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 <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-11T00:18:42+02:00</updated>
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   <title>L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78.</title>
   <updated>2026-03-10T15:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
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   <published>2026-03-08T20:57:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/95180623-66635074.jpg?v=1772999867" alt="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." title="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      ENTRE SONGE ET PENSÉE.       <br />
              <br />
       Vous êtes plutôt « dormeurs éveillés » ou « rêveurs lucides » ? Les deux à la fois ? Avec pour guide et éclaireur l’écrivain et philosophe Gaston Bachelard, l’auteur nous entraîne aux frontières de la veille et du sommeil, du réel et de l’imaginaire, quand la transe hypnotique se fait oeuvre poétique.       <br />
              <br />
       « L’homme est un être qui non seulement pense, mais qui d’abord imagine », dit Gaston Bachelard dans Le dormeur éveillé. Suivons- le sur ce chemin qui nous amènera vers les terres de l’hypnose et de la poésie. « Trop souvent, l’imagination a été considérée comme une puissance secondaire, une occasion de dérèglement, un moyen d’évasion. On n’en fait pas assez nettement ce qu’elle est : la fonction dynamique majeure du psychisme humain. » Et plus loin : « Toute à sa fonction dominante de concentrer les lumières sur ce sommet de l’être qu’est la pensée, la philosophie oublie souvent qu’avant la pensée il y a le songe, qu’avant les idées claires et stables, il y a les images qui brillent et qui passent. Pris dans son intégralité, l’homme est un être qui non seulement pense, mais qui d’abord imagine. Un être qui, éveillé, est assailli par un monde d’images précises, et qui, endormi, rêve dans une pénombre où se meuvent des formes inachevées, des formes qui se déplacent sans lois, des formes qui se déforment sans fin.        <br />
              <br />
       Pour une détermination complète de l’être humain, il faut donc faire le total d’un être nocturne et d’un être diurne. Il faut essayer de trouver les dynamismes qui vont d’un pôle à l’autre, entre songe et pensée » (1). En d’autres mots, la nuit et le jour, le songe et la pensée, la science et la poésie, dans l’âme humaine, ne sont pas des éléments qui s’opposent absolument. Bien au contraire. Bachelard voit dans cette oscillation entre veille et sommeil une forme de richesse créative, un accès à une réalité qui dépasse le rationnel, et un moyen pour explorer des couches profondes de l’être et de la perception. « Nous savons tous que, dans les heures les plus claires de notre vie diurne, il suffit d’un peu de solitude pour que nous tombions dans une rêverie qui rejoint les songes de la nuit.        <br />
              <br />
       Oui, nous connaissons tous cette zone moyenne, où les songes nourrissent nos pensées, où nos pensées éclairent nos songes. En nous, le caractère nocturne et le caractère diurne s’unissent, se mêlent, s’animent réciproquement. Aux heures de grande solitude, quand la rêverie nous rend notre être total, nous sommes des dormeurs éveillés, des rêveurs lucides. Nous vivons un instant, comme si la dimension humaine s’était agrandie en nous. » C’est à nous, cliniciens et théoriciens, de mettre en relation : l’hypnose, rêverie d’une conscience éveillée, est précisément l’épreuve de cette zone moyenne où les songes nourrissent les pensées, où les pensées éclairent les songes. Un sujet hypnotisé, en se plaçant sur la frontière devenue perméable qui sépare la vie nocturne de la vie diurne, le sommeil de l’éveil, l’inconscient de la conscience, réalise la synthèse de la réflexion et de l’imagination, et devient un dormeur éveillé, un rêveur lucide qui fait l’expérience de l’humanité qui s’agrandit en lui. Et non, la rêverie hypnotique n’est pas un abandon, ou un outil pour fuir la réalité, ce n’est pas non plus une rêverie passive, léthargie ou somnolence. « Car rien ne naît dans la torpeur... » La rêverie hypnotique est active, elle prépare des forces et des pensées.        <br />
              <br />
       Regardons Robert Desnos et ses amis surréalistes qui écrivaient et dessinaient sous hypnose. Ils dorment pour y voir clair....       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-78-version-Papier_p172.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Alexandru Cupaciu </b></div>
     <div>
      Médecin réanimateur dans le Centre de traitement des grands brûlés à l’hôpital Saint-Louis à Paris, hypnothérapeute et photographe        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/95180623-66635076.jpg?v=1772999556" alt="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." title="L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves 78." />
     </div>
     <div>
      N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025       <br />
              <br />
       Regards sur l'Hypnose       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…       <br />
              <br />
       8 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-transe-hypnotique-est-avant-tout-une-experience-poetique-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a402.html">Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze</a>       <br />
       10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen         <br />
       12 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Internalisation-d-un-lien-securisant-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a403.html">Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman</a>       <br />
       24 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-temoin-interieur-et-la-honte-Tout-le-monde-est-mieux-que-moi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a308.html">Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari</a>       <br />
       36 / <a class="link" href="https://medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/469-sortir-de-l-adoration-du-produit-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves">Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez</a>       <br />
              <br />
       <b>ESPACE DOULEUR DOUCEUR          <br />
       </b>46 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/444-introduction-espace-douleur-douceur-pr-g%C3%A9rard-ostermann-pour-la-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Introduction Gérard Ostermann</a>       <br />
       50 / <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/445-cris-et-hypnose-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-78">Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi</a>       <br />
       58 / <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Autohypnose-pour-mon-epaule-gauche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a118.html">Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra</a>       <br />
              <br />
       73 / <b>DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE         <br />
       </b>74 / <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/187-voyage-irm-au-coeur-de-l-experience-hypnotique-revue-hypnose-et-therapies-breves-n-78">Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre</a>       <br />
       84 / <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html">L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu</a>       <br />
       88 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-de-spectacle-benefices-ou-dangers-pour-le-sujet-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1485.html">Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov</a>       <br />
       94 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Une-rencontre-Etre-avec-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a1786.html">Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay</a>       <br />
              <br />
       <b>RUBRIQUES</b>         <br />
       - QUIPROQUO         <br />
       102 / <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Rencontre-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a134.html">Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...</a>       <br />
       106 / <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Marie-ou-l-accompagnement-d-une-patiente-lors-d-un-traitement-de-cancer-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-78_a1787.html">Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen</a>       <br />
              <br />
       - LES CHAMPS DU POSSIBLE         <br />
       110 / <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Ce-que-le-corps-ne-dit-pas-mais-que-l-hypnose-ecoute-croire-pour-transformer_a159.html">Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE</a>       <br />
       114 / <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/L-appel-de-l-ame-Venir-au-monde-dans-le-village-Hmong-de-Cacao-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a309.html">L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli</a>       <br />
              <br />
       <b>LIVRES EN BOUCHE</b>       <br />
       120 / <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-78_a249.html">J. Betbèze, S. Cohen</a>       <br />
       125 / <b>ESPACE FORMATIONS</b>       <br />
              <br />
       Illustrations: Florence CADÈNE       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-hypnose-et-le-dormeur-eveille-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-78_a196.html" />
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  <entry>
   <title>Trouble du sommeil. Le coffre-fort à triple sécurité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75.</title>
   <updated>2025-04-25T09:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouble-du-sommeil-Le-coffre-fort-a-triple-securite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a192.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/88111369-62404584.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-24T11:54:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si beaucoup recherchent le calme et le silence, cette patiente les redoute car ils ne permettent pas de faire taire ses « pensées ». La solution passe par l’hypnose où surgit l’idée d’une boîte fermée à clé et enterrée... Delphine Le Gris pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/88111369-62404584.jpg?v=1745488458" alt="Trouble du sommeil. Le coffre-fort à triple sécurité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." title="Trouble du sommeil. Le coffre-fort à triple sécurité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." />
     </div>
     <div>
      <b>CONTEXTE</b>       <br />
              <br />
       Sophie est une patiente que je suis depuis plus d’un an. Son histoire de vie est ponctuée de relations insécurisantes : de ses premiers liens à sa mère puis dans deux relations de couple. La première relation avec un homme plus âgé lui a permis de quitter le domicile familial à l’âge de 18 ans. Elle aura quatre en- fants avec cet homme. Sa dernière relation dont elle aura initié la séparation au cours de sa psychothérapie ne lui aura pas non plus laissé de place suffisante en tant que sujet propre et désirant. La psychothérapie initiée  ensemble a donc pour objectif de développer ce processus de subjectivation.  Lors de notre dernière séance, Sophie verba- lise une fois de plus sa sensation de se sentir débordée, mais à la différence que cette fois- ci elle s’est autorisée à lancer les démarches pour bénéficier d’une VAE (validation des acquis d’expérience professionnelle).        <br />
              <br />
       Dans son quotidien professionnel et personnel, elle repère le même mécanisme persistant : se donner beaucoup de tâches à faire pour ne pas penser, cela s’étant majoré depuis qu’elle vit seule, depuis sa séparation. Sophie évoque spontanément son désir de trouver une solution à son problème de sommeil. Ce n’est pas le temps nécessaire à son endormisse- ment qui lui pose problème mais la qualité de celui-ci. « Je ne peux pas m’endormir sans bruit et cela abîme mon sommeil car cela me réveille un peu plus tard dans la nuit. » Elle se questionne sur l’origine de son comporte- ment qui a toujours été là, même lorsqu’elle était en couple. Elle veut creuser le sujet. Cela ne semble pas s’expliquer par un sentiment de solitude difficilement tolérable. Par l’interro- gatoire elle perçoit que s’endormir avec une voix permet de court-circuiter ses pensées. Mais lesquelles ? Il ne s’agit pas des restes diurnes mais « des pensées qui sont angoissantes passées ou présentes », celles qu’elle ne peut pas régler de son histoire.         <br />
              <br />
       Son désir de creuser les choses m’a alors donné l’idée de creuser un trou dans lequel elle pourrait mettre un coffre-fort qui contiendrait tout ce qui l’empêche de s’endormir dans le calme et le silence. Je lui propose l’idée, elle accepte mais non sans témoigner de son angoisse à devoir laisser venir ces choses pour les mettre dans la boîte et donc le risque de se retrouver face à elles. Venant de quitter une journée de perfectionnement où nous avons approfondi l’induction d’Elman, je trouve alors tout à fait pertinent de lui proposer. L’approfondissement de la trace et la confusion sont nécessaires pour la laisser faire ce qu’elle a à faire dans les conditions les plus sécurisantes possibles. Cet exercice du coffre- fort présente « trois sécurités » : le coffre-fort fermé à clé et enterré dans un lieu, l’enterre- ment de la clé dans un autre lieu, et la volonté de la patiente comme deuxième clé.       <br />
              <br />
       <b>PROTOCOLE</b>        <br />
       -Thérapeute (pré-talk) : « Tout à l’heure, mais pas tout de suite, vous irez dans le lieu de votre choix, que vous connaissez ou bien un lieu imaginaire. Vous y verrez la boîte dans laquelle vous viendrez déposer toutes les pensées... émotions... souvenirs... symboles... mots... ou tout autre chose qui vous empêche de vous endormir sereinement. Vous verrez aussi tous les outils qui vous sont nécessaires pour creuser, que ce soit une pelle, une pioche ou bien un bulldozer, ou autre. Vous vous en approcherez, vous mettrez dans la boîte tout ce que vous avez à y mettre, sans chercher à les élaborer, sans vous attarder dessus, sans cher- cher une logique entre elles... Tout à l’heure je viendrai soulever votre bras comme ceci (je lui montre) pour vérifier son tonus. Est-ce que vous m’autorisez à vous toucher ?        <br />
       - Sophie : Oui.       <br />
       - Th. : Vous préférez rentrer en hypnose les yeux ouverts ou les yeux fermés ?       <br />
       - Sophie : Yeux fermés.       <br />
       - Th. : OK, très bien. Allez-y... Pendant que les paupières sont fermées, pendant quelques instants, une part de vous prend le temps d’observer les bruits autour vous... propres à cette pièce... ou bien extérieurs à cette pièce... Voilà... Et puis sur une grande inspiration, vous ressentez la façon dont votre corps est  positionné dans ce fauteuil... confortablement, profondément bien installé. Imaginez que sur les paupières, il y a quelque chose qui va les alourdir de plus en plus... une chose de votre choix... je ne sais pas... un fil de pêche... de la colle... des volets roulants... ou tout autre chose selon votre choix. C’est vous qui déci- dez... Vous pouvez essayer d’ouvrir les yeux... et vous constaterez que cela est difficile de les ouvrir... oh, oui... comme ceci... et ce sera de plus en plus difficile de les ouvrir. Allez-y, re- fermez les yeux... ressentez cette lourdeur sur les paupières jusqu’à ce que cela devienne tota- lement impossible de les ouvrir. (Elle n’y arrive plus.) Parfait, très bien...        <br />
       -Th. : ...Et puis vous ressentez que votre bras, de l’épaule jusqu’au bout des doigts, devient totalement mou... complètement mou... et lourd... vous savez, un peu comme s’il s’agissait d’un pull en laine trempé dans de l’eau chaude et qu’on essaye de soulever. (Je m’approche et soulève son bras qui retombe lourdement.)  Parfait...       <br />
       - Th. : ...Maintenant vous allez partir de 100 et décomptez de 3 en 3... progressivement et jusqu’à ce que cela devienne de plus en difficile... confus... et qu’il soit devenu impossible de continuer... 100... 97... 92... 89... Très bien, essayez de continuer... cela devient de plus en plus confus... impossible...       <br />
       - Th. : ...Derrière les paupières fermées... vous voyez un lieu... celui que vous avez choisi... réel ou imaginaire... seule vous connaissez où se trouve ce lieu... uniquement vous... et c’est très bien ainsi... Lorsque vous y êtes, vous me faites un signe (importance du signaling à chaque étape)... OK, parfait. Vous observez la boîte, celle dans laquelle... d’ici quelques instants vous viendrez placer toutes les choses qui s’imposent à vous et auxquelles vous ne sou- haitez pas penser... surtout lorsque vous êtes sur le point de vous endormir...         <br />
              <br />
              <br />
       <b>1ÈRE SÉCURITÉ : LA BOÎTE FERMÉE À CLÉ ET ENTERRÉE       <br />
       </b>       <br />
       (La patiente pleure…          <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-75-version-Papier_p167.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Delphine Le Gris</b></div>
     <div>
      Psychologue clinicienne diplômée en 2013 d’un master Psychologie clinique et pathologique. Formation à l’hypnose et aux thérapies brèves au sein de l’IMHEN de Normandie en 2021-2022. Exerce en libéral depuis 2020.         <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°75 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/88111369-62404596.jpg?v=1745488295" alt="Trouble du sommeil. Le coffre-fort à triple sécurité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." title="Trouble du sommeil. Le coffre-fort à triple sécurité. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 75." />
     </div>
     <div>
      N°75 : Nov. / Déc. 2024 / Janv.  2025       <br />
              <br />
       <b>Les interactions pour favoriser un changement.</b>       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°75 :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Travailler-sur-les-interactions-pour-favoriser-un-changement_a392.html">Si l’hypnose ericksonienne est une hypnose relationnelle, cela implique que le lieu d’habitation du corps soit la relation. Ainsi, lorsque la relation est vivante, le sujet vit une expérience corporelle où spontanément il accueille ses ressentis sensoriels, est en capacité de prendre des initiatives. En ce sens, le travail sur les interactions est primordial pour favoriser un changement.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Prendre-en-compte-l-interaction-L-attention-portee-sur-les-relations-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a294.html">Guillaume Delannoy, dans un article très pédagogique, nous montre à partir de quatre situations cliniques – douleur psychosomatique, jalousie entre sœurs, obésité morbide, angoisse de mort et tics nerveux – comment la modification des interactions permet l’activation des processus de réassociation. L’auteur, avec la participation de Vania Torres-Lacaze, souligne l’importance du travail de co-thérapie pour rendre possible le changement.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouble-du-sommeil-Le-coffre-fort-a-triple-securite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a192.html">Delphine Le Gris nous raconte l’histoire de Sophie dont la vie est parcourue de relations insécures et qui cherche une solution à son problème d’insomnie. Elle nous décrit une séance d’hypnose avec un coffre-fort fermé à clé qui va lui permettre d’y enfermer ses ruminations et de retrouver un sentiment de protection.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Noir-c-est-noir-enquete-d-une-microscopique-lumiere-Revue-Hypnose-Therapies-breves-75_a244.html">L’importance de l’humour est au centre du texte de Solen Chezalviel, dont la créativité ouvre une petite lumière dans un monde empli de noirceur.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/stress/addictions/464-alcool-et-d%C3%A9pendance">David Vergriete, avec sa grande expérience de prise en charge des addictions, évoque, à travers le cas de Guillaume souffrant d’alcoolisme chronique, l’importance de la qualité relationnelle et la nécessité d’interroger la question du sens et de la trajectoire existentielle.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/183-introduction-espace-douleur-douceur-revue-hypnose-et-therapies-breves-75">Introduction Espace Douleur Douceur.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/pathologies-et-traitements2/douleur/douleur/465-la-rem%C3%A9diation-antalgique-ou-la-th%C3%A9rapie-de-retraitement-de-la-douleur">Dans l’espace ''Douleur Douceur'', Fabrice Lakdja et Gérard Ostermann nous parlent de la remédiation antalgique. Le retraitement de la douleur vise à réattribuer la douleur à des voies cérébrales réversibles et non dangereuses et à considérer la douleur comme une fausse alarme et non comme la signature de lésions tissulaires.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Douleur-en-Cancerologie-l-effet-analgesique-de-l-hypnose_a1729.html">Maryne Durieupeyroux nous emmène à la rencontre de Pablo, jeune homme pris en charge en soins palliatifs pour des métastases multiples. Elle utilise le ''gant magique'' et évalue les réactions du patient au fur et à mesure de son travail.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Douleur-Chronique-un-message-adresse-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a110.html">Charles Joussellin et Gérard Ostermann : Accueillir, écouter et favoriser un effort de narration doivent être au centre de nos prises en charge. La question du sens, de l’anthropologie, sont indispensables à nos métiers de thérapeutes.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose.media/La-prochaine-station-de-train-Deconstruction-d-une-metaphore-hypnotique_a155.html">A partir d’un atelier avec Roxanna Erickson-Klein, Evelyne Josse montre l’importance des métaphores pour focaliser l’attention du patient et remettre la vie des sujets en mouvement. Roxanna utilise la métaphore de l’embarquement à bord d’un train pendant qu’Evelyne se laisse bercer par les mots et, dans cet état de transe, développe sa créativité. Les métaphores nous incitent ainsi à reconsidérer, réélaborer et réévaluer nos expériences en ouvrant de nouvelles possibilités pour redevenir auteurs de nos vies.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/438-comprendre-le-r%C3%B4le-diff%C3%A9rent-de-la-pens%C3%A9e-et-de-la-sensorialit%C3%A9-revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves-75">Jean-Marc Benhaiem nous décrit la manière dont il comprend la logique de l’intervention en hypnose. Il nous parle des trois modes d’être : mental, sensoriel et confusionnel. Le déséquilibre entre ces modes s’installe au sein des relations dysfonctionnelles, lorsque le sujet, pour se défendre, privilégie un mode au détriment des deux autres. A travers plusieurs situations cliniques, il fait le lien entre l’excès du mental et le contrôle excessif. Pour le thérapeute, il s’agit d’aider le patient à passer de la rigidité à la fluidité, en retrouvant un corps présent.</a>       <br />
              <br />
       <b>Les rubriques : </b>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/CHRISTELLE-et-la-trichotillomanie-en-question_a1730.html">Sophie Cohen : Christelle et la trichotillomanie en question</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-presence-Dr-Adrian-CHABOCHE-pour-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a393.html">Adrian Chaboche : La présence</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Voyage-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-75_a130.html">Stefano Colombo et Muhuc : Voyage</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Palo-Alto-le-traumatisme-et-la-PTR_a249.html">Psychotrauma, PTR, EMDR</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Le-souffle-de-la-guerison-au-Nepal-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a295.html">Sylvie Le Pelletier-Beaufond : Le souffle de la guérison au Népal</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Livres-en-bouche-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a245.html">Livres en bouche</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://in-dolore.fr/2025/04/25/revue-hypnose-therapies-breves-75/">Résumé</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouble-du-sommeil-Le-coffre-fort-a-triple-securite-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-75_a192.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La peur du conflit. Utilisation de stratagèmes.</title>
   <updated>2025-04-19T21:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/La-peur-du-conflit-Utilisation-de-stratagemes_a191.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/87981624-62337239.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-17T21:54:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Michel DUMAS pour la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 74. Endurer, prendre sur soi, se retenir d’en parler. Et surtout, éviter tout conflit. La solution à apporter à la patiente Stéphanie de sortir d’un schéma bloqué avec son mari ? User de stratagèmes pour se vacciner contre l’allergie au conflit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/87981624-62337239.jpg?v=1744919453" alt="La peur du conflit. Utilisation de stratagèmes." title="La peur du conflit. Utilisation de stratagèmes." />
     </div>
     <div>
      Je reçois Stéphanie, 59 ans, aide-soignante.       <br />
       - Thérapeute : « Bonjour Stéphanie, qu’est-ce qui vous ferait dire merci à l’hypnose ou aux thérapies brèves dans les jours à venir ?       <br />
       - Stéphanie : Je dirais merci si mon mari était plus gentil avec moi !       <br />
       - Th. : Il n’est pas gentil avec vous ?       <br />
       - Stéphanie : Je fais tout ce que je peux pour le contenter et il ne fait jamais rien pour moi ni à la maison. Je vous avoue que nous n’avons plus de rapports sexuels depuis quelques années. Cela me blesse beaucoup car j’ai peur de ne plus être aimée. Il reste très gentil avec moi mais j’ai l’impression qu’il s’en fout. Il est souvent triste et reste seul devant son téléviseur.       <br />
       - Th. : Que dit-il quand vous lui expliquez ce problème ?       <br />
       - Stéphanie : J’ai peur de déclencher un conflit. Je n’ose pas lui en parler. Alors, je ne dis rien.       <br />
       - Th. : Voyez-vous ainsi les choses s’améliorer ?       <br />
       - Stéphanie : Non, au contraire, mais j’ai peur de ne plus être aimée.       <br />
       - Th. : Votre mari a certainement de bonnes raisons pour se comporter ainsi. Sans ses explications, il est impossible de savoir. Pensez-vous qu’il est dépressif ? Il a des soucis dans son travail ?       <br />
       - Stéphanie : Oui, il a des soucis professionnels. Il est artisan plombier. Ça ne marche pas comme il voudrait.       <br />
       - Th. : Il aurait peut-être besoin d’une thérapie, mais vous comprenez bien que nous ne pouvons pas forcer les gens à se soigner pour aller mieux. L’hypnose et les thérapies brèves vous apprennent aujourd’hui que le fait d’être très gentille avec lui peut, hélas, produire l’effet inverse. Par exemple, plus un insomniaque veut trouver le sommeil, moins il le trouvera... »       <br />
       - Th. : « Je me permets de vous raconter une histoire vraie. Il y a quelques années, j’ai reçu une patiente qui avait des problèmes de couple.       <br />
              <br />
       Elle croyait que son mari la trompait. Elle avait vu des messages suspects sur son smartphone. Son mari a essayé de la rassurer. Une fois la crise passée, elle a mis en place un fonctionnement qui a augmenté son stress. Elle m’a expliqué qu’elle surveillait son téléphone, ses mails, l’heure de son retour à la maison... Cette patiente, très intelligente, m’avoue sa crainte : “je le surveille tellement que je crains de faire exploser notre couple. Mais c’est plus fort que moi, je n’ai plus confiance et je lui mets beaucoup de pression. Je crains que ce soit maintenant moi qui favorise un divorce”. Elle ne savait plus comment faire. L’hypnose …       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-74-version-Papier_p165.html">Pour lire la suite...       <br />
       </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Michel DUMAS</b></div>
     <div>
      Médecin généraliste à Nîmes depuis 1984. DU d’hypnose médicale en 2011 à la Faculté de médecine de Montpellier. Perfectionnement à la Faculté de médecine Pitié-Salpêtrière à Paris. Formé aux thérapies brèves et aux thérapies narratives à l’ARePTA-IMHENA à Nantes.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies brèves n°74 version Papier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/87981624-62337268.jpg?v=1744919537" alt="La peur du conflit. Utilisation de stratagèmes." title="La peur du conflit. Utilisation de stratagèmes." />
     </div>
     <div>
      N°74 : Août / Sept. / Octobre 2024       <br />
              <br />
       La puissance thérapeutique de la relation humaine       <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°74 :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Enfants-et-prescription-de-symptome_a292.html">Si la prise en compte du corps relationnel est au centre des changements en thérapie, cela implique pour le thérapeute d’être attentif au contexte relationnel favorisant les processus dissociatifs. Et pour favoriser les processus de réassociation, le thérapeute doit être en capacité de modifier les interactions qui entretiennent le problème.       <br />
       . Nathalie Koralnik, dans un texte clair et pédagogique, nous montre comment la prescription du symptôme permet à des parents consultant pour des problèmes récurrents, avec une escalade symétrique de disputes et de crises, de retrouver une relation éducative positive, les parents pouvant s’investir dans un rôle de co-thérapeutes. L’approche stratégique, lorsqu’elle est pensée de manière coopérative, est vraiment un outil de choix pour sortir des impasses relationnelles.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Psychotherapie-en-rupture-amoureuse-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a248.html">Delphine Le Gris nous parle de Mélanie, une jeune femme en grande souffrance après une rupture sentimentale où la relation de couple était depuis longtemps perçue comme maltraitante. En s’immergeant dans l’histoire de sa patiente, l’image de la mer et de l’eau est apparue, avec des vagues réparatrices permettant de retrouver les ressources enfuies et de rendre possible l’oubli des relations difficiles emportées au large. Nous voyons ainsi l’importance pour le thérapeute de se connecter à l’histoire racontée par le sujet pour ouvrir un imaginaire partagé, dans lequel la vie relationnelle va reprendre sa place.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-peur-du-conflit-Utilisation-de-stratagemes_a191.html">Michel Dumas évoque l’histoire de Stéphanie, confrontée à la déliquescence de la relation avec son mari qui, le plus souvent, met en scène sa tristesse et se réfugie devant son téléviseur. Elle ne parvient pas à aborder avec son conjoint cette situation où elle se sent de moins en moins aimée, car elle a peur d’un conflit qui provoquerait les conséquences qu’elle redoute. Après un recadrage : « si tu fais l’agneau, tu trouveras le loup qui te mangera », le thérapeute prescrit trois tâches stratégiques possibles pour sortir de ce cercle vicieux relationnel.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/437-morsure-de-chien-l-arbre-qui-cache-la-for%C3%AAt"> Jérémie Roos nous raconte comment la situation bloquée de Zohra, attaquée par un chien, a pu évoluer grâce au sous-main de son bureau utilisé comme une scène imaginaire. Celle-ci permettra l’émergence de nouvelles formes relationnelles, ouvrant de nouveaux possibles grâce au soutien de la relation thérapeutique.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-complementaires-alternatives.fr/medecines-complementaires-alternatives/th%C3%A9rapies-psycho-corporelles/hypnoth%C3%A9rapie/463-introduction-espace-douleur-douceur">Gérard Ostermann nous présente la synthèse effectuée par</a>,  <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Souffrance-au-travail-et-Hypnose-Dr-Michel-RUEL_a109.html">Michel Ruel, à partir du travail de la CFHTB, sur l’utilisation de l’hypnose pour faire face à la souffrance au travail. Il rappelle l’importance de différencier le pré-effondrement de l’effondrement dans ces prises en charge. L’illustration clinique de la situation inquiétante d’un cadre d’entreprise subissant un début de désocialisation met en évidence l’intérêt du travail avec les métaphores pour retrouver des objectifs atteignables.       <br />
       </a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-psychomotricite-comme-support-therapeutique-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a243.html">Morgane Monnier, quant à elle, nous présente l’intérêt de l’hypnose et des thérapies brèves pour améliorer les prises en charge en psychomotricité.Dans le dossier thématique « Thérapie et relation ».</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Therapie-et-relation-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a1727.html">Géraldine Garon et Solen Montanari mettent en lumière la puissance thérapeutique de la relation humaine lorsque le thérapeute et le patient entrent dans un processus de co-construction par un travail de questionnement permettant l’émergence d’un imaginaire partagé. Elles montrent, à travers les situations de Lou (qui se plaint de tics) et de Mathilde (présentant un excès de poids), comment l’externalisation nourrit le processus thérapeutique en favorisant l’accordage. Cet article décrit très bien l’apport de la TLMR à la mobilisation des ressources et au repositionnement du sujet. .</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/La-relation-au-coeur-de-la-psychotherapie_a293.html">A partir de trois situations cliniques, Charlotte Thouvenot décrit avec précision l’importance de la carte du remembering pour retrouver une relation vivante et faire l’expérience de l’estime de soi.</a>       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Genese-de-l-empathie-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a299.html">Olivier de Palézieux développe une meilleure compréhension du concept d’empathie, au centre de la relation. Pour cela, il en décrit l’historique et les variations de sens. Il illustre l’intérêt de sa réflexion à propos du cas de Lucas présentant un TSA (trouble du spectre autistique).</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/SANDRINE-se-sent-tres-triste-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a1728.html">Vous retrouverez la chronique de Sophie Cohen sur une première consultation autour de la détresse conjugale et des réseaux sociaux,</a> celle de Sylvie Le Pelletier-Beaufond « Passer les portes secrètes et apaiser les craintes ». <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Peur-du-conflit-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-74_a129.html">Tandis que Stefano Colombo et Muhuc vous feront découvrir ce qui peut se cacher derrière la « peur du conflit ».</a>       <br />
              <br />
       .  <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Livres-en-bouche-Comptes-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-74_a154.html">Livres en bouche du mois. </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-peur-du-conflit-Utilisation-de-stratagemes_a191.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73.</title>
   <updated>2024-11-23T23:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Retrouver-la-confiance-dans-le-lien-humain-Revue-hypnose-et-therapies-breves-73_a189.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/84277557-60205623.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-15T22:58:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Apport de la thérapie narrative. Dr Julien BETBEZE.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205623.jpg?v=1731708231" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      Travail sur l’intentionnalité dans les traumas complexes pour monter sur la berge.        <br />
       Pour cette patiente, monter sur la berge c’est se sortir du tsunami de son trauma. Une forme de « sauvetage » rendu possible par un travail d’accordage et de co-thérapie pour rétablir des relations de confiance et renouer le lien avec les humains.       <br />
              <br />
       La difficulté rencontrée par un thérapeute lorsqu’il est confronté à un trauma complexe, est de travailler avec un sujet qui a perdu confiance en tout lien humain, dans un monde où prolifèrent les doubles liens avec de nombreux blocages sensoriels et une pauvreté de la pensée. Dans ce monde, les intentions relationnelles ont disparu.        <br />
              <br />
       A la différence de l’état de stress post-traumatique où le vécu traumatique est contextuel et où il reste des relations sécures en dehors du contexte traumatique, le trauma complexe est caractérisé par un envahissement généralisé de la problématique traumatique, le sujet restant prisonnier dans un labyrinthe de processus dissociatifs. Dans cette occurrence, le « sujet » ne peut pas se réassocier quelles que soient les modifications de ses actions, car il n’y a aucun espace sécure dans sa relation au monde, du fait de l’absence d’accordage dans sa relation à l’autre et à lui-même. Aucune action n’a de sens, il reste sous l’influence de l’impuissance et de l’effroi, aucun autre n’étant crédible pour venir à sa rencontre. En effet la dissociation, caractérisée par une contradiction entre relation à l’autre et relation à soi, plonge le sujet dans une expérience abandonnique de « seul au monde ».       <br />
              <br />
       <b>« PENSÉE PAR TAS » </b>       <br />
       Dans cette expérience, les vides de pensée, les ruminations, les interprétations limitantes, la lutte contre les ressentis sensoriels et les actions automatiques s’enracinent dans un langage organisé selon une « pensée par tas ».        <br />
       Le monde abandonnique amène le sujet à construire des « petits tas » de signification, auxquels il s’accroche pour échapper à l’émiettement chaotique et tenter de donner du sens à une expérience insensée. Dans cette expérience transie par des angoisses de mort, toute action peut déboucher sur des angoisses d’effondrement et toute tentative d’entrée dans la relation se traduit par des angoisses d’étouffement ou de rejet, caractéristiques de l’expérience de maltraitance. Devant la multiplication des doubles liens, le trauma s’invite dans les différents secteurs de vie du sujet, les intentions relationnelles s’absentent, la vie affective est anesthésiée, les troubles émotionnels tournent à vide ; l’absence d’accordage rigidifie le jeu relationnel et maintient le sujet dans un chaos insensé.       <br />
              <br />
       <b>ACCORDAGE ET INTENTION       <br />
       </b>Dans ces prises en charge où aucun lien sécure ne tient, et où l’installation d’une relation thérapeutique est toujours problématique, un travail spécifique à partir de la compréhension de l’autonomie relationnelle sert de guide pour construire un chemin qui pourrait enfin donner un sens à la vie du sujet.       <br />
              <br />
       Sortir de cette impasse, où l’action se retourne contre elle-même, implique de rendre à nouveau perceptible la dimension intentionnelle. Cette visée intentionnelle est le vecteur de la vie affective et des gestes relationnels donnant forme à la subjectivité dans une dimension dialogique. Et c’est en co-construisant une relation d’accordage que le sujet et le thérapeute vont pouvoir donner forme à l’intentionnalité et enrichir leur pensée. L’accordage permet d’accueillir la vie relationnelle et donner sens aux effets relationnels des actions.       <br />
              <br />
       Ainsi le sujet peut commencer, baigné dans la chair de la relation thérapeutique, à vivre une expérience d’autonomie dans la relation. Se sentant plus en sécurité, il va pouvoir se positionner physiquement et psychiquement de manière plus active. Cette prise de position rend possible l’accueil de ses ressentis sensoriels, et donne sens à son affectivité. Accueillant ainsi ses potentialités créatives, le sujet va être en capacité de s’investir dans un imaginaire partagé où la signification des mots peut commencer à agir dans une dynamique interactive.       <br />
              <br />
       <b>ACCORDAGE ET RÉACCORDAGE       <br />
       </b>La mise en place de l’accordage est ainsi le point de départ pour installer une zone d’activation optimale, indispensable dans le début de la prise en charge des traumas complexes. Celui-ci est la base de la stabilisation émotionnelle à l’intérieur d’un espace plus sécure. La première étape après l’accueil du sujet est de l’amener à sentir que le thérapeute est disponible pour accueillir sa singularité et faire face aux monstres qui le perturbent. Le début de l’entretien est ainsi très important pour introduire un espace sécurisant.       <br />
              <br />
       Cela passe par la mise en parole du vécu du patient dans l’espace de la pièce et de la relation, le thérapeute accueillant de manière in- conditionnelle la position et le vécu du sujet.       <br />
              <br />
       Le développement d’une meilleure coopération passe par l’observation attentive de trois éléments : les réactions corporelles du sujet, les résonances ressenties par le thérapeute, et les mouvements d’interaction au sein du processus d’accordage. Ces différentes informations sont en lien à la fois avec l’intention de rentrer en relation et en même temps avec des actions automatiques de survie. Ces informations doivent ensuite être mises en mots, et les actions automatiques doivent être comprises comme un effet du processus traumatique, celui-ci faisant vaciller l’expérience de la liberté relationnelle. C’est la raison pour laquelle la thérapie se situe dans un contexte de co-thérapie, le thérapeute posant les questions qu’il se pose lui-même quand il est en lien avec les effets de la scène traumatique.       <br />
              <br />
       Le thérapeute utilise les techniques hypnotiques de mise en relation dans un contexte intentionnel. En disant, par exemple « vous êtes assis… vous entendez ma voix… », le thérapeute ne se contente pas de constater ce qui est, mais rend audible son intentionnalité d’être en relation avec l’autre. Lorsqu’il dit « vous entendez ma voix… », le thérapeute sous-entend : « je me réjouis que vous soyez là, présent, me faisant confiance, et écoutant ce que je vous propose ». La dimension intentionnelle de la parole du thérapeute est fondamentale dans ce qu’on pourrait appeler un « yes set intentionnel », qui peut amener le thérapeute à demander au patient l’autorisation de se mettre dans la même position physique que lui, pour mieux le rejoindre dans son expérience. Cela implique évi- demment que le sujet perçoive que le thérapeute ne réduit pas les symptômes (angoisse, insomnie...) à l’expression d’un processus identitaire (« je suis angoissé, je suis insomniaque… »). Le thérapeute accueille d’abord le « je » (du « je suis angoissé »), avant d’externaliser l’angoisse. Ce langage externalisant, avec la co-création d’un espace imaginaire commun support de la conversation hypnotique, va permettre au sujet de se connecter aux intentions relationnelles du thérapeute, c’est-à-dire de le percevoir avant tout comme un être humain et non pas comme un simple technicien. Cela l’autorise à imaginer qu’il pourra un jour faire partie de ce monde des humains. Et lorsqu’il sentira que le thérapeute est touché par certains effets de son histoire (impuissance, angoisse, trahison, rejet, etc.), il aura la capacité de ramener ses perceptions à une expérience partagée.       <br />
              <br />
       Nous devons être attentifs à la manière dont s’amorce la relation d’accordage, là où elle est présente et là où elle peut se défaire. En effet, elle peut facilement se défaire à ce stade précoce où le sujet est encore dans une perception étroite, en lien avec une pensée par tas. Pour le sujet, toute relation sous l’influence du trauma prend la forme d’une relation de maltraitance, c’est-à-dire d’une relation dans laquelle le sujet ne perçoit pas, au niveau affectif, la possibilité de pouvoir vivre une expérience d’autonomie dans une relation. Même s’il commence à envisager au niveau cognitif les bonnes intentions du thérapeute, il a encore tendance à s’appuyer sur ses anciens réflexes, qui lui font percevoir le théra- peute comme arrimé à une position de pouvoir, sachant mieux que le sujet ce qui est bon pour lui.       <br />
              <br />
       <b>TRAVERSÉE DES ANGOISSES DE MALTRAITANCE       <br />
       </b>La demande de permission (en particulier chaque fois que sont abordés les relations et le vécu interne) et l’externalisation sont des moyens essentiels pour installer une relation plus singulière.       <br />
              <br />
       Lorsque le sujet répond aux questions posées, le thérapeute reste très attentif à la première occurrence de l’emploi du « je », ainsi qu’aux métaphores et aux gestes spontanés du sujet. Le début de la conversation thérapeutique est marqué par de nombreuses « lignes éditoriales », où le thérapeute reformule ce qu’il a entendu en intégrant la dimension du « je ». Par exemple, si le sujet a pu exprimer sa souffrance sous forme d’une phrase commençant par « je... » (« je suis nul, je ne vaux rien… », « j’ai envie de me suicider... »), cela est le signe de l’installation d’une confiance vis-à-vis du thérapeute, de lui-même, et de la relation thérapeutique : c’est la raison pour laquelle le thérapeute devra intégrer ce « je...» dans sa reformulation, signant l’ouverture d’un espace de coopération. Ainsi le thérapeute va reformuler les propos recueillis, en disant : « si je comprends bien, vous me dites: je suis nul, je ne vaux rien…, est-ce bien cela que vous avez voulu me dire… ? ou est- ce autre chose… ? ». Cette reprise du « je » amène le sujet à commencer à se percevoir comme autonome dans la relation. Formuler ainsi cette « ligne éditoriale » renforce le lien entre le sujet et le thérapeute, celui-ci propose alors au sujet de choisir le thème sur lequel il souhaite continuer la conversation pour élucider les obscurités dans lesquelles il se dé- bat. Cette introduction du choix renforce la nouvelle dynamique de coopération dans la- quelle le sujet peut expérimenter une liberté en devenir. L’installation progressive de l’autonomie relationnelle prépare l’expérience fondatrice à partir de laquelle le sujet pourra s’extraire du pouvoir du trauma et prendre position sur sa vie à venir.       <br />
              <br />
       Si l’effet principal du trauma a été de détruire la confiance dans la relation humaine et dans les valeurs préférées du sujet (comme par exemple le respect, la liberté qui ne sont plus que des mots vides), la mise en place de l’autonomie relationnelle, dans la relation avec le thérapeute, contribue à redonner sens à une expérience de valeurs incarnées. En effet, les valeurs comme expression de la vie affective sont les formes langagières et culturelles de l’autonomie relationnelle. C’est à partir de leur existence que le sujet peut à nouveau avoir confiance dans le lien humain.       <br />
              <br />
       Redonner sens aux valeurs implique de vivre d’abord une relation dans laquelle le sujet a la certitude d’avoir de la valeur. Pour cela, même lorsqu’il agit dans une relation en décalage avec les attentes de l’autre, il est nécessaire que le sujet prenne conscience que l’autre perçoit ses intentions d’enrichir la relation. C’est sa prise d’initiative qui, ainsi accueillie, enrichit la puissance de vie de l’autre. En retour, le sujet fait l’expérience d’avoir de la valeur au sein d’une relation qu’il découvre maintenant comme un espace sécu- re, dans lequel il peut déployer sa créativité.       <br />
              <br />
       Alors cette liberté enrichit la vie des deux membres de cette relation, chacun se sentant valorisé par l’autre. Ainsi, même si l’action de l’un n’est pas adaptée, l’autre est en capacité d’en percevoir l’intention relationnelle. Par exemple, pour faire plaisir à un ami friand de chocolat, vous décidez de lui préparer un gâteau au chocolat. Certes vos talents culinaires sont importants, mais ce n’est pas là l’essentiel, il s’agit plutôt de montrer que votre intention, en réalisant ce plat, est d’honorer votre relation d’amitié. Et c’est à cette condition que le plaisir est partagé et enrichit la relation. Et même si le gâteau n’est pas parfait selon vous, c’est cette intention de partage, reconnue par l’autre, qui vous permet d’accueillir vos ressentis sensoriels en lien avec cette petite déception. Dans le cas contraire, lorsque l’intention relationnelle n’est pas accueillie par l’autre, vous tombez momentanément dans le vide, et ce qui n’était qu’une petite déception devient un abîme dans lequel votre valeur s’évapore.       <br />
              <br />
       Si l’effet principal du monde traumatique est la perte de la confiance en la relation humaine, la dissolution de la vie intentionnelle et la perte du sens des valeurs, la thérapie des traumas complexes consiste d’abord à retrouver et à partager cette perception intentionnelle pour reprendre confiance en la relation humaine.       <br />
              <br />
       <b>HISTOIRE DE MADAME T.       <br />
       </b>Madame T., âgée de 49 ans, présentant de nombreux antécédents traumatiques, consulte pour une dépression chronique, avec anxiété et dévalorisation. Elle décrit sa vie comme un amoncellement d’échecs affectifs et professionnels. Elle a créé une entreprise qui a fait faillite. Après un divorce, elle a réussi à reconstruire une relation aujourd’hui fortement en crise. Son conjoint actuel fait chambre à part et lui a indiqué son intention de la quitter si elle ne changeait pas. Son histoire est dominée par un sentiment d’échec personnel : quoi qu’elle fasse, « rien ne va, les autres ne me comprennent pas et me rejettent », comme son premier compagnon et son fils qui ne veut plus la voir. Sa souffrance est perceptible lorsqu’elle évoque son incapacité à construire des relations de confiance.       <br />
              <br />
       Après plusieurs « lignes éditoriales », où le « je » de l’énonciation de cette souffrance a pu être entendu (« j’avais confiance en lui »), une conversation s’est initiée sur le rôle de la confiance dans la construction d’une relation humaine. Elle a pu retrouver des histoires de confiance dans sa vie et celle des autres, et réfléchir au lien entre la confiance et la possibilité de construction d’un projet commun.       <br />
              <br />
       Sous l’influence de la pensée par tas, caractéristique du monde traumatique et du vécu abandonnique, elle décrit l’expérience de la confiance et celle de la construction comme deux entités apposées l’une à côté de l’autre, sans lien. La présence de l’accordage donne l’opportunité au thérapeute d’amener Mme T. à tisser un lien entre la confiance et la construction : ainsi peut s’initier, grâce à la collaboration avec le thérapeute, un mode de « pensée par complexe » dans lequel la signification des mots, intégrant les différences de contexte, peut être partagée socialement. Cette nouvelle dynamique cognitive qui porte une composante relationnelle va l’autoriser à parler de la souffrance ressentie depuis la perte de contact avec son fils. Il est très important de réaliser que cette mère peut parler de sa douleur, justement parce qu’elle se sent en confiance avec le thérapeute. Si celui-ci n’accueille pas suffisamment le sens de cette souffrance en posant trop rapidement des questions à Mme T. sur les moments où son fils lui a fait confiance, ce questionnement risque de provoquer un sentiment de culpabilité lié à l’obligation de construire des relations de confiance. Cette obligation implicite dans laquelle Mme T. n’a pas de choix risque de réactiver l’influence du trauma et de réduire son vécu de confiance à un discours sur la confiance.       <br />
              <br />
       <b>REDONNER DU SENS À L’INTENTIONNALITÉ       <br />
       </b>C’est parce qu’elle a senti que ses peurs concernant ses relations ont été accueillies durant l’entretien, qu’elle a pu spontanément évoquer l’anecdote suivante : « Mon conjoint ne dort plus avec moi, il me dit que si ça continue il va divorcer, qu’il l’a déjà fait une fois et qu’il n’a pas peur de recommencer. Il dit qu’il est un homme libre et que je vis dans la peur et la dépendance. » Ce récit lié à la peur l’amène à conclure : « Je suis une merde. » L’important à ce moment-là pour le thérapeute est de ne pas se faire recruter par cette histoire traumatique, et pour cela l’aider à percevoir la perte de confiance comme un effet secondaire de la peur et donc du trauma. Cette lecture est facilitée par l’emploi d’un questionnement externalisant qui fait ressortir le rôle du contexte de peur dans la perte de confiance. A partir de là, le « même pas peur » du mari pourra être interprété différemment. Ce n’est plus le message « je n’ai même pas peur de te quitter car moi, je suis autonome », mais le retour d’une signification intentionnelle où le « même pas peur (…) qui nous permet de construire un avenir commun) » est partageable. Si jusque-là MmeT. trouvait qu’avec le « même pas peur » son mari jouait les gros bras (mais au fond avait peur de partir puisqu’il continuait à habiter avec elle), elle comprend maintenant que si elle a perçu de la peur chez lui, ce n’est pas celle de partir, mais la peur qu’elle n’entende pas son intention de construire avec elle un projet où existent des relations de confiance. Cette prise de conscience de l’intentionnalité relationnelle du mari la touche affectivement, elle prend tout à coup conscience qu’elle a de la valeur pour lui et s’éloigne donc de l’image d’« être une merde » produite par le trauma.       <br />
              <br />
       <b>CONVERSATION DE RE-MEMBERING       <br />
       </b>Ce changement de regard de Mme T. sur sa relation conjugale, en favorisant une nouvelle perception d’elle-même comme une femme ayant de la valeur, amène une modification émotionnelle, visible physiquement par le thérapeute, lui-même touché par cette évo- lution. C’est le moment où il va pouvoir poser des questions pour enrichir le lien de Mme T. avec d’autres histoires de confiance, avant d’introduire un questionnement spécifique sur l’intentionnalité et sur son lien avec l’humanité :       <br />
              <br />
       -	Thérapeute : « Si je comprends bien, pour qu’une relation soit vraiment humaine, pour vous comme pour les autres, la confiance doit être présente ?       <br />
              <br />
       Devant sa réponse affirmative, d’autres questions sont posées afin de rentrer dans une conversation renforçant sa perception d’être une personne qui a de la valeur.       <br />
       -	Th. : Qui ne serait pas surpris que, pour vous, pour qu’une relation soit une relation humaine, la confiance doit être présente ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-73-version-Papier_p163.html">Pour lire la suite de la consultation...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Julien BETBÈZE</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205749.jpg?v=1731708443" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      Rédacteur en chef de la revue « Hypnose &amp; Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, chef de service de l’Accueil familial thérapeutique de Loire-Atlantique de 1998 à 2018.       <br />
       Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes (DU Addictions, DU Hypnose, DU Douleur) et au sein des Instituts de la CFHTB. Responsable pédagogique et formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’Arepta- IMHENA (Institut Milton H. Erickson Nantes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205689.jpg?v=1731707881" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      N°73 : Mai / Juin / Juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°73 :       <br />
       ''En thérapie brève, comme en hypnose formelle, le thérapeute doit posséder de solides connaissances cliniques et la capacité à rentrer dans une transe partagée avec le sujet qu’il accompagne. A partir de cette expérience relationnelle, le thérapeute va poser des questions pour permettre au sujet de se décaler de l’histoire pathologique dans laquelle il est enfermé.''       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/436-prendre-ses-responsabilit%C3%A9s-externalisation-d%E2%80%99une-exception">Jérémie Roos nous montre comment l’utilisation du questionnement externalisant va permettre chez une jeune femme de 20 ans, prise dans une histoire de conflit de loyauté, de TOC et de surpoids, d’ouvrir un espace de liberté où elle pourra assumer ses prises de décision et trouver la force de renégocier sa place dans les relations. Je vous propose ensuite un texte où je développe un certain nombre de chemins pour « reprendre confiance dans le lien humain », quand celui-ci a été détruit par des vécus traumatiques. Il n’y a qu’à partir d’une expérience de sécurité, en lien avec une confiance retrouvée, que le sujet est en capacité de faire face aux effets du trauma.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Bernard Mayer souligne l’importance du travail avec le corps dans la désensibilisation des traumas. A travers le cas d’Eglantine, il nous fait percevoir l’importance du travail avec le Système nerveux autonome pour remettre en mouvement les processus de réassociation.       <br />
              <br />
       Dans l’« Espace Douleur Douceur », Gérard Ostermann nous présente le travail de trois praticiens : - Dans le cas d’une douleur d’épaule, Michel Dumas nous indique comment l’hypnose favorise la réconciliation avec cette partie du corps isolée par la douleur.       <br />
       - Christophe Hardy nous ouvre à l’utilisation hypnotique du « swiss ball » pour redonner du mouvement à un dos enfermé dans la lombalgie.       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-en-soins-palliatifs_a272.html">- Laurence Dalem nous rappelle l’importance des soins palliatifs et combien la relation n’appartient jamais à une personne, mais est toujours partagée.</a>       <br />
              <br />
       Dans le dossier thématique ''Interroger nos pratiques'', Guillaume Delannoy et Nathalie Koralnik nous font comprendre qu’aucun thérapeute n’est à l’abri de faire une « mauvaise séance » et ils développent ainsi un mode d’emploi en 20 points pour s’empêcher de réussir !       <br />
              <br />
       Vous pouvez en profiter pour lire le « Quiproquo » de Stefano Colombo sur l’échec, illustré avec humour par Muhuc, afin de comprendre pourquoi l’hypnose, on ne peut pas la réussir, avec un grand avantage : pas de réussite, pas d’échec !       <br />
              <br />
       J’ai eu le grand plaisir d’interviewer Dominique Megglé à la suite de la publication de son livre ''Les chaussettes trouées'', synthèse des points importants émergeant de sa longue expérience de clinicien. Il évoque l’importance de penser la psychopathologie à partir de l’hypnopathologie. Voilà une position novatrice qui ouvre de nouvelles perspectives pour nous interroger sur la pertinence de nos pratiques.       <br />
              <br />
       Stéphane Radoykov questionne également sa pratique, tout en acceptant ses limites, il recherche des améliorations en sortant par exemple du piège des automatismes. Il fait référence aux questionnaires de Scott D. Miller, essentiels pour se situer dans une dimension de co-construction pour ouvrir des possibles.       <br />
              <br />
       Adrian Chaboche nous rappelle la phrase d’Erickson pour nous inciter à être créatifs : « N’imitez pas. Soyez naturellement vous-même. J’ai passé du temps à essayer d’imiter d’autres, ce fut un désastre ! »       <br />
              <br />
       Sophie Cohen utilise « l’arbre de vie » pour aider Hélène à se libérer des relations dysfonctionnelles transgénérationnelles et s’autoriser à construire sa propre histoire en lien avec ses valeurs préférées.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Retrouver-la-confiance-dans-le-lien-humain-Revue-hypnose-et-therapies-breves-73_a189.html" />
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  <entry>
   <title>Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences.</title>
   <updated>2024-11-08T01:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/83515066-59776137.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-15T17:23:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Virginie Lagrée pour la revue hypnose et thérapies brèves, hors-série sur le psychotraumatisme. Médecin aux urgences du CHU de Nantes, l’auteure voit défiler toutes sortes de patients et de situations à haute intensité traumatique. De son récit, il ressort beaucoup d’angoisse et de détresse, et peu de certitudes, des gestes professionnels souvent, de l’engagement et des paroles de soutien, un fort sentiment d’humilité enfin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-59776137.jpg?v=1729007110" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      « Hello Virginie ! Peux-tu m’aider en écrivant un article sur le psychotraumatisme aux urgences médico-psychologiques pour le “Hors-Série” de la revue “Hypnose &amp; Thérapies brèves”. J’userai de toutes les stratégies en cas de refus (menace, scarifications, roulage par terre au sol...) car j’ai vraiment besoin d’aide ! Ci-joint les consignes. » C’est le mail que je découvre en ouvrant ma boîte. Je me prends à sourire en imaginant Emmanuel mon collègue psychiatre se rouler par terre et je ne peux pas lui refuser... C’est à ce moment-là que Claire, infirmière nouvellement arrivée dans le service, revient de l’accueil avec un dossier :        <br />
              <br />
       - Claire : « Je ne me sens pas à l’aise du tout avec ce genre de situation, je ne suis pas formée, ça m’angoisse.        <br />
       - Collègue infirmier : C’est quoi ? s’enquiert un autre infirmier.        <br />
       - Claire :Monsieur Pierre, 55 ans, chauffeur poids lourd depuis trente ans. Il vient de voir s’encastrer une voiture sous ses roues, sans rien pouvoir faire, un virage, glissant... Il est super mal... Ce sont les pompiers qui l’ont emmené.        <br />
       - Collègue infirmier : C’est un débrief. Je n’aime pas trop non plus ces entretiens. Moi, je me suis formé sur le tas, à force d’en voir. » J’écoute d’une oreille en refermant ma boîte mail. Formée, je le suis. Et pourtant... Je fais rapidement le tour de ma boîte à outils, HTSMA (Hypnose Thérapies stratégiques et Mouvements alternatifs), Thérapies narratives, TRE (Trauma Releasing Exercises), débriefing et jeux de rôles lorsque je faisais partie de la CUMP (Cellule d’urgence médico-psycho - logique), entendu parler aussi du Brainspotting, lu le livre de David Grand. Pas une expérience sur laquelle m’appuyer ne me revient... Je suis de garde une nuit et j’étais en formation HTSMA la semaine précédente. Je reçois une jeune femme, Agnès, victime d’un accident de la voie publique. L’accident vient d’arriver, elle est en larmes, très angoissée, sa réaction reste adaptée mais elle est très envahie, elle revit en boucle l’accident. Elle répète : « J’aurais dû freiner, j’aurais dû freiner... »        <br />
              <br />
       Scène insoutenable qu’elle me raconte avec moult détails, je me disais que cela aurait pu être moi, c’est cela aussi les consultations de psychotraumatisme, c’est cette identification permanente, « on y laisse des plumes », comme le disait mon infirmier à Claire. Je me souviens d’un soir où tous mes col - lègues des urgences et moi-même avions scellé notre télévision le soir même après avoir reçu un père qui venait de perdre sa fille de 2 ans écrasée sous le poste. C’est l’effet « osmotique » du trauma, comme une imprégnation. Mais cela n’est-il pas surtout un signe d’engagement de la part des soignants, un accordage affectif lors de l’entretien ?        <br />
              <br />
       A propos de l’impact sur les soignants, je me rappelle avoir croisé mes collègues du Samu revenant d’une intervention dans un parc d’attractions pour enfants. Le wagon d’un manège mal fixé est passé sur le corps d’un animateur, décédé. Ils s’arrêtent dans le couloir, hilares, ils me montrent les photos : « Mate la scène, une boucherie, c’était le festival du gore ! » Ils sont manifestement très dissociés. Je les invite à venir prendre un café au secteur psychiatrique, avec l’idée d’un débriefing informel. On a parlé un peu, bu du café beaucoup, le temps que tout le monde se rassemble, se réassocie.        <br />
              <br />
       Aucune technique, juste un retour dans l’ici et maintenant. Quand mon fils m’a demandé d’organiser son anniversaire dans ce même parc, j’ai refusé. L’impact est à libération prolongée, semble-t-il. Je ne sais plus ce que j’ai fait ou dit à Agnès, rien de mirobolant sûrement, mais encore moi-même un peu sidérée j’ai eu besoin d’en parler à mon maître, le Docteur Martineau.        <br />
       - « Tu as fait de l’EMDR ? me demande-t-il.        <br />
       - Comme ça, là, en aigu ?!        <br />
       - Ben oui !        <br />
       - J’y ai pensé oui, mais je n’ai pas osé.        <br />
       - Alors tu préfères laisser des gens souffrir plutôt que de tenter ce que tu as appris par peur de te planter ? »         <br />
              <br />
       Cette réplique m’est restée coincée dans la gorge et le coeur... Evidemment qu’il aurait fallu tout tenter, peu importe d’être ridicule. Je décide d’emmener Claire avec moi voir Monsieur Pierre. Il entend les bruits de freinage, les pneus qui crissent, il revoit les yeux de la conductrice, un regard tout aussi démuni que le sien.        <br />
       - M. Pierre : « C’est comme si elle était résignée à mourir, dit-il.        <br />
       - Thérapeute : Je pense à ses enfants, son mari, quel âge peut-elle avoir ? Pas plus de trente ans je pense...  Il me demande des nouvelles de la victime, si elle est arrivée aux urgences, comment elle va.        <br />
       - M. Pierre : Je voudrais au moins savoir si elle est vivante ou morte.        <br />
       - Th. : Je vais me renseigner. Je sens le regard étonné et éloquent de Claire se poser sur moi.        <br />
       - Claire : Quand je pense au nombre de fois où tu nous rappelles de faire attention au secret professionnel ! » C’est sorti tout seul, Claire, je n’ai pas réfléchi, c’est cela qui lui semblerait le plus utile, là, tout de suite, à ce patient, alors sans rentrer dans les détails médicaux je vais lui donner des nouvelles à Monsieur Pierre. Je me suis retrouvée à lui annoncer qu’elle était malheureusement décédée. Je me souviens de recevoir Patricia, jeune fille, qui me raconte avoir été violée quinze jours auparavant. Elle est dévastée par l’angoisse, entend les paroles de son violeur en boucle, revoit les images de la scène en flashs intempestifs, vit dans un état d’hypervigilance anxieux permanent, évite le trajet habituel de retour chez elle, sursaute quand son grille-pain éjecte ses tartines le matin. Après moult hésitations, je me lance, me souvenant de la réflexion de mon maître. A quoi sert de se former sinon ? Je me rappelle que lors d’agressions physiques il vaut mieux éviter de toucher, ou alors demander l’autorisation, alors je lui demande de suivre mon doigt, et c’est parti pour une série de mouvements alternatifs.        <br />
       - Th. : « C’est comment en vous là, maintenant ?        <br />
       - Patricia : Ça va nettement mieux ! Mouvements alternatifs encore. - Patricia : Ah oui, vraiment, c’est bien là...        <br />
       - Th. : Restez avec cela... Mouvements alternatifs de nouveau. - Patricia : Je vous assure ça va très bien », insiste-t-elle, s’agaçant presque. Je me suis doutée que cette patiente fort gentille essayait juste de me faire plaisir et de me rassurer, ou bien que cela était tellement insupportable pour elle de reparler du traumatisme qu’elle a préféré en finir vite, éviter de s’y confronter. Probablement, je n’ai pas réussi à obtenir une alliance suffisamment solide pour l’autoriser à lâcher prise et se sentir en sécurité. J’aurais dû prendre le temps d’installer une place sûre, et pourquoi pas utiliser une échelle afin de vérifier son niveau de sécurité. Autre souvenir, autre expérience : Chantal, la meilleure amie d’une jeune fille disparue, retrouvée violée dans un fossé, arrive aux urgences dans un état de dissociation majeure, pouvant la mettre en danger. Une instabilité psychomotrice incontrôlable, des pleurs, des cris, des attitudes désadaptées, elle se tape la tête contre les murs. Il a fallu « l’anxiolyser » et la garder aux urgences au moins une nuit afin de revoir les choses après un temps d’apaisement provoqué par les médicaments. Il y a encore quelques années je ne me posais pas la question, je donnais du Xanax ou du Valium avec un résultat qui ne m’aurait pas fait changer d’avis. « Les benzodiazépines sont contre-indiquées dans les PTSD », m’ont appris mes internes ensuite. Sont recommandés : antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et bétabloquants. Nous n’avons ni l’un ni l’autre aux urgences psychiatriques car il s’agit de traitements essentiellement prescrits lors d’un suivi, ce que nous n’assurons pas. Il nous faut donc essayer de trouver une consultation post-urgence rapidement.        <br />
              <br />
       C’est ce qu’il se passe avec cette patiente, chauffeuse de taxi, prise lors d’une de ses courses dans un règlement de comptes entre narcotrafiquants et qui a vu deux hommes cagoulés tirer sur son véhicule à la kalachnikov. Je parviens à lui trouver un rendez-vous en libéral dans la semaine qui suit. J’ai appris qu’elle s’y était rendue une fois puis n’avait pas honoré le second rendez-vous. Alors comment accrocher les patients quand on doit les ré-adresser alors que l’on sait que l’on est la « première figure d’attachement » après un choc ? Comme Julie, victime d’une agression sexuelle alors qu’elle rentrait d’un dîner entre amis et allait reprendre sa voiture. Julie est déjà venue dans le service après l’examen gynécologique initial, il y a quatre jours. Dissociée, elle avait refusé de rester, disant qu’elle allait retourner travailler à la crèche dans laquelle elle est employée depuis un mois et que tout irait bien, qu’elle était entourée de ses amis, elle ne voulait pas parler à ses parents de l’agression. Je n’avais pas d’argument pour la garder de force à l’hôpital et le service débordait de patients plus ou moins instables et agités qui l’inquiétaient encore davantage. Là encore, je lui ai fait promettre de revenir si elle en avait besoin. Elle revient ce jour. Elle a besoin d’un justificatif pour son employeur car elle n’a pas réussi à retourner travailler. Elle se sent trop honteuse et sale. Elle répète : « Je n’aurais pas dû mettre de jupe ce soir-là... » Elle est en demande de réassurance sur le fait que « ça va revenir, ça va aller ». « Je suis quelqu’un de joyeux d’habitude... »          <br />
              <br />
       J’ai pu grâce à ce patient avoir un regard sur l’étendue des remaniements psychiques que peut impliquer un traumatisme...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_p161.html">Pour lire la suite de cet article de la revue...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Virginie LAGRÉE</b></div>
     <div>
      Praticien hospitalier aux urgences du CHU de Nantes. Formée à l’hypnose à l’ARePTA à Nantes ainsi qu’aux thérapies stratégiques, à l’HTSMA et aux thérapies narratives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander le Hors-Série de Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-59776146.jpg?v=1729006612" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>NDLR</b></div>
     <div>
      L'HTSMA fait suite à l'EMDR et précède la TLMR Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous recherchez une formation officielle en EMDR - IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-60062686.jpg?v=1731025783" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
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      Vous êtes professionnel de la santé: médecin, psychologue, kinésithérapeute, infirmier, ostéopathe, psychothérapeute, orthophoniste, et vous recevez des patients présentant des psychotraumas...       <br />
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     </div>
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     <div><b>FORMATEURS et SUPERVISEURS CERTIFIES EMDR IMO.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-60062691.jpg?v=1731025721" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurence-ADJADJ_a22.html">Laurence ADJADJ</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Présidente de France EMDR IMO ® et de l'Institut HYPNOTIM.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurent-GROSS_a72.html">Laurent GROSS</a>: Psychothérapeute Certifié par ARS en 2013, Kinésithérapeute, Vice-Président de France EMDR IMO ®, Président du CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris et de l'Institut IN-DOLORE       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Pascal-VESPROUMIS_a191.html">Dr Pascal VESPROUMIS</a>: Médecin Addictologue, Président de l'ACCH. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/interview-dr-roxane-colette-livre-emdr-imo/">Dr Roxane COLETTE</a>: Médecin Psychiatre, auteur du livre: Petits maux, grands traumas: de l’EMDR à l’IMO, une nouvelle voie de guérison.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Sophie-TOURNOUER_a47.html">Sophie TOURNOUËR</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Claire-DAHAN_a233.html">Claire DAHAN</a>: Psychologue, Psychothérapeute. Conférencière internationale.       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Trouver des ressources. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 70</title>
   <updated>2024-07-17T13:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouver-des-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-70_a185.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/77079017-55915701.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-30T16:59:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
RUPTURE AMOUREUSE ET CONVERSATION SUR LES VALEURS. Anne MALRAUX.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/77079017-55915701.jpg?v=1701360533" alt="Trouver des ressources. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 70" title="Trouver des ressources. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 70" />
     </div>
     <div>
      Dans cet article, il est question de parcourir plusieurs mois de thérapie avec Syriane, en introduisant d’abord le problème et ses effets (histoire dominante), puis les compétences que la patiente a mises en oeuvre pour lui résister (histoire alternative).   Quand Syriane est venue me voir en thérapie, je n’avais encore jamais rencontré de Dévalorisateur Squatteur. C’est grâce à elle que j’en ai connu un, et ma foi il n’était pas « piqué des vers ». J’avais connu d’autres types dans son genre, cela dit, et mon opinion était que ce genre de type ne vous rend pas la vie douce, ni facile. C’était aussi l’opinion de Syriane. Comme elle me l’a expliqué lors de nos premières séances, le Dévalorisateur Squatteur s’était incrusté dans sa vie depuis bien longtemps. Elle me décrivait aussi comment le couple parental était lui-même aux prises avec de nombreux problèmes à même de préparer le terrain pour l’arrivée d’un Dévalorisateur Squatteur.        <br />
              <br />
       Sa mère est envahissante, débordante d’amour mais dévorée d’angoisse, et tout le temps inquiète. Son inquiétude la pousse à faire les choses à la place des autres (« bouge pas, je vais t’aider » est une de ses phrases préférées) et à les priver de leur autonomie, par peur qu’ils n’aient en réalité pas besoin d’elle. Syriane l’a souvent entendu dire que si elle n’était pas utile à quelqu’un ou quelque chose, alors elle ne servait à rien. Son père est manipulateur, colérique, tyrannique, critique... enfin beaucoup de « iques » ! Il ne lâche jamais un compliment, ou quoi que ce soit qui puisse apparaître comme une « faiblesse » ou un bon sentiment. Même à son travail, ses collègues le décrivent comme un homme intimidant, qu’il ne faut pas contrarier. Syriane raconte un homme qui rabaisse constamment son épouse, notamment lorsque celle-ci se mêle de reprendre des études de psychologie, ou de conduire. Elle relate des scènes familiales en voiture, avec sa mère au volant sous le feu des critiques paternelles, comme de véritables supplices qui les laissaient tous exsangues.       <br />
              <br />
        Quand Syriane naît, elle est tout de suite rejetée par ce père qui a lui-même longtemps souffert de surpoids morbide, car elle est, me dit-elle, « un bébé glouton ». A l’âge d’un an et demi, elle tombe malade et se voit diagnostiquer une rubéole (qui s’avérera en réalité être une roséole) alors que sa mère est enceinte de son petit frère. Craignant d’être contaminée et que cela n’affecte le développement du foetus, elle éloigne Syriane, qui est mise à l’écart, provoquant une coupure du lien maternel dévastatrice pour le bébé qu’elle était. Dans le même temps, le père, inquiet de l’issue de cette grossesse, insiste pour qu’elle avorte, ce qu’elle refuse. Le père décide alors, en quelque sorte, de quitter la relation conjugale. A partir de ce moment, les parents de Syriane ne communiqueront plus que pour évoquer les aspects du quotidien. Le petit frère de Syriane naîtra finalement en bonne santé, mais cette séquence douloureuse laissera une profonde marque sur la dynamique familiale. Syriane décrit un climat très lourd pendant toute son enfance, avec des parents qui ne se parlent que sur un mode opératoire, jusqu’au départ de son père, à ses 11 ans.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>LE PROBLÈME : HISTOIRE DOMINANTE       <br />
       </b>       <br />
        Mais revenons à notre Dévalorisateur Squatteur. Le choix de ce nom « barbare » découle de l’association de deux effets majeurs du problème dans la vie de Syriane. D’une part, la présence d’un juge intérieur qui reprend en grande partie la parole paternelle, et qui lui dit tout le temps qu’« elle n’est pas assez ceci, pas assez cela, qu’elle n’a aucune valeur, qu’elle va être abandonnée d’une minute à l’autre, qu’elle est seule et finira seule », etc. De l’autre, nous avons identifié un effet d’enracinement aussi intrusif qu’indésiré du problème, qui plonge ses racines dans le trauma transgénérationnel. Le squatteur. C’est à cause de son « impact » sonore, à mi-chemin entre dévaloriser et dévaliser, rendant compte de la dévalorisation constante, subie de façon active, qui dévale sur elle comme une avalanche de critiques incessantes, et du vol de valeur qui en découle, que nous avons gardé le Dévalorisateur Squatteur afin de nommer le problème.       <br />
              <br />
        Parmi les horreurs que ce dernier lui avait fait subir, il l’avait incitée à prendre du poids pour se cacher du regard des autres, afin qu’elle reste pour toujours sous son emprise. C’est ainsi que pendant la majeure partie de sa vie d’adulte, elle s’était trouvée affligée d’un grand nombre de kilos en trop (jusqu’à 140 kilos). Ce surpoids semblait fonctionner à merveille pour venir renforcer les conclusions négatives que Syriane tirait sur elle-même, et qui avaient été, avant cela, portées par la parole paternelle. Elle avait d’ailleurs eu, bien avant notre rencontre, une première alerte de santé, qui l’avait obligée à perdre 40 kilos. Elle décrivait de longues et douloureuses ruminations sur le fait qu’elle n’y arriverait jamais, que ça devait être écrit quelque part, que le bonheur n’était pas pour elle, qu’elle était maudite les jours pairs et foutue les jours impairs, enfin bref, tout ce genre de salades bien démoralisantes. Le Dévalorisateur Squatteur l’avait également persuadée qu’elle n’avait aucune chance de séduire un homme, ce qui faisait que dans sa vie elle avait tout le temps eu le rôle de bonne copine, mais pas celui d’une femme digne d’inspirer des passions ou d’être aimée amoureusement. Elle était donc restée vierge jusqu’à l’âge de 45 ans.       <br />
              <br />
        Or, c’est à cet âge qu’à son plus grand étonnement, et alors qu’elle s’était en quelque sorte résignée à ne jamais connaître l’amour charnel, elle a entamé une relation amoureuse avec son collègue, Tarek. En quelques mois, elle perd 30 kilos. Quelques mots de contexte peuvent ici paraître bienvenus. Syriane et Tarek se connaissent depuis 2011, et ils sont bons amis, avec une complicité qui grandit au fil des années. Or, le couple de Tarek bat de l’aile, et il finit par divorcer en 2019. C’est alors que les deux collègues évoquent l’idée de devenir colocataires, étant tous deux originaires de province, car ils s’entendent bien, se connaissent de longue date, et cela leur permet d’imaginer rompre un peu la solitude, se rendre des services, etc. Le jour où ils se retrouvent dans un restaurant pour discuter des détails que pourraient revêtir cette colocation, ils se rendent à l’évidence qu’ils ont des sentiments plus qu’amicaux l’un pour l’autre. « En fait, j’étais en train de lui dire que j’étais amoureuse de lui. Il m’a alors dit je suis hyper content de ce que tu me dis là... Physiquement, j’ai senti mon estomac se remplir... Je me suis même dit : “j’ai plus faim, mais alors j’ai plus faim du tout”... » Et un point en moins pour le Dévalorisateur Squatteur !        <br />
              <br />
       Ils entament donc une relation que Syriane décrit elle-même comme fusionnelle début mars 2020, avant que celle-ci ne soit rapidement interrompue par le premier confinement de la Covid-19. Je reçois Syriane pour la première fois en décembre 2021, soit environ un an après ces événements. Son premier motif de consultation est la souffrance amoureuse causée par l’éloignement de Tarek, et l’ensemble des troubles anxieux qu’elle rapporte en lien avec cette souffrance. En effet, celui-ci a pris ses distances devant l’emballement émotionnel de Syriane, qui ne dort plus, ne mange plus, et a perdu près de 20 kilos pendant les deux mois du confinement. Elle en perdra 10 de plus le mois suivant. « J’ai arrêté de manger et de dormir. Ça m’a propulsée. J’ai disjoncté. » Elle dit : « J’ai attendu ça toute ma vie, et maintenant que je l’ai, on me le retire. » Elle est à la fois terrifiée par la puissance du sentiment amoureux qu’elle éprouve et par l’immédiate crainte d’être rejetée, d’être remise dans son « état d’avant ». L’exploration de ce « ça », qu’elle a attendu toute sa vie, nous a permis de faire l’inventaire des compétences qu’elle a pu mobiliser jusqu’ici par elle pour résister aux conclusions de l’histoire dominante, tomber amoureuse et connaître une intimité charnelle avec un homme.           <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-70-version-Papier_p157.html">Lire la suite sur la Revue...       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ANNE MALRAUX Après une carrière artistique, elle s’oriente vers la sociologie puis se forme en psychologie. Formée à l’hypnose médicale à l’AFEHM en 2014, puis en thérapie narrative et à la prise en charge du psychotrauma à l’Institut Mimethys.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commandez la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°70</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/77079017-55915717.jpg?v=1701360275" alt="Trouver des ressources. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 70" title="Trouver des ressources. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 70" />
     </div>
     <div>
      N°70 : Août / Septembre / Octobre 2023       <br />
              <br />
       Voici le sommaire, présenté par Julien Betbèze, rédacteur en chef :       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouver-des-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-70_a185.html">. Anne Malraux décrit, à travers plusieurs séances de thérapie avec Syriane, comment celle-ci va retrouver des ressources, malgré la force du processus dissociatif. Dans cette histoire le personnage invisible du ''dévalorisateur-squatteur'', pilier de la dissociation, devient visible grâce au questionnement externalisant. Il perd son pouvoir et les ressources relationnelles peuvent émerger pour que Syriane retrouve sa fierté et reprenne des initiatives porteuses de sens.</a>       <br />
              <br />
       .Cédric Gueguen nous entraîne à « surfer » sur les vagues de la confiance avec les sportifs de haut niveau. Il nous emmène en Polynésie pour saisir la puissance de la mémoire du corps amplifiée par l’entraînement hypnotique.       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://in-dolore.fr/2023/11/30/troubles-relationnels/">Sophie Tournouër illustre, à travers la situation clinique de Daniel, l’apport de Guy Ausloos à la compréhension de ''l’acting out'' : le passage à l’acte n’est pas la cause du dysfonctionnement familial, mais une de ses conséquences. Elle nous aide à comprendre le lien entre les différentes compréhensions systémiques des passages à l’acte ; elle met en évidence l’importance de la dynamique de bienveillance et d’une approche collaborative pour retrouver les compétences relationnelles entre la maman et son fils. Et c’est par un questionnement orienté solution que l’apaisement pourra advenir.</a>       <br />
              <br />
       Dossier : Indispensable hypnose       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/179-l-hypnose-au-centre-de-la-therapie-therapies-breves-sans-l-hypnose-un-non-sens">Dominique Megglé nous apprend à repérer et à utiliser les 4 modalités de la transe : transe profonde, légère-moyenne, conversationnelle, invisible. A travers différentes situations cliniques, il souligne notamment comment la relation hypnotique permet d’échapper aux fausses exceptions lorsque celles-ci sont décrites comme de simples moments où les symptômes ont moins d’effet sur les sujets. Comme il le dit : l’hypnose est une jeune fille pleine de promesses.</a>       <br />
              <br />
       . Gérald Brassine nous montre comment conduire le travail sur les protections dissociatives chez une femme de 40 ans, avec des antécédents d’abus dans l’enfance, envahie par la peur de sortir de chez elle. Il décrit avec précision une séance qui, grâce a un changement de scénario, permet à cette femme de se libérer d’un syndrome de Stockholm et de retrouver la capacité de faire des choix.       <br />
              <br />
       . Stéphane Radoykov et Claude Virot nous rappellent l’importance d’intégrer l’hypnose dans les soins psychiatriques pour que les différents dispositifs thérapeutiques puissent« semer les graines du changement ». Il nous paraît indispensable que, pour le public et les soignants, l’hypnose ne soit pas uniquement associée à l’analgésie, mais soit aussi reconnue socialement comme un processus d’activation du changement en thérapie.]       <br />
              <br />
       <b>Espace Douleur Douceur</b>       <br />
              <br />
       . Gérard Ostermann.       <br />
       Edito : Quand l’hypnose parle à l’oreille des cigognes       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://hypnose-osteo-pma.fr/hypnose-et-ost%C3%A9opathie/234-hypnose-et-infertilit%C3%A9-m%C3%A9taphores-pour-donner-la-vie">Michel Dupuet, gynécologue-obstétricien, nous propose une fructueuse illustration clinique de cette thérapeutique incomparable qu’est l’hypnose. Lorsque l’enfant ne paraît pas, tout se bouscule en effet avec son cortège de sentiments négatifs qui s’entretiennent les uns les autres : culpabilité, sentiment d’impuissance, d’injustice, atteinte de l’image de soi et du couple.       <br />
       . Michel Dupuet a été le premier surpris de ses résultats des plus prometteurs, tout en affirmant avec modestie qu’il est peut-être prématuré de penser que les cas d’infertilité décrits et solutionnés par l’hypnose sont la preuve irréfragable de l’action exclusive de cette technique dans les problèmes de fertilité. Michel Dupuet espère seulement que dans les mois qui viendront ses confrères gynécologues, les centres de PMA intégreront l’hypnose dans leur panel thérapeutique. Malheureusement la crainte vivace dans l’inconscient médical du détournement de clientèle freine encore la collaboration. Pourtant 4 000 stérilités inexpliquées par an ouvre un vaste champ d’action.</a>       <br />
              <br />
       . Muriel Launois, ergothérapeute, nous invite à ''Explorer ce qui est bon pour soi''. Dans un monde survolté, où le stress nous fait croire à la performance alors qu’il empêche en fait de goûter la vie, Muriel Launois nous propose d’être attentif à nous-même pour redécouvrir la vraie signification de l’écoute et de la communication avec le réel. Elle nous invite à être dans l’ouvert, sensible à ce qui est. C’est une attitude de vie. Il n’y a rien à atteindre, à obtenir, à devenir. Il s’agit simplement de perdre ses prétentions ; tout est déjà là en amont de notre être en-deçà de nos pensées, soucis et émotions.       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Explorer-ce-qui-est-bon-pour-soi-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-70_a1679.html">Véronique Laplane, médecin pédiatre, nous indique la voie pour ''Ne plus avoir peur chez le pédiatre''. Les enfants sont d’excellents candidats à l’hypnose ! L’hypnose s’appuie sur l’imagination, or chacun sait qu’en la matière les enfants sont rois ! Pour eux, l’imaginaire est réel du moins jusqu’à un certain âge. Ils sont tour à tour dragon, princesse ou chevalier et ont intacte en eux la magie du « comme si »... L’hypnose ne doit pas être vue comme une solution magique, mais comme une méthode complémentaire aux techniques de communication, de réassurance et de préparation mentale.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Rubriques :</b>       <br />
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       . Stefano Colombo et Mohand Chérif Si Ahmed : Quiproquo « Indispensable »       <br />
       . Adrian Chaboche : Les champs du possible : ''Vous dansez ?''       <br />
       . Nicolas d’Inca : Culture monde ''Voyage chamanique au son du tambour''       <br />
       . Sophie Cohen : Bonjour et après ''Corinne et ses peurs''       <br />
       . <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Livres-sur-le-psychotraumatisme-Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-70_a225.html">Livres</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Trouver-des-ressources-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-70_a185.html" />
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   <title>Surfer sur la métaphore du patient.</title>
   <updated>2022-01-28T14:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Surfer-sur-la-metaphore-du-patient_a175.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/61933114-45030258.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-28T12:04:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La métaphore thérapeutique, éducative, philosophique est un support de langage qui, de tout temps, a servi à faire passer le message, à convaincre ou à faire réfléchir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030233.jpg?v=1643377593" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      La plupart des thérapeutes usent de métaphores souvent de façon intentionnelle. Parfois la construction en est élaborée et demande une préparation. C’est la métaphore la plus classique, utilisée en hypnose thérapeutique, à l’aide de l’isomorphisme des histoires – celle du patient et celle contée par le thérapeute –, qui est censée permettre un transfert de message.        <br />
              <br />
       C’est une manière élégante de pratiquer, respectueuse du patient, qui peut en intégrer le sens plus ou moins consciemment. Toutefois, même si elle est inspirée par la problématique du patient, elle n’en est pas moins issue de l’art créatif du thérapeute. Il est bien difficile d’en percevoir l’impact et celui-ci sera d’autant plus important que le thérapeute aura pu saisir la position du patient, position vis-à-vis de la vie (ses valeurs, ses projets) et pas seulement position vis-à-vis du problème présenté. Giorgio Nardone utilise très souvent des images métaphoriques puissantes destinées à être mémorisées par le patient et qu’il intègre dans le dialogue stratégique en le nommant « langage performatif ». Elles sont destinées le plus souvent au recadrage, moment crucial de l’entretien puisqu’il ouvrira sur l’orientation ou la prescription thérapeutique. Cette prescription ne peut être acceptée que si le patient, à mesure du développement de l’entretien et au gré de questions stratégiques, a pu commencer à douter de sa position vis-à- vis du problème (c’est-à-dire de ses habituelles tentatives de solution).        <br />
              <br />
       Ainsi, la métaphore est-elle alors une image forte du problème ou de la situation du patient, tellement forte qu’elle invite le patient à amorcer un changement pour quitter sa position ancrée par le symptôme et ainsi à accepter la nouvelle orientation… et espère- t-on à l’expérimenter. Inspirée par la situation du patient, la métaphore est dans ce cas une création du thérapeute.        <br />
              <br />
       Mais le langage métaphorique est sans doute un langage propre à l’expérience de chacun ou à sa représentation du monde. C’est pourquoi être à l’écoute des métaphores du patient est un excellent moyen d’être renseigné sur sa position et ainsi d’entrer dans son monde dans la mesure où on accepte d’utiliser ses images sans forcément en comprendre le sens exact. Car on peut communiquer sans comprendre ! L’essentiel n’est-il pas que le patient se sente compris. Confucius disait : « Une image vaut mille mots. » Tandis que José Ortega y Gasset ose cette phrase très poétique pour dire le potentiel expressif de la métaphore : « La métaphore est sans doute un des potentiels les plus fertiles de l’homme. Son efficacité est à la limite de la magie. Elle ressemble à un outil de création que Dieu aurait laissé à l’intérieur de ses créatures quand il les a faites. » Selon Farrelly, ce qui marche c’est le langage métaphorique. Le langage comporte plusieurs domaines de communication : nos perceptions (mode sensoriel), nos cognitions (mode conceptuel), mais nos métaphores usuelles (mode symbolique) vont venir enrichir l’expression des perceptions et des cognitions en faisant référence à l’expérience mais aussi à toute représentation analogique.        <br />
              <br />
       Alors, comment le langage réussit-il le mieux reproduire la pensée ? Selon George Lakoff et Mark Johnson, les processus de pensée sont métaphoriques (1). Le thème de la structuration de la métaphore oriente la pensée et l’action. Le système conceptuel est métaphorique et induit la pensée (circularité), si bien qu’on ne sait plus d’où il vient. La vie est ainsi un chemin pour certains, un combat pour d’autres, ou encore une rose à la tige chargée d’épines. On voit bien que ces références imagées viennent autant de l’histoire du sujet, de ses expériences, de ses relations que de son contexte de vie ou de ses croyances elles-mêmes influencées par le milieu. Toujours est-il que chacun va se saisir de ce type d’images pour exprimer sa pensée et que les images créées auront elles-mêmes une influence sur les choix de vie. Mais la structuration métaphorique n’est conceptuelle que dans son contexte. La conceptualisation métaphorique se base sur les fondements de l’expérience historique, corporelle, émotionnelle que nous avons du monde. C’est ainsi que les proverbes se réfèrent de façon imagée au monde environnant d’une culture. Ils sont alors fort différents d’une culture à l’autre pour un même signifié.       <br />
              <br />
        La construction du monde est métaphorique et c’est parfois une construction limitante. On ne peut imposer une nouvelle construction métaphorique au patient (la nôtre) mais on peut lui permettre d’en façonner une plus adaptée à la période de vie qu’il traverse. L’implication thérapeutique, c’est qu’en changeant la métaphore conceptuelle, on peut changer la perception... idem dans le champ des synesthésies. Ce qu’il faut comprendre c’est que la structuration métaphorique perd son sens hors contexte. C’est pourquoi il faudra toujours adapter les histoires métaphoriques au contexte (culture, étape de vie) du patient.        <br />
              <br />
       Toutefois, et curieusement, certaines métaphores sont transculturelles, ce sont les métaphores d’orientation. L’enfer a toujours été dans les profondeurs tandis que le paradis se situe dans les hauteurs. L’avenir est devant nous et le passé derrière, et il est bien connu qu’il existe une psychologie des profondeurs et des approches plus superficielles. Notre langage le plus commun est-il, sans qu’on y prête attention, un langage d’influence ? Bien sûr, il y a bien d’autres formes de métaphores qui infiltrent notre pensée comme notre langage.        <br />
              <br />
       La description serait ici trop longue (comme les métaphores de contenant... la coupe est pleine...). Mais qu’elles soient structurales, ontologiques, importe peu car ce n’est pas l’analyse du langage qui compte le plus dans la relation au patient mais plutôt l’usage qu’il en fait. Le thérapeute a une occasion unique d’entrer dans le monde du patient. Car si le patient sent ses références comprises, s’il perçoit que son monde n’est pas étranger au thérapeute, l’alliance se nouera d’autant plus fortement. Et sans alliance, il y a peu d’avancée thérapeutique. On peut changer l’expérience en faisant évoluer la métaphore conceptuelle ou en modifiant la métaphore perceptive (synesthésies).        <br />
              <br />
       Dans notre propos, nous saisirons deux manières d’utiliser la métaphore du patient :        <br />
       - la première est celle d’entrer dans son monde en utilisant toutes les images qui se réfèrent à sa métaphore (structurale) pour faciliter l’entretien thérapeutique ;        <br />
       - la seconde qui sera une manière d’externaliser l’image métaphorique (métaphore ontologique) pour permettre une distanciation vis-à-vis d’une représentation envahissante et parfois aliénante pour mettre en place, à l’aide du questionnement, un jeu de langage favorisant la liberté des choix. Ces deux manières s’incluent dans un dialogue thérapeutique et permettent de façonner le questionnement. Nous ferons une brève allusion aux métaphores perceptuelles, merveilleuse porte d’entrée dans la transe hypnotique ouverte par le patient lui-même.        <br />
              <br />
       <b>SURFER SUR LA MÉTAPHORE DU PATIENT EN ENTRANT DANS SON MONDE</b>        <br />
              <br />
       Surfer sur la métaphore du patient, oui mais laquelle ? Il arrive que nos patients comme la plupart des personnes usent dans le quotidien d’expressions métaphoriques qui, même si elles sont connues ou ont un sens commun, possèdent chez eux un sens propre qu’il n’est nul besoin de connaître pour l’utiliser. Comprendre n’est pas l’essentiel de la tâche thérapeutique même si c’est utile. La première tâche thérapeutique est d’activer les processus internes du patient pour lui permettre d’ouvrir un nouvel horizon qui lui appartienne sans être suggéré par le thérapeute.        <br />
              <br />
       En posant des questions ouvertes au patient autour d’une expression métaphorique dont on soupçonne qu’elle exprime quelque chose de lui, de sa façon de percevoir l’existence, le thérapeute pourra faciliter ce processus d’ouverture par un questionnement approprié en reprenant les images propres du patient. Nous utiliserons de façon différenciée les métaphores structurales et les métaphores ontologiques.       <br />
              <br />
       James Lawley et Penny Tompkins : « L’organisation du langage et du comportement d’une personne sera isomorphe par rapport à l’organisation de ses processus cognitifs et toutes seront enracinées dans la nature incarnée de l’expérience. C’est pour cette raison que les changements dans un paysage métaphorique reflètent les changements en cognition qui, à leur tour, généreront de nouvelles pensées, de nouveaux sentiments et de nouveaux comportements. »        <br />
              <br />
       <b>LES MÉTAPHORES STRUCTURALES </b>       <br />
              <br />
       Ce sont celles qui nous donnent l’occasion d’entrer dans le monde du patient. Le thérapeute peut s’en saisir pour poser des questions qui pourront lui permettre de cerner l’objectif, de connaître les ressources relationnelles, mais aussi les exceptions, les espoirs, les projets que le patient porte en lui, parfois sans le savoir, et que sa métaphore laisse entrevoir en filigrane.        <br />
       Nous allons prendre quelques exemples pour illustrer la façon dont peut se tisser le dialogue qui pour un observateur extérieur pourrait passer pour surréaliste, mais qui illustre la proximité, la connivence du thérapeute et de son patient.        <br />
              <br />
       « Je suis dans la galère »        <br />
       - Vous ramez ou vous tenez le gouvernail ? (la position du patient est-elle active dans le projet de sa vie ou plutôt passive ?)        <br />
       - Y a-t-il d’autres rameurs avec vous ou êtes-vous seul ? (les relations sont explorées)       <br />
              <br />
       - Cette galère est-elle perdue en mer ou sait-elle vers quel port se diriger ? (objectif)        <br />
       - Où est le port ? Y êtes-vous attendu ? Est-ce que ce sera un lieu de repos ou au contraire un lieu d’intense activité ? (on précise le projet, l’objectif)        <br />
       - Connaissez-vous la direction ?        <br />
       - Le voyage a-t-il été long ? Y a-t-il des étapes ?        <br />
       - Avez-vous espoir d’arriver à bon port ? (on explore l’espoir)        <br />
       - Dans cette galère, y êtes-vous entré librement ou y avez-vous été contraint ? (exploration du choix)        <br />
              <br />
       - Une fois débarqué, que voudriez-vous réaliser ? (les intentions en lien avec les projets)        <br />
       - Pensez-vous que le plus important dans cette galère c’est de rester sur le banc, ou c’est plutôt de voyager et d’arriver quelque part ? (objectif, motivations)        <br />
       - Si vous deviez la quitter, la regretteriez- vous ? (motivation au changement)        <br />
       - Qu’est-ce qui est le plus important : changer de bateau ou arriver dans un port ?       <br />
       Le dialogue peut se poursuivre ainsi longtemps car il est rare que le patient ne joue pas le jeu une fois qu’on s’est saisi de l’image qu’il portait. Ce qui est intéressant, c’est que peu à peu cette galère, qui a si souvent la signification du bagne, va pouvoir se transformer en moyen de se réaliser, c’est-à-dire en possibilité de choix, surtout si on introduit des questionnements ouverts ou sous forme alternative, car implicitement ce questionnement transforme cette contrainte en choix.        <br />
              <br />
       « Je pète un plomb »        <br />
       - De quoi avez-vous besoin pour remettre le courant ?        <br />
       - Qui saura réparer ? Connaissez-vous un électricien ?        <br />
       - Faut-il augmenter l’ampérage pour que la ligne tienne ? Comment ?        <br />
       - Une fois que le plomb a sauté, comment revient la lumière ?        <br />
       - Qui peut vous éclairer dans ces cas-là ?        <br />
              <br />
       « L’âne est trop chargé » (patient parlant de lui-même)        <br />
       - Qui met la charge ?        <br />
       - Qui peut le décharger, le soulager ?        <br />
       - Où est l’écurie ?        <br />
       - Jusqu’où doit-il aller aussi chargé ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-63-version-Papier_p143.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr WILFRID MARTINEAU</b></div>
     <div>
      Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030258.jpg?v=1643369291" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      N°63 : Novembre, Décembre 2021, Janvier 2022       <br />
       Illustrations © Eishin Yoza       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Humaniser-le-lien-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-63-Dr-Julien-BETBEZE_a110.html">Edito : Humaniser le lien - Julien Betbèze, rédacteur en chef</a>       <br />
              <br />
       - Wilfrid Martineau nous apprend à surfer sur les métaphores, grâce à des exemples concrets de questionnement s’inscrivant dans l’imaginaire partagé. En s’attachant aux métaphores des patients, le thérapeute renforce le lien et active le changement.       <br />
              <br />
       - Marie Caiazzo nous indique comment les images d’une personne courageuse et forte peuvent remettre le corps en mouvement ; elle illustre cela avec le cas d’Annabelle, kiné victime d’inceste qui ne parvenait plus à toucher ses patients.       <br />
              <br />
       - Bertrand Jacques met en évidence les effets délétères des normes de performance dans la vie affective et sexuelle. A travers plusieurs exemples, il nous montre comment se déprendre du pouvoir des injonctions normatives intériorisées. Reconnecter les sujets à des relations sécures va ouvrir la voie à une expérience émotionnelle corrective, dans laquelle le sujet va se réapproprier sa subjectivité qui passe par l’acceptation de la peur et l’accueil des tremblements.       <br />
              <br />
       - Gérard Ostermann présente dans son édito deux articles sur l’utilisation de l’hypnose, en neurochirurgie éveillée (Séverine Gras) et sur la fibromyalgie (Laurent Schaller).       <br />
              <br />
       - Le dossier thématique «Humaniser le lien» reprend un échange de Julien Betbèze avec Eric Bardot autour de la dépression.       <br />
       L’article souligne l’importance de la constitution de la relation pour accéder à la subjectivité. Cela passe par une attention à l’accordage et au partage affectif afin de diminuer l’effet des angoisses de mort liées au monde abandonnique.       <br />
              <br />
       - Le texte de Véronique Cohier-Rahban s’intéresse aux fantômes transgénérationnels chez les enfants atteints de troubles oppositionnels avec provocation (TOP) et de troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). L’auteure décrit comment, à travers l’histoire d’une famille, son intervention thérapeutique a permis l’accès à une tristesse partagée, condition de l’installation d’un lien rendant à chacun un espace d’expression.       <br />
              <br />
       - Adrian Chaboche : Aussi simple qu’un verre d’eau. Voir le patient comme une œuvre d’art favorise notre empathie et fait émerger le geste thérapeutique qui devient simple, présent.       <br />
              <br />
       - L’importance du lien est illustrée comme toujours avec humour par Stefano Colombo et Muhuc.       <br />
              <br />
       - Gérard Fitoussi interroge Jean-Jacques Wittezaele qui a introduit l’approche de Palo Alto dans l’Europe francophone. Il décrit son parcours autour de l’importance de la relation et son intérêt pour la culture chinoise qui donne une place prépondérante à la relation dans la construction du sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Surfer-sur-la-metaphore-du-patient_a175.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE</title>
   <updated>2019-11-14T11:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Emotions-et-relation-dans-les-etats-depressifs-Dr-Julien-BETBÈZE_a157.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/38957281-33755484.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-31T16:25:00+01:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°53     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957281-33755484.jpg?v=1572536661" alt="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" title="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" />
     </div>
     <div>
      <b>Pendant longtemps, le paradoxe de la culture psychologique dominante a été de vouloir penser la relation thérapeutique en ignorant le lien entre relation et subjectivité.</b>       <br />
              <br />
       En s’intéressant à un sujet indépendant de la relation, celle-ci est devenue un mystère, réduite à la suggestion et au transfert, et les émotions ont été perçues comme émanant d’une subjectivité pathologique. Le retour de la relation et du corps, à partir de l’hypnose ericksonienne et de la théorie de l’attachement a replacé l’affect, l’émotion, l’ambiance au centre du travail thérapeutique (ambiance ou « stimmung », que François Roustang traduit par disposition). Cette place de l’affect comme régulateur de la relation a été enrichie par la théorie des neurones miroirs de Rizzolatti et par la théorie de l’accordage de Stern, qui ont permis de comprendre comment la relation au monde se construit à partir de la relation à l’autre.       <br />
              <br />
       Déjà Pierre Janet, avec la notion de régulation secondaire, nous avait montré que pour qu’une action soit terminée, celle- ci doit donner forme à un monde où les sentiments trouvent leur pleine expression. Pour lui, toute action non terminée maintient le sujet dans un état dissociatif l’empêchant d’avoir accès à sa subjectivité. Le sentiment est indispensable à la régulation de l’action ; en son absence, le sujet reste sans reconnaissance, prisonnier d’une dimension d’irréalité. Pour Pierre Janet, lorsqu’un sujet reconnaît une personne, il fait un acte de salutation, il peut prononcer un nom propre. Cet auteur attire notre attention sur le fait que « nous ne saluons pas de la même manière un parent, un intime, un étranger, et c’est précisément ce genre de salutation qui caractérise notre reconnaissance ». Il illustre son propos en rappelant le cas d’une jeune femme ayant dormi cinq ans à la Salpêtrière, qui avait de l’amitié pour lui, et qui pour cela le saluait correctement, tout en ajoutant : « Je ne vous connais pas du tout. » Celui-ci avait envie de lui dire : « Mais si vous ne me connaissez pas du tout, pour- quoi me saluez-vous de cette manière-là ? Si vous ne m’aviez jamais vu, vous ne me diriez pas bonjour comme vous venez de le faire. » La salutation était correcte, mais n’avait pas les actes secondaires qui s’ajotent à cette salutation : satisfaction, mécontentement, envie de dire telle ou telle chose. Pour Pierre Janet, la construction de la personnalité ne peut être réduite à des « phénomènes primitifs qui sont les mouvements, les actes d’adaptation, les régulations de l’équilibre, ou les régulations du sens musculaire. Il faut tenir compte aussi des régulations secondaires qui s’ajoutent à toutes nos actions ». Cette régulation est permise par les sentiments qui, lorsqu’ils sont partagés, permettent à une action d’être finie et de prendre sens.       <br />
              <br />
       Cette dimension de la spécificité de la relation est notée également par François Roustangdès le début de sa réflexion sur l’hypnose : « Nous avons tous la mémoire des relations d’imitation spontanée, depuis notre façon de marcher, de manger, de nous vêtir, jusqu’à celle de parler et de penser, de rire ou de pleurer », nous pourrions dire aussi de nous saluer. Car ces traits sont à fois ce qui caractérise notre individualité et ce qui permet de communiquer avec les autres et avec le monde. « Car chacun d’entre nous n’est que le nœud d’un réseau, de telle sorte qu’il est vain de vouloir séparer ce qui nous appartient en propre et ce qui nous a été transmis [...]. Car nous n’avons jamais que les sentimentset les sensations et les pensées que notre entourage nous a appris et qui se sont inscrits en nous. » François Roustang pro- longera son propos dès 1994 : « L’hypnothérapie s’intéresse au corps non pas, comme le veut encore notre culture, en vue de l’optimisation de l’individualité, mais parce qu’il est pour la personne l’interface de son rapport au monde. L’hypnothérapie ne considère pas le symptôme comme un mal-être intrapsychique, indépendant de la situation de la personne et des formes de relation qu’elle entretient avec son entourage proche ou lointain. La souffrance, pour elle, vient de ce que l’on est mal placé et que l’on se place mal, que les mots que l’on dit avec son existence ne sont pas dans la bonne phrase ou que la phrase n’est pas dans le contexte qui lui convient. » Ainsi le contexte dans lequel les mots et les phrases peuvent avoir un sens est le contexte relationnel. Ce n’est qu’à partir de ce dernier que les actions et les émotions peuvent prendre sens et ouvrir, pour le sujet, de nouvelles possibilités de vie.       <br />
              <br />
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957281-33755502.jpg?v=1572536869" alt="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" title="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" />
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              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957281-33979294.jpg?v=1573727267" alt="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" title="Emotions et relation dans les états dépressifs. Dr Julien BETBÈZE" />
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       Sophie TOURNOUËR est Formatrice au <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Formation-en-Hypnose-au-College-d-Hypnose-et-Therapies-Integratives-de-Paris_a1252.html">CHTIP à Paris</a>, et à <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">Hypnotim à Marseille</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Emotions-et-relation-dans-les-etats-depressifs-Dr-Julien-BETBÈZE_a157.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE</title>
   <updated>2019-11-14T11:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Edito-Les-emotions-Dr-Julien-BETBÈZE_a156.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/38957026-33755373.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-31T16:18:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°53     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957026-33755373.jpg?v=1572536469" alt="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" title="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" />
     </div>
     <div>
      Depuis le début de la psychothérapie moderne, l’importance de l’affect a été reconnue comme une modalité centrale du changement thérapeutique. Ainsi Pierre Janet a mis en évidence le rôle majeur de la dimension affective dans la perception de la réalité. Cette dimension rend possible un ajustement dans les relations humaines. Il y a ainsi un lien entre cette dimension liée à l’accueil des émotions et la singularité individuelle. Ce lien implique une compréhension de cette singularité dans un contexte relationnel. Malheureusement par la suite, cette dimension affective a été dévalorisée sous l’influence de la première théorisation freudienne qui a pensé l’affect dans une dimension quantitative et non qualitative avec le concept de « quantum d’affect ». Cette vision a rendu difficile la perception de la dimension qualitative de l’affect. De plus, en associant la dimension affective à l’image d’une déchirure dans un tissu, cette approche a rabattu l’affect sur une dimension psychopathologique, ne faisant que renforcer la conception délétère de la notion d’émotion négative.       <br />
              <br />
       Ces articles cherchent à resituer la dynamique émotionnelle dans la positivité de l’émotion. Celle-ci permet la construction de nouvelles significations à partir du sens corporel (felt sense) des expériences préverbales et affectives. Cette approche est développée dans <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/les-emotions-emoi-et-moi-emois-ou-les-constantes-variables/">la thérapie centrée sur les émotions que nous présentent Gérard Ostermann et Micheline Claudon</a>. En montrant le lien entre la théorie de l’attachement et la régulation des affects, ils nous permettent de percevoir le lien entre l’intelligence émotionnelle et l’ajustement relationnel.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-53-version-Papier_p119.html">Lire la suite</a>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957026-33755441.jpg?v=1572536371" alt="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" title="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" />
     </div>
     <div>
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              <br />
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/38957026-33979381.jpg?v=1573726995" alt="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" title="Edito: Les émotions. Dr Julien BETBÈZE" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-de-therapeutes-avec-Sophie-TOURNOUER_a187.html">Supervision de thérapeutes avec Sophie TOURNOUËR</a>       <br />
       Dates : 4 et 5 Février 2020 à Paris       <br />
       Venez visiter vos pratiques en partant de difficultés, d’expériences ou de questionnements rencontrés, avec une praticienne expérimentée, polyvalente et aussi rigoureuse que pleine de créativité, y compris en situation difficile.        <br />
       Sophie TOURNOUËR est Formatrice au <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Formation-en-Hypnose-au-College-d-Hypnose-et-Therapies-Integratives-de-Paris_a1252.html">CHTIP à Paris</a>, et à <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Sophie-TOURNOUER-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-familiale_a65.html">Hypnotim à Marseille</a>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Edito-Les-emotions-Dr-Julien-BETBÈZE_a156.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La douleur chronique: le monstre</title>
   <updated>2019-11-14T00:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/La-douleur-chronique-le-monstre_a155.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/36225920-32455509.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-08-12T16:27:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marc PICARD-DESTELAN Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°52     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32455509.jpg?v=1565089002" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      Notre contexte culturel nous invite à prêter une grande importance à ce qui se voit. La place de l’image dans l’information journalistique est évidente. Mais en médecine aussi le summum de la preuve est souvent constitué par l’image. Elle offre un appui fréquemment décisif dans les diagnostics. La position du douloureux chronique n’en est que plus difficile : il a mal, mais ça ne se voit pas.       <br />
              <br />
       Il n’existe que rarement une image pour valider sa douleur. Il n’a pas de blessure ou de cicatrices à exhiber. C’est ce dont témoignait récemment une patiente travaillant comme secrétaire dans un cabinet de radiologie : « Mes patrons m’ont dit : “on ne voit rien, vous n’avez rien”. »       <br />
       De façon paradoxale, elle se sentait montrée du doigt pour n’avoir rien à montrer.       <br />
              <br />
       Pour désigner celui qui est montré, la langue française utilise le mot « monstre » (du latin monstrum : ce que l’on montre). Le douloureux chronique est un monstre médical et social. Je me suis appuyé sur la lecture d’un petit recueil philosophique pour mener cette réflexion : Qu’est-ce qu’un monstre ?, coordonné par Annie Ibrahim.       <br />
              <br />
       La réflexion sur la notion de monstre est ancienne. Aristote en donne la définition suivante : « Le monstre appartient à la catégorie des phénomènes contraires à la nature, à la nature considérée non pas dans sa constance absolue, mais dans son cours ordinaire : car du point de vue de la nature éternelle et soumise à la nécessité, rien ne se produit contre nature, alors que c’est l’inverse dans les phénomènes qui, dans la généralité des cas, sont d’une façon, mais peuvent aussi être autrement » Aristote, De la génération des animaux, 770 b.       <br />
              <br />
       Autrement dit, selon Aristote les êtres vivants sont variables : un individu d’une espèce peut présenter des différences avec un autre individu de la même espèce. Mais ces différences s’inscrivent malgré tout dans « un cours ordinaire ». Ce que l’on nomme communément sous l’appellation de « normal ». Or, le douloureux chronique est si différent qu’il paraît parfois étrange, en dehors du modèle commun. Nous le voyons lorsque des infirmières plus habituées à rencontrer des patients atteints de pathologies graves, cancer notamment, viennent sur notre structure. Elles sont parfois surprises par la façon dont la souffrance s’exprime chez le douloureux chronique et enclines à douter de la réalité de leurs douleurs.       <br />
              <br />
       A la période de la Renaissance, les auteurs s’intéressent beaucoup aux monstres. Nous ne sommes plus dans le contexte de la Grèce antique, mais dans celui d’une pensée qui intègre le judéo-christianisme. Selon cette vision du monde, Dieu règle tout. Même le monstre. Montaigne nous dit : « Ce que nous appelons monstres ne le sont pas à Dieu [...] De sa toute sagesse il ne part rien que bon et commun et réglé ; mais nous n’en voyons pas l’assortiment et la relation. » Les Essais, Livre II, chap. 30, D’un enfant monstrueux.       <br />
              <br />
       Autrement dit, le monstre n’est pas une erreur de la nature. Il est voulu par Dieu et il joue un rôle dans l’univers. Mais les hommes ne le voient pas. Le problème de- vient une question de point de vue. Dieu a le bon point de vue sur le monstre, pas l’homme. L’homme peut seulement se de- mander de quoi le monstre est-il signe et tenter de répondre en modifiant son point de vue. Alors, de quoi le douloureux chronique est-il le signe ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-52-version-Papier_p115.html">Lire la suite</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32455555.jpg?v=1565089673" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-52-version-Papier_p115.html">Commander le numéro 52 en version papier </a>       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521630.jpg?v=1565620217" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Hypnose-et-anesthesie-suggestions-verbales-Dr-Laurence-LE-GOURRIER_a59.html">Hypnose et anesthésie: suggestions verbales. Dr Laurence LE GOURRIER</a>       <br />
       En 2002 au Congrès Agora à Rennes, j’assiste à un atelier « hypnose et anesthésie » animé par Claude Virot. Je comprends immédiatement l’intérêt pratique de l’effet anxiolytique et analgésique des suggestions hypnotiques. En effet, praticien hospitalier, je pratique « largue à mains nues » – mais gantées tout de même – l’anesthésie locorégionale (ALR) en orthopédie et en traumatologie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521642.jpg?v=1565620238" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-approche-integrative-psychosomatique-et-HTSMA_a1253.html">L'approche intégrative: psychosomatique et HTSMA. Mady FAUCOUP GATINEAU </a>       <br />
       Cet article fait suite à un autre paru dans la Revue numéro 47. J’ai présenté le travail du Dr Eric Bardot, psychiatre et pédopsychiatre à Nantes qui développe depuis une quinzaine d’années une pratique thérapeutique originale : l’HTSMA. Si l’HTSMA mettait en lien l’hypnose, la thérapie stratégique et les mouvements alternatifs, l’approche dépasse l’idée d’une conjonction de ces pratiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521644.jpg?v=1565620269" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/La-douleur-chronique-le-monstre_a155.html">La douleur chronique: le monstre. Marc PICARD-DESTELAN</a>       <br />
       Notre contexte culturel nous invite à prêter une grande importance à ce qui se voit. La place de l’image dans l’information journalistique est évidente. Mais en médecine aussi le summum de la preuve est souvent constitué par l’image. Elle offre un appui fréquemment décisif dans les diagnostics. La position du douloureux chronique n’en est que plus difficile : il a mal, mais ça ne se voit pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521648.jpg?v=1565620290" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Note-septieme-Selon-Francois-Roustang_a228.html">Note septième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND</a>       <br />
       De l’attente ou la relation du troisième type. Quel est le mode de la relation thérapeutique efficient en hypnose, s’interroge François Roustang, ou comment s’en approcher au plus près et tenter de le définir ? Pour apporter quelque réponse à cette question, l’auteur s’emploie à considérer le type de changement attendu au terme d’un moment thérapeutique en hypnose. La modification envisagée peut être, en effet, de natures diverses. François Roustang détaille en cela trois types distincts de modifications. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521652.jpg?v=1565620317" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/edito-dr-henri-bensoussan-douleur-douceur/">Edito Dr Henri BENSOUSSAN: Douleur Douceur</a>       <br />
       Soyons polémiques. Les fake news n’ont pas seulement envahi l’espace politique et sociétal, elles ont désormais envahi l’espace médical. La situation peut être résumée en décrivant deux camps qui se « radicalisent » au point de rendre impossible ou presque tout dialogue. Dans le premier camp la médecine par les preuves ; dans l’autre les médecines alternatives, parmi lesquelles l’homéopathie est actuellement la plus attaquée. (L’hypnose pourrait suivre si certaines de ses pratiques ne changent pas.) 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521658.jpg?v=1565620340" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Nos-patients-super-heros-Antoine-ROGE%CC%81_a62.html">Nos patients super-héros. Antoine ROGÉ</a>       <br />
       « Vous vous en sortez très bien, vous êtes l’être le plus capable, le plus qualifié et digne de confiance que je connaisse : vous ferez ça très bien. » Cette citation n’est pas de Milton Erickson, elle aurait pu. Elle est de Tony Stark, ce nom ne vous dit peut-être rien, et si je vous dis Iron Man ? Croyez-moi, il s’y connaît en super-héros ! Le tout début de l’histoire, j’allais écrire du film, se situe en 2012 avec ma patiente Anne-Marie. Elle fréquentait le centre anti-douleur de Rouen qui venait de lui proposer des séances d’hypnose pour gérer sa fibromyalgie.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521663.jpg?v=1565620368" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/Chirurgie-carotidienne-Hypnose-et-anesthesie-locoregionale_a63.html">Chirurgie carotidienne: Hypnose et anesthésie locorégionale. Dominique MONTOY</a>       <br />
       Au bloc de chirurgie vasculaire où j’exerce à Lyon, toutes les chirurgies de la carotide se réalisent sous anesthésie locorégionale : ALR, sauf contre-indications majeures. Le traitement chirurgical de la sténose carotidienne consiste à réaliser une endartériectomie de l’artère, c’est-à-dire l’ablation de la plaque d’athérome qui l’obstrue. 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521665.jpg?v=1565620391" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Hypnose-et-therapie-familiale-creons-de-ponts_a229.html">Hypnose et thérapie familiale: créons de ponts. Nicole PRIEUR</a>       <br />
       L'Éditorial. La souffrance psychique que nous côtoyons dans nos diverses pratiques se révèle de plus en plus complexe. Aux problématiques « classiques » liées à l’enfance, aux conflits intergénérationnels, au poids de l’héritage familial, se rajoutent des souffrances spécifiques à notre XXIe siècle, problème de synchronisation, sentiment d’absurdité face à un monde incompréhensible, violences...  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521668.jpg?v=1565620410" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.medecines-douces.com/Systemie-et-Hypnose-L-hypnose-pour-se-guerir-de-la-famille_a1628.html">Systémie et Hypnose: L’hypnose, pour se guérir de la famille. Nicole PRIEUR et Bernard PRIEUR</a>       <br />
       En famille, il ne suffit pas de s’aimer pour se rendre heureux. A l’ombre des bons sentiments se trament frustrations, souffrances, règlements de comptes. L’histoire familiale véhicule son lot de drames, traumas, non-dits, secrets, mandats transgénérationnels risquant d’entraver le devenir personnel. Hypnose et systémie peuvent alléger le poids du passé pour savourer le présent, remettre le temps en mouvement, apprécier le meilleur de sa famille sans en supporter les poids inutiles. 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521673.jpg?v=1565620434" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/Le-professionnel-en-supervision-face-a-ses-blocages_a123.html">Le professionnel en supervision face à ses blocages. Isabelle ACQUAVIVA, Brice ALAIME, Sébastien SAUDUBRAY</a>       <br />
       C’est une chose proprement humaine que d’organiser le monde à partir de ce qu’il nous donne à voir. Nous structurons les éléments environnants par des liens et des associations qui produiront une matrice de sens et de sensibilités. Les patients que nous recevons sont coincés, dans une impasse, aux prises avec des angoisses qu’ils ne peuvent plus endiguer. De fait la réalité qui semble s’imposer à eux les déborde et sature leur capacité d’intégration.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521677.jpg?v=1565620456" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Systemie-et-Hypnose-Protection-de-l-enfance_a261.html">Systémie et Hypnose: Protection de l’enfance. Florence DUFOUR-LEFORT</a>       <br />
       C’est dans une institution qui relève de l’Aide sociale à l’enfance, accueillant des enfants placés majoritairement par ordonnance judiciaire et dans une région où les difficultés sociales et économiques sont importantes, que je travaille comme psychologue depuis vingt ans. Les différentes lois de ces dernières décennies ont insisté sur le rôle et la place des parents, faisant évoluer les prises en charge vers davantage de soins impliquant la famille et d’une manière plus générale vers des interrogations sur le système familial et les mécanismes de répétition des dysfonctionnements relationnels. 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521678.jpg?v=1565620477" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.org/Soins-palliatifs-pour-traverser-la-crise-de-l-ultime-separation_a1254.html">Soins palliatifs: pour traverser la crise de l'ultime séparation. Dr Evelyne MICHELI</a>       <br />
       Quand la maladie menace l’homéostasie familiale. Tout au long du parcours plus ou moins long qui précède l’arrivée en unité de soins palliatifs, le système familial s’adapte pour faire de la place à ce nouveau personnage qu’est la maladie, les rôles se modifient de manière à préserver malgré tout l’homéostasie familiale, c’est-à-dire l’équilibre et la cohérence interne du système. Certains liens se resserrent, l’un des proches par exemple devient « l’aidant principal », d’autres liens se distendent, tel autre proche prend ses distances, tel autre enfin tente de ne rien voir et de continuer comme avant... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521684.jpg?v=1565620500" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Auto-hypnose-Dr-Stefano-Colombo-Revue-Hypnose-et-Therapies-breves-52_a90.html">« Auto-hypnose ? » Dr Stefano COLOMBO</a>       <br />
       Cela commence bien. Auto-hypnose, auto hypnose ou bien autohypnose ? Trait d’union, espace ou rien ? Vous me direz que c’est un problème mineur, qu’il s’agit d’orthographe. Peut-être... Peut-être ? Eh oui ! Rappelez-vous : le doute est la terre fertile de toutes les vérités, sans lui rien ne pousse. Sur le terrain du doute, les vérités sont comme les arbres, elles se font de l’ombre l’une à l’autre.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521689.jpg?v=1565620521" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Le-meilleur-chemin-vers-l-hypnose-Dr-Adrian-CHABOCHE_a185.html">« Le meilleur chemin vers l'hypnose... » Dr Adrian CHABOCHE</a>       <br />
       Chères lectrices, chers lecteurs, L’hypnose connaît un tel succès, une diffusion médiatique et scientifique jamais atteinte depuis que l’ensemble de la littérature médicale ait été recensée au début du XXe siècle. Hypnose médicale et hypnothérapie se côtoient, rejoignant la recherche, les neurosciences et l’exploration de la conscience humaine. L’hypnose, héritage du magnétisme animal ancré dans notre culture de- puis la fin du XVIIIe siècle, va à la rencontre de la méditation et, plus largement, de l’étude millénaire des états de conscience modifiés dans les états de transe. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521693.jpg?v=1565620545" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.psychotherapie.fr/Developper-sa-conscience-corporelle-avec-le-Rolfing_a230.html">Développer sa conscience corporelle avec le Rolfing. Dina ROBERTS</a>       <br />
       Mon intérêt pour la dimension corporelle de l’hypnose m’a attirée vers les pratiques somatiques, telles que la technique Alexander, la méthode Feldenkrais, le Rolfing. Ces pratiques se sont développées au carrefour du monde médical : neurosciences, physiologie, psychothérapie, et du monde des arts dont la danse. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521695.jpg?v=1565620566" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose.media/L-Entretien-de-Michael-Yapko-par-Gerard-Fitoussi_a124.html">L'Entretien de Michael Yapko par Gérard Fitoussi</a>       <br />
       Psychologue clinicien reconnu internationalement pour son travail en hypnose clinique, thérapies brèves et le traitement stratégique de la dépression, Michael D. Yapko, Ph.D., enseigne régulièrement dans le monde entier. Auteur de quinze livres* dont la 5e édition du devenu classique Trancework. Il a reçu de nombreuses distinctions pour ses contributions, dont la médaille de reconnaissance pour son œuvre par la Société Internationale d’Hypnose et la Fondation Milton H. Erickson. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521698.jpg?v=1565620591" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/J-ose-l-hypnose-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a186.html">J'ose l'hypnose. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Connaissez-vous la série des petits livres dans la collection « J’ose l’hypnose » aux éditions In Press ? Ce sont de petits ouvrages sur une thématiques donnée. J’ai lu les quatre présentés ici avec intérêt pour leur côté pratique et truffé d’exemples concrets et utilisables par chacun. 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521701.jpg?v=1565620612" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-douleur-aig%C3%BCe-et-anesthesie-Notes-de-lecture-par-Sophie-Cohen_a187.html">Hypnose douleur aigüe et anesthésie. Notes de lecture par Sophie Cohen</a>       <br />
       Les deux auteurs biens connus, Franck Bernard et Claude Virot, ont bien travaillé pour nous offrir des informations précises sur les états de conscience en hypnose. Ce livre est encore plus... que la 1ère édition parue il y a déjà huit ans. Encore plus que le précédent en termes d’exemples de situations, de précisions, de types d’exercices possibles, davantage encore de références aux expériences. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521705.jpg?v=1565620639" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/Hypnose-et-psychotherapie-Notes-de-lectures-par-Sophie-Cohen_a188.html">Hypnose et psychothérapie. Notes de lectures par Sophie Cohen</a>       <br />
       Cet ouvrage décrit la manière dont l’hypnose peut être associée à la psychanalyse, à l’EMDR, à l’Analyse Transactionnelle, à l’IMO, à la thérapie comportementale et cognitive ainsi qu’aux techniques de la psychologie de l’énergie, pour une psychothérapie efficace et de courte durée. Il contient les Actes du 9e congrès de l’Association Européenne des Praticiens d’Hypnose, sous la direction de Djayabala Varma, formateur en hypnothérapie intégrative et en psychologie de l’énergie.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521707.jpg?v=1565620677" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/La-douleur-Notes-de-lectures-par-Henri-BENSOUSSAN_a189.html">La douleur. Notes de lectures par Henri BENSOUSSAN</a>       <br />
       Publié en 2015 et seulement édité en octobre 2018 en version française, cet ouvrage a été écrit par Steve Haines, chiropracteur, et illustré par Sophie Standing. Ils sont aussi auteurs dans la même collection chez Çà et là de Le trauma, quelle chose étrange et L’anxiété, quelle chose étrange à paraître en version française en 2019. 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521711.jpg?v=1565620806" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-de-therapeutes-avec-Sophie-TOURNOUER_a187.html">Supervision de thérapeutes avec Sophie TOURNOUËR</a>       <br />
       Dates : 4 et 5 Février 2020 à Paris       <br />
       Venez visiter vos pratiques en partant de difficultés, d’expériences ou de questionnements rencontrés, avec une praticienne expérimentée, polyvalente et aussi rigoureuse que pleine de créativité, y compris en situation difficile. 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521715.jpg?v=1565620985" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-de-therapeutes-avec-le-Dr-Philippe-AIM_a186.html">Supervision de thérapeutes avec le Dr Philippe AÏM</a>       <br />
       Dates : 7 et 8 Septembre 2020 à Paris       <br />
       A partir soit de cas cliniques, de thématiques ou de demandes d’approfondissement et de révision de certains concepts, quelle séance pour quelle patient ?        <br />
       
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/36225920-32521714.jpg?v=1565620905" alt="La douleur chronique: le monstre" title="La douleur chronique: le monstre" />
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      <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Supervision-en-Hypnose-EMDR-IMO-avec-Laurent-GROSS_a140.html">Supervision en Hypnose, EMDR - IMO avec Laurent GROSS</a>       <br />
       Dates: 31 Mars et 1er Avril 2020 à Paris        <br />
       Objectif : Plus qu'une orchestration magistrale, ces deux jours de formation vous permettront d'apprendre à jouer ensemble avec votre patient, à composer sans fausse note et à trouver de nouvelles clés pour harmoniser vos propres partitions.
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