Megglé       <br />
              <br />
       Un génie avec beaucoup de lumières. Claude Virot       <br />
              <br />
       L’art de l’induction de transe et de l’accompagnement dans le processus hypnotique par le questionnement. Wilfrid Martineau       <br />
              <br />
       <b>Rubriques</b>       <br />
              <br />
       Quiproquo, malentendu et incommunicabilité. « Illumination ». Stefano Colombo       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Je-ne-parle-plus-l-hypnose_a218.html">Les champs du possible. Je ne parle plus l’hypnose. Les troubles du comportement alimentaire et les mots. Adrian Chaboche</a>       <br />
              <br />
       Culture monde. Expérience visionnaire d’un soufi. Sylvie Le Pelletier       <br />
              <br />
       Les grands entretiens. Mark P. Jensen, soulager les patients de leurs douleurs chroniques. Par Gérard Fitoussi       <br />
              <br />
       Livres en bouche       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/55975381-41768089.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Un-genie-avec-beaucoup-de-lumieres-Hommage-a-Ernest-Rossi_a173.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE</title>
   <pubDate>Thu, 31 Oct 2019 16:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurence ADJADJ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°53     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957281-33755484.jpg?v=1572536661" alt="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" title="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" />
     </div>
     <div>
      <b>Pendant longtemps, le paradoxe de la culture psychologique dominante a été de vouloir penser la relation thérapeutique en ignorant le lien entre relation et subjectivité.</b>       <br />
              <br />
       En s’intéressant à un sujet indépendant de la relation, celle-ci est devenue un mystère, réduite à la suggestion et au transfert, et les émotions ont été perçues comme émanant d’une subjectivité pathologique. Le retour de la relation et du corps, à partir de l’hypnose ericksonienne et de la théorie de l’attachement a replacé l’affect, l’émotion, l’ambiance au centre du travail thérapeutique (ambiance ou « stimmung », que François Roustang traduit par disposition). Cette place de l’affect comme régulateur de la relation a été enrichie par la théorie des neurones miroirs de Rizzolatti et par la théorie de l’accordage de Stern, qui ont permis de comprendre comment la relation au monde se construit à partir de la relation à l’autre.       <br />
              <br />
       Déjà Pierre Janet, avec la notion de régulation secondaire, nous avait montré que pour qu’une action soit terminée, celle- ci doit donner forme à un monde où les sentiments trouvent leur pleine expression. Pour lui, toute action non terminée maintient le sujet dans un état dissociatif l’empêchant d’avoir accès à sa subjectivité. Le sentiment est indispensable à la régulation de l’action ; en son absence, le sujet reste sans reconnaissance, prisonnier d’une dimension d’irréalité. Pour Pierre Janet, lorsqu’un sujet reconnaît une personne, il fait un acte de salutation, il peut prononcer un nom propre. Cet auteur attire notre attention sur le fait que « nous ne saluons pas de la même manière un parent, un intime, un étranger, et c’est précisément ce genre de salutation qui caractérise notre reconnaissance ». Il illustre son propos en rappelant le cas d’une jeune femme ayant dormi cinq ans à la Salpêtrière, qui avait de l’amitié pour lui, et qui pour cela le saluait correctement, tout en ajoutant : « Je ne vous connais pas du tout. » Celui-ci avait envie de lui dire : « Mais si vous ne me connaissez pas du tout, pour- quoi me saluez-vous de cette manière-là ? Si vous ne m’aviez jamais vu, vous ne me diriez pas bonjour comme vous venez de le faire. » La salutation était correcte, mais n’avait pas les actes secondaires qui s’ajotent à cette salutation : satisfaction, mécontentement, envie de dire telle ou telle chose. Pour Pierre Janet, la construction de la personnalité ne peut être réduite à des « phénomènes primitifs qui sont les mouvements, les actes d’adaptation, les régulations de l’équilibre, ou les régulations du sens musculaire. Il faut tenir compte aussi des régulations secondaires qui s’ajoutent à toutes nos actions ». Cette régulation est permise par les sentiments qui, lorsqu’ils sont partagés, permettent à une action d’être finie et de prendre sens.       <br />
              <br />
       Cette dimension de la spécificité de la relation est notée également par François Roustangdès le début de sa réflexion sur l’hypnose : « Nous avons tous la mémoire des relations d’imitation spontanée, depuis notre façon de marcher, de manger, de nous vêtir, jusqu’à celle de parler et de penser, de rire ou de pleurer », nous pourrions dire aussi de nous saluer. Car ces traits sont à fois ce qui caractérise notre individualité et ce qui permet de communiquer avec les autres et avec le monde. « Car chacun d’entre nous n’est que le nœud d’un réseau, de telle sorte qu’il est vain de vouloir séparer ce qui nous appartient en propre et ce qui nous a été transmis [...]. Car nous n’avons jamais que les sentimentset les sensations et les pensées que notre entourage nous a appris et qui se sont inscrits en nous. » François Roustang pro- longera son propos dès 1994 : « L’hypnothérapie s’intéresse au corps non pas, comme le veut encore notre culture, en vue de l’optimisation de l’individualité, mais parce qu’il est pour la personne l’interface de son rapport au monde. L’hypnothérapie ne considère pas le symptôme comme un mal-être intrapsychique, indépendant de la situation de la personne et des formes de relation qu’elle entretient avec son entourage proche ou lointain. La souffrance, pour elle, vient de ce que l’on est mal placé et que l’on se place mal, que les mots que l’on dit avec son existence ne sont pas dans la bonne phrase ou que la phrase n’est pas dans le contexte qui lui convient. » Ainsi le contexte dans lequel les mots et les phrases peuvent avoir un sens est le contexte relationnel. Ce n’est qu’à partir de ce dernier que les actions et les émotions peuvent prendre sens et ouvrir, pour le sujet, de nouvelles possibilités de vie.       <br />
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957281-33979294.jpg?v=1573727267" alt="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" title="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" />
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   <link>https://www.hypnose-therapeutique.com/Emotions-et-relation-dans-les-etats-depressifs-Dr-Julien-BETBÈZE_a157.html</link>
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   <title>Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE</title>
   <pubDate>Thu, 31 Oct 2019 16:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°53     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957026-33755373.jpg?v=1572536469" alt="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" title="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" />
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      Depuis le début de la psychothérapie moderne, l’importance de l’affect a été reconnue comme une modalité centrale du changement thérapeutique. Ainsi Pierre Janet a mis en évidence le rôle majeur de la dimension affective dans la perception de la réalité. Cette dimension rend possible un ajustement dans les relations humaines. Il y a ainsi un lien entre cette dimension liée à l’accueil des émotions et la singularité individuelle. Ce lien implique une compréhension de cette singularité dans un contexte relationnel. Malheureusement par la suite, cette dimension affective a été dévalorisée sous l’influence de la première théorisation freudienne qui a pensé l’affect dans une dimension quantitative et non qualitative avec le concept de « quantum d’affect ». Cette vision a rendu difficile la perception de la dimension qualitative de l’affect. De plus, en associant la dimension affective à l’image d’une déchirure dans un tissu, cette approche a rabattu l’affect sur une dimension psychopathologique, ne faisant que renforcer la conception délétère de la notion d’émotion négative.       <br />
              <br />
       Ces articles cherchent à resituer la dynamique émotionnelle dans la positivité de l’émotion. Celle-ci permet la construction de nouvelles significations à partir du sens corporel (felt sense) des expériences préverbales et affectives. Cette approche est développée dans <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/les-emotions-emoi-et-moi-emois-ou-les-constantes-variables/">la thérapie centrée sur les émotions que nous présentent Gérard Ostermann et Micheline Claudon</a>. En montrant le lien entre la théorie de l’attachement et la régulation des affects, ils nous permettent de percevoir le lien entre l’intelligence émotionnelle et l’ajustement relationnel.        <br />
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       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-53-version-Papier_p119.html">Lire la suite</a>
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957026-33755441.jpg?v=1572536371" alt="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" title="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" />
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957026-33979381.jpg?v=1573726995" alt="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" title="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" />
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