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 <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T10:17:11+01:00</updated>
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   <title>Hypnose et Thérapies Brèves n°32 Edito du Dr Thierry SERVILLAT</title>
   <updated>2018-07-23T00:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Hypnose-et-Therapies-Breves-n-32-Edito-du-Dr-Thierry-SERVILLAT_a105.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16271265-21170074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-04T00:12:00+02:00</published>
   <author><name>Laurence ADJADJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16271265-21170073.jpg?v=1501799881" alt="Hypnose et Thérapies Brèves n°32 Edito du Dr Thierry SERVILLAT" title="Hypnose et Thérapies Brèves n°32 Edito du Dr Thierry SERVILLAT" />
     </div>
     <div>
      FORMIDABLE ANTHROPOCÈNE       <br />
       Bien que controversée, l’idée que nous entrerions dans une nouvelle période géologique dont la caractéristique serait d’être principalement déterminée par l’action de l’homme – période de ce fait appelée Anthropocène – cette idée a l’avantage, en ce début d’année, d’ouvrir ceux de nos yeux qui n’étaient pas déjà ouverts à cette réalité.       <br />
       Pour certains spécialistes, la date de ce changement d’époque serait celle de l’invention de la machine à vapeur : 1784. Coïncidence amusante : ce fut aussi l’année du rapport royal sur le magnétisme animal qui, s’il aboutit à la condamnation de ce dernier, fonda surtout la médecine et la thérapie par l’imagination que nous pratiquons aujourd’hui avec nos patients !       <br />
       L’Anthropocène doit être, nécessairement, une période d’imagination créative. Nous nous rendons compte, certains d’entre nous ayant effectué cette prise conscience depuis de nombreuses années, que l’avenir de la planète est dans et entre nos mains, et que ne pas changer nos modes de vie aboutirait à un anéantissement collectif. Pourtant, si l’on en croit les réflexions de deux chercheurs du CNRS, l’émergence d’une évidence que l’aventure humaine est entrée dans une mutation a commencé à se produire depuis longtemps.       <br />
       Alors serions-nous « fort minables » comme le chante Stromae, la révélation belge – et bien au-delà, francophone – de l’année qui vient de s’écouler ?       <br />
       Peut-être. Mais aussi, si nous, praticiens de l’hypnose et des thérapies brèves, sommes les héritiers du magnétisme animal condamné en 1784, ne serions-nous pas, dans la continuité de nos ancêtres magnétiseurs, parmi les premiers à diffuser un message porteur d’une alternative possible ? Ne pourrions-nous pas être « formidables », comme le suggère Stromae ? Formidables. C’est-à-dire créatifs, à l’écoute de nos patients, s’efforçant en dignes (post-) éricksoniens, de leur redonner du pouvoir sur leur vie et sur leur santé.       <br />
       Formidables comme l’ont été les organisateurs du Forum de Strasbourg sous la houlette d’Imelda Haenel. Comme l’est Christian Schmitt, qui, pendant sa présidence de la CFHTB, a été extraordinaire de sagesse, d’humanité et de précision technique dans tous les dossiers qu’il a eus à gérer.       <br />
       L’Anthropocène a besoin de gens formidables, dans bien des domaines, devant communiquer entre eux grâce à une réelle interdisciplinarité et, autant que possible, par une transdisciplinarité rigoureuse pour être inventive.       <br />
       Créatifs, nous devons l’être « pour réhumaniser la médecine » comme me le disait il y a quelques jours un ami professeur de médecine spécialisé en éthique, en examinant peu avant sa prise de retraite tout ce qui lui a été donné de vivre comme drames humains dans son métier.       <br />
       Il n’est pas exagéré de dire, en tout cas lorsque nous sommes en forme et inspirés, que nous sommes des alternatifs. Du moins nous essayons de l’être. Et il n’est pas anodin qu’Erickson, tout jeune étudiant en médecine dans les années 20, ait commencé son cheminement en entrant en désaccord avec son maître en psychologie et en hypnose, et sur un point, rappelons le capital : le résultat thérapeutique dépend surtout de ce que le patient fait !       <br />
       Pour illustrer ce propos, ainsi que ceux tenus dans bon nombres d’articles et rubriques – sinon tous – de ce numéro, un dessin en couverture. Un dessin qui n’est pas de n’importe qui. De Jean-Martin Charcot. S’il vous plait !       <br />
       Charcot, respecté, et même admiré – et il y a de quoi – pour ses découvertes en neurologie, mais disqualifié, moqué y compris parfois par nous qui en sommes les praticiens-concernant son intérêt pour l’hypnose.       <br />
       Mais grâce au travail de la formidable Catherine Bouchara, nous avons enfin accès au vrai Charcot. Notamment par la connaissance des dessins qu’il n’a jamais cessé de faire tout au long de sa vie. Ces deux bonshommes qui sortent chacun d’un hémisphère de cerveau, où vont-ils ? L’un d’eux est Antoine-Auguste Pierret (1845-1920), interne et fidèle compagnon de voyage de Charcot.       <br />
       Avec Charcot, Erickson, et après Mesmer (avec un seul s !), partons nous aussi en voyage, en cette année qui commence, d’abord au fil des pages de ce numéro, puis avec nos patients, ou sans, et toujours vers des contrées inconnues puisque non encore inventées !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour lire la version papier, cliquez sur l'image ci-dessous</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16271265-21170074.jpg?v=1501799721" alt="Hypnose et Thérapies Brèves n°32 Edito du Dr Thierry SERVILLAT" title="Hypnose et Thérapies Brèves n°32 Edito du Dr Thierry SERVILLAT" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hypnose-therapie-breve.org/Dissoudre-la-douleur-Sophie-COHEN_a24.html">Dissoudre la douleur ? Sophie COHEN</a>         <br />
       Bien choisir le solvant. Aux confins de l’hypnose et des thérapies méditatives, Sophie Cohen montre comment la douleur peut être dissoute si nous sommes attentifs à ajuster notre posture. Un texte dans la continuité du travail de la grande thérapeute solutionniste Insoo Kim Berg. Soluble ? Comme un comprimé effervescent ? Oui, presque. Et si c’était possible ? Pourquoi pas ? C’est une idée tentante, qu’en pensez-vous ? Soluble, d’accord et soluble dans quoi ? C’est justement cela qu’il convient d’identifier.       <br />
               <br />
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       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Improviser-l-hypnose-en-addictologie_a636.html">Improviser l'hypnose en addictologie</a>       <br />
       Par Pascal VESPROUMIS  Avec Jean-Mathias PETRI (flûtiste, compositeur et improvisateur) et Maurice LE MOUNIER. Il y a encore 10 ans, il était fréquemment dit que l’hypnose n’apportait aucun bénéfice dans le traitement des pharmacodépendances. C’était sans compter avec l’inventivité de thérapeutes tels Pascal Vesproumis qui développe une démarche exploratoire avec l’aide d’artistes. Ici en l’occurrence un flûtiste improvisateur. En préambule : « Certes, le cannabis peut agir comme anxiolytique, anesthésiant de la pensée, et comme stabilisateur de l’humeur limitant les grands accès de colère et les mouvements dépressifs. Mais ce gel de la pensée devient une véritable hibernation de l’imagination et de la mémoire de fixation limitant ainsi les capacités de compréhension du patient.       <br />
               <br />
               <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://www.psychotherapie.fr/Le-saut-hors-du-piege-a-mouches-Pr-Gerard-LAVOIE_a178.html">Le saut hors du piège à mouches. Pr Gérard LAVOIE</a>       <br />
       VERS UN TOUT NOUVEL ASPECT DES CHOSES !   Comment sortir d’un problème ? A cette question banale, Gérard Lavoie, professeur en sciences de l’éducation au Québec, développe en la prolongeant la réflexion de Ludwig Wittgenstein sur la notion de « changement d’aspect ». Un texte très intégratif qui éclaire tant la pratique hypnotique que celle des thérapies brèves stratégiques, solutionnistes et narratives ! Pour faire le saut hors du cadre piégeant d’un problème, le philosophe Ludwig Wittgenstein propose la voie du changement d’aspect.       <br />
               <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://www.medecines-douces.tv/Un-protocole-hypnotique-pour-l-arret-du-tabac-Dominique-MEGGLE_a1189.html">Un protocole hypnotique pour l'arrêt du tabac. Dominique MEGGLÉ </a>       <br />
       Décider ce qui est bon. Autre illustration de l’intérêt actuel de l’hypnose en addictologie, cette manière de faire de Dominique Megglé pour aider ses patients à arrêter de fumer. Manière qu’il appelle protocole, mais ne soyons pas dupes : un protocole multidirectionnel bien loin des arbres décisionnels de l’Evidence Based Medecine ! PETITE HISTOIRE D’UN PROTOCOLE. Il y a une dizaine d’années, il a commencé à se savoir dans la population que l’hypnose pouvait aider au sevrage tabagique.       <br />
               <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Zone-de-confort-En-avoir-ou-pas-2e-partie-Thierry-Zalic_a635.html">Zone de confort. En avoir ou pas (2e partie). Thierry Zalic</a>       <br />
       Situant comme centrale l’attention du thérapeute sur son propre confort, Thierry Zalic développe ici 10 autres points méthodologiques qui complètent les 6 premiers exposés dans notre précédent numéro. Et nous montre aussi comment il est parvenu à développer un style thérapeutique inspiré du détachement oriental tout en s’avérant très personnel. 7. Rien n’est jamais plus fort que vous / pensées auto-limitantes. Parfois vous me dites : « C’est plus fort que moi d’être triste, ou d’avoir peur ». Rien n’est plus fort que vous. La maladie, la tristesse ou la peur ressentie, c’est toujours vous. Ce qui est plus fort que vous n’est qu’une partie de vous.       <br />
               <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://hypnose-paris.com/altruisme-dr-thierry-servillat/">Pour l’altruisme. Dr Thierry Servillat, Rédacteur de la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves</a>       <br />
       Bien souvent la notion d’altruisme nous fait penser à quelque chose de naïf, et donc de dangereux. A moins que cette bonté envers les autres, nous la considérions comme un devoir. Faire la « bonne action » qui justifierait notre existence, qui la ferait prolonger dans une sorte de marché avec la divinité, avec la Vie. Matthieu Ricard est loin de cette conception. Devenu moine bouddhiste immédiatement après avoir terminé sa thèse de biologie avec le Nobel François Jacob, il travaille depuis de nombreuses années avec des chercheurs qui souhaitent mieux comprendre les effets neurocérébraux de la méditation. Notamment de deux types particulièrement importants que sont la méditation sur l’amour altruiste et celle sur la compassion.       <br />
               <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://hypnose-ericksonienne.fr/revue-hypnose-therapies-breves-32/colombo">&quot;Ça m’étonnerait !&quot; Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 32</a>       <br />
       Les Fêtes de fin d’année sont déjà bien lointaines. Et pourtant les murs de beaucoup d’appartements et de maisons résonnent encore de cette extraordinaire phrase : “ Ça m’étonnerait ! ”Elle a un timbre si marqué qu’elle est obligatoirement suivie du point exclamatif. Vous n’allez quand même pas imaginer une telle phrase, chaque fois prononcée avec une conviction sans égale, se terminer avec un misérable petit point. Non ! Il lui faut le point exclamatif. Et si je pouvais le mettre en majuscule, je n’hésiterais pas une seconde. Ça m’étonnerait que vos tapisseries, vos tapis, vos plafonds ne soient pas enrichis, inondés, envahis voire saturés par ce refrain : “ Ça m’étonnerait ! ”. Avez-vous l’impression de lire une affirmation qui ne vous concerne pas ? Eh bien, vous avez tort.       <br />
               <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose.media/2014-verra-t-elle-la-fin-d-un-paradigme-Antoine-BIOY_a102.html">2014 verra-t-elle la fin d’un paradigme ? Antoine BIOY</a>       <br />
        La fin de l’année 2013 a été marquée par une recrudescence des évaluations « Evidence Based Medecine » en hypnose. Par exemple, Dickson-Spillmann et collaborateurs (2013) montrent qu’une séance unique d’hypnothérapie permet de maintenir un comportement d’abstinence chez 15% des fumeurs (évaluation à 6 mois). Un niveau de résultat assez habituel dans les méta-analyses depuis plusieurs années, et qui flirte avec la moyenne des méthodes alternatives et complémentaires, comme le montre une nouvelle étude portant sur près de 55000 patients (Hamm et al, 2013) : toutes méthodes MAC (« médecines alternatives et complémentaires ») confondues, on est aux alentours de 15% de réussite pour le sevrage tabagique.       <br />
       Improviser l'hypnose en addictologie       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hypnose-ericksonienne.org/Un-maitre-de-l-observation-creative-Jean-Martin-Charcot_a637.html">Entretien de Catherine BOUCHARA par Thierry SERVILLAT.</a>       <br />
       Je connaissais déjà un peu le travail que Catherine Bouchara, psychiatre et hypnothérapeute parisienne, entreprenait sur Charcot car j’avais vu son film il y a deux ans lors de l’Université d’été organisée par Patrick Bellet à Vaison la Romaine. A l’occasion de la sortie de son livre, Catherine a bien voulu m’accorder un entretien. Thierry : Catherine, cela fait plusieurs années que, en plus de ton exercice libéral en cabinet, ainsi qu’à la Salpêtrière, tu travailles assidument pour parvenir à la réalisation de ce livre magnifique. Comment l’idée de travailler sur Charcot t’est-elle venue ?       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'état hypnotique</title>
   <updated>2017-07-31T15:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/L-etat-hypnotique_a68.html</id>
   <category term="Histoire de l'Hypnose" />
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   <published>2017-07-31T15:52:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>1. Définition</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16156629-21092531.jpg?v=1501338448" alt="L'état hypnotique" title="L'état hypnotique" />
     </div>
     <div>
      Définir l'état hypnotique n'est pas une chose simple. Cette technique, connue depuis l'antiquité, est toujours entourée d'un halo de mystère auprès du grand public. Elle suscite crainte, méfiance, et paradoxalement une évidente attraction. <br />   <br />  L'état Hypnotique s'accompagne de toute une série de phénomènes appelés phénomènes Hypnotiques, qui vont de la sensation d'engourdissement et de somnolence, aux "hallucinations" visuelles et auditives, en passant par des sensations de lourdeur avec impossibilité de bouger les membres, d'analgésie...etc. <br />   <br />  <b>En fait, l'état Hypnotique, n'est qu'un état de conscience modifié.</b> <br />   <br />  Liébault parle d'un sommeil provoqué avec exaltation de la suggestibilité, et Bernheim le définit comme un état psychique particulier susceptible d'être provoqué et qui augmente à des degrés divers la suggestibilité. <br />  Pour Pavlov, l'état Hypnotique est un état intermédiaire entre la veille et le sommeil. Il s'agirait d'un état physiologique bien particulier du cerveau, ni un état de vigilance, ni un état de sommeil avec perte de conscience comme on l'a bien souvent cru. <br />   <br />  Mais il faut bien garder en mémoire que la relation entre l'hypnotiseur et l'hypnotisé représente la plus ancienne relation psychothérapique. La psychanalyse s'est fondée en bonne partie sur l'étude et la critique de cette relation : elle l'à, à son tour, rendue intelligible en permettant d'entrevoir les lois qui la régissent. <br />   <br />  Pendant la décennie 1880-1890, marquée par la lutte passionnée entre les écoles de Nancy et de la Salpétrière, un bouillonnement d’idées fécondes et un énorme développement des recherches attirèrent en France un grand nombre d’étrangers. Parmi eux se trouvait Freud, qui profita successivement des leçons de Charcot, et de celles de Bernheim. Ce furent pour lui des enseignements décisifs qui le menèrent vers la découverte de la psychanalyse. <br />   <br />  À la mort de Charcot, commençera le déclin de l’hypnose, qui fut presque total en France, où seul Pierre Janet continua de s’y intéresser. Ce déclin fut cependant moins marqué à l’étranger et un certain renouveau se manifesta après la Première Guerre mondiale pendant laquelle l’hypnose s’était révélée utile dans le traitement des névroses chez les combattants. Des recherches furent alors entreprises particulièrement aux États-Unis et, en U.R.S.S., par l’école pavlovienne. Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’elles se multiplient, surtout aux États-Unis. En France, la réhabilitation de l’hypnose s’amorce vers 1950, avec les travaux de Léon Chertok et du Pr Raphael Chercheve. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Les théories en présence</b></div>
     <div>
      Les théories sur l’hypnose se répartissent en trois tendances, inspirées respectivement par la physiologie, la psychologie expérimentale et la psychanalyse. <br />   <br />  Les théories physiologiques sont centrées sur les rapports entre le sommeil et l’hypnose considérée par les pavloviens comme un sommeil partiel. Cet état de sommeil particulier, intermédiaire entre le sommeil et la veille, comporte des phases hypnoïdes, ou phases de suggestion, pendant lesquelles diverses modifications physiologiques, impossibles dans l’état de veille, peuvent se produire. <br />   <br />  L’absence de signes physiques dans l’hypnose a fait abandonner la théorie somatique de Charcot au profit de celle de Bernheim, d’après laquelle tout est suggestion. Partant de ce point de vue, les psychologues, se sont attachés à étudier la suggestibilité qui, pour l’essentiel, serait une forme d’" apprentissage " ; l’hypnose allait perdre en quelque sorte sa spécificité. <br />   <br />  L’aptitude d’un patient à être hypnotisé est un phénomène intéressant. On distingue en gros trois stades dans la transe hypnotique : transe légère, moyenne et profonde. Il existe relativement peu de sujets (environ 1% de la population) qui soient capables d’entrer en transe profonde, où " somnambulique ", dans laquelle l’hypnotisé peut garder les yeux ouverts, se mouvoir et se comporter apparemment comme dans son état habituel, mais répond docilement aux suggestions qui lui sont faites. Parmi ces derniers sujets, il en est qui sont capables de subir des interventions chirurgicales sans l’aide d’aucun agent chimique, d’autres chez qui l’on peut produire des brûlures au deuxième degré par suggestion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Technique et thérapeutique</b></div>
     <div>
      Il existe plusieurs techniques d’induction qui varient avec l’opérateur et s’adaptent à la personnalité du sujet. Toutefois, certaines conditions sont généralement requises, en totalité ou en partie : <br />   <br />  – diminution ou exclusion des stimulations extérieures, de manière à créer une ambiance favorable à la détente et au sommeil du sujet en position assise ou allongée. <br />   <br />  – fixation de l’attention, soit par un objet, soit par un groupe d’idées ; la fixation par le regard ou la fascination, bien connue des pseudo-hypnotiseurs de music-hall, relève du folklore et n’est pas utilisée par les chercheurs. <br />   <br />  – stimulations auditives : l’opérateur répète les suggestions d’une voix monotone ; le ton autoritaire employé autrefois a fait place à une approche plus souple adaptée aux différents cas. <br />   <br />  – l’établissement d’un " rapport " c’est-à-dire d’une relation de confiance entre le médecin et le malade, surtout si l’hypnose doit être utilisée dans un but thérapeutique. <br />   <br />  L’action thérapeutique de l’hypnose s’opère généralement par voie verbale, mais peut également s’exercer par voie non verbale. On fait ainsi des séances d’hypnose prolongée agissant comme une " cure de sommeil ". Le mode d’action de cette technique sera interprété par les tenants de l’explication physiologique (école pavlovienne) comme un effet physique bienfaisant produit par une " inhibition restauratrice " des fonctions cérébrales. Les défenseurs de la psychologie subjective parleront d’un état de régression psychologique particulière. Quelles que soient les théories, dans la pratique, l’action thérapeutique s’opère généralement par la communication verbale : cette communication se fait par des suggestions directes visant à la levée des symptômes mais peut comporter également, surtout chez les auteurs russes, un caractère persuasif et éducatif ayant pour but le reconditionnement du malade à des attitudes plus saines. Le patient reste passif. Un autre mode d’application de l’hypnose qui suppose une certaine participation de ce dernier, est la méthode cathartique (c’est elle qui a ouvert la voie à la psychanalyse). Grâce à elle, on fait revivre au patient des émois refoulés, liés à des traumatismes, cette reviviscence pouvant amener la disparition des symptômes. Signalons enfin l’hypno-analyse, qui combine les procédés hypnotiques et analytiques (association libre et interprétation). Cette technique n’est pas encore codifiée dans les détails, mais elle apparaît prometteuse avec les derniers développements de la théorie psychanalytique qui vont être indiqués. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Le Retour de l’hypnose</b></div>
     <div>
      Dans les années quatre-vingt-dix, l’hypnose et la suggestion sont revenues à l’ordre du jour. <br />   <br />  Pour Léon Chertok (1965), la " psychanalyse, qui est issue de l’hypnose et a permis de mieux la comprendre, peut se trouver éclairée par elle ". Il y a là un étonnant renversement de situation si l’on considère que la constitution de la psychanalyse a amené la mise à l’écart de l’hypnose. Or c’est à propos d’un concept fondamental de la psychanalyse que l’hypnose a fait son retour. On tenait jusqu’ici pour indubitable que le transfert avait éliminé l’hypnose dans la relation médecin-malade. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>PIERRE JANET (1859-1947)</title>
   <updated>2017-07-31T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/PIERRE-JANET-1859-1947_a62.html</id>
   <category term="Histoire de l'Hypnose" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16155207-21091745.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-31T14:58:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16155207-21091745.jpg?v=1501332758" alt="PIERRE JANET (1859-1947)" title="PIERRE JANET (1859-1947)" />
     </div>
     <div>
      Pierre Janet entreprend à son tour, alors qu'il est professeur au Havre, des recherches sur l'hypnose et montre que celle-ci serait en fait le résultat d'une conscience secondaire dissociée, ou double conscience. <br />   <br />  Il se fonde sur les phénomènes de dédoublement de la personnalité et sur ce qu'on appelle les phénomènes d'amnésie Post-hypnotique. <br />   <br />  Il rencontre, en effet, des patients atteints de dédoublement de la personnalité qui tantôt présentent une personnalité, tantôt une autre, sans jamais se souvenir de celle qu'ils viennent de quitter. <br />   <br />  En outre, le patient hypnotisé profondément ne se rappelle pas ce qui s'est passé pendant l'hypnose. <br />   <br />  En émettant l'hypothèse d'une deuxième conscience dissociée, Pierre Janet rejoint les travaux de Freud sur l'inconscient, qui sont en train de naître à l'époque. <br />   <br />  Mais le discrédit engendré par les travaux de Charcot, les difficultés à appréhender les phénomènes hypnotiques, l'éclosion des théories psychanalytiques et la non-directivité, font rapidement tomber l'hypnose dans l'oubli en France, et, ce, malgré, précisément, les travaux de Léon Chertok. <br />   <br />  Ainsi que le dira Janet : "Les immenses fleuves que sont la psychanalyse et la méthode psychosomatique, ont pris leur source dans l'hypnose, et après s'être détachés d'elle, ils y reviennent de façon souvent détournée, mais de plus en plus accusée." <br />  &nbsp;
     </div>
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   <title>Sigmund FREUD</title>
   <updated>2017-07-31T15:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Sigmund-FREUD_a59.html</id>
   <category term="Histoire de l'Hypnose" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16154890-21091645.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-31T14:57:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154890-21091645.jpg?v=1501331986" alt="Sigmund FREUD" title="Sigmund FREUD" />
     </div>
     <div>
      Quand il arrive à Nancy, de nombreux points étaient marqués pour la démystification de l'Hypnose. <br />  Le courant psychologique l'emportait lentement sur le courant somatique. <br />   <br />  Après Nancy, Freud s'en va suivre l'enseignement de Charcot à la Salpétrière. <br />   <br />  A son tour, il avait, dans cette admirable appareil de vivisection psychologique, discerné un mécanisme particulier auquel il allait porter son indélébile empreinte : l'ordre, formulé par l'hypnotiseur, s'enfonçait dans le subconscient du patient et y demeurait constitué par un système indépendant sur lequel la conscience du malade n'avait plus de prise. <br />   <br />  Arracher ce complexe enfoui, aller plus loin encore dans l'analyse, c'est cette quête qu'enseignera Freud : l'analyse psychique. <br />   <br />  De retour à Vienne, Freud reprend la méthode cathartique. <br />   <br />  Il fait ainsi revivre, en état d'Hypnose, des scènes oubliées à ses patients, et particulièrement celles qui ont eu une action traumatisante et pathogène. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154890-21091646.jpg?v=1501332016" alt="Sigmund FREUD" title="Sigmund FREUD" />
     </div>
     <div>
      Mais bientôt, Freud, à son tour, abandonnait l'Hypnose. <br />   <br />  En réalité, la technique de l'Hypnose, telle qu'elle était employée par l'école de Nancy, FREUD la jugeait lassante. <br />   <br />  Ce caractère mécanique, stéréotypé, monotone pour le praticien, ne convenait pas à Freud. <br />   <br />  A plus forte raison, en était-il revenu de l'école de la Salpétrière. <br />   <br />  Mais les succès de la psychanalyse contribuèrent, à leur tour, à faire oublier les résultats thérapeutiques précédemment obtenus par l'hypnotisme. <br />   <br />  C'est la France qui avait été la terre d'élection de cette prodigieuse aventure. <br />   <br />  C'est en France que toutes ces grandes figures que nous venons d'évoquer avaient pris leur historique dimension. <br />  Les techniques nous reviendrons par la suite de Russie, d'Amérique, d'Espagne, dénommées techniques de X, ou Y suivant leurs auteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>CHARCOT (1825-1893)</title>
   <updated>2017-07-31T15:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/CHARCOT-1825-1893_a58.html</id>
   <category term="Histoire de l'Hypnose" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16154828-21091595.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-31T14:56:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154828-21091595.jpg?v=1501331540" alt="CHARCOT (1825-1893)" title="CHARCOT (1825-1893)" />
     </div>
     <div>
      Mais en même temps, à Paris, un grand patron, une des gloires de la médecine française, Charcot, (conquis par les démonstrations du belge Donato, qui travaillait surtout sur scène), à son tour surgit, et ces deux grands géants vont créer deux grandes écoles antagonistes qui vont se combattre. <br />   <br />  Liébault et l'école de Nancy, Charcot et l'école de la Salpétrière, vont s'affronter aux yeux de toutes les sociétés savantes mondiales de l'époque. <br />   <br />  En 1878, Charcot commence ses travaux sur l'Hypnotisme. <br />   <br />  En 1882, il présente à l'Académie des Sciences, sa fameuse note, où il écrit les symptômes somatiques fixes de l'Hypnotisme ; "il fallait alors un certain courage pour relever une question mal famée et marcher à l'encontre des préjugés enracinés" et, comme le dit son élève Babinski, Charcot a eu le courage, malgré golibets et critiques qu'il a dédaignés, de réussir dans l'oeuvre qu'il a entreprise; il a fini par faire entrer triomphalement l'Hypnotisme avec lui dans cet Institut qui 30 ans auparavant le condamnait avec autant de dédain et aussi définitivement que le mouvement perpétuel et la quadrature du cercle. <br />   <br />  Alors que les magnétiseurs ne pouvaient produire que des faits mal définis, inconstants dans leur apparition, Charcot, qui ne pouvait, lui non plus, définir avec précision, les conditions de cette apparition, décrivait, du moins avec précision, les symptômes qui pouvaient être observés par d'autres expérimentateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154828-21091601.jpg?v=1501331680" alt="CHARCOT (1825-1893)" title="CHARCOT (1825-1893)" />
     </div>
     <div>
      Certes, les descriptions étaient précises, mais l'interprétation inexacte. <br />  Tout se passe comme si Charcot s'étaient laissé griser par quelque fantasmagorie, spectacle qui l'entraînait au-delà de la limite ordinaire qu'il s'était fixé. Il a parfaitement observé, mais n'a pas pu juger. <br />   <br />  Babinski, son élève, portera plus tard un jugement faussé à son tour par une réaction trop vive, et c'est cette double contradiction qui explique le déclin ; en France, de l'oeuvre de Charcot. <br />   <br />  Toutes les conditions étaient réunies pour que, tel l'apprenti sorcier, Charcot ne soit plus maître de ce qu'il avait déchaîné. <br />   <br />  Il est prodigieux que le hasard seul ait pu jouer un si grand rôle dans la philosophie de l'histoire de l'Hypnotisme, oui le hasard. <br />   <br />  Le hasard fit qu'à la Salpétrière, le bâtiment Sainte-Laure se trouva dans un tel état de vétusté que l'administration hospitalière dut le faire évacuer. <br />  Ce bâtiment appartenait au service de psychiatrie. C'est là que se trouvaient hospitalisés, pêle-mêle avec les aliénés, les épileptiques et les hystériques. <br />  L'administration profita de l'évacuation de ce bâtiment pour séparer enfin, d'avec les aliénés, les épileptiques non aliénés et les hystériques, et comme ces deux catégories de malades présentaient des crises convulsives, elle trouva logique de les réunir et de créer pour elles un quartier spécial sous le nom de "quartier des épileptiques simples". <br />   <br />  Charcot étant alors le plus ancien des médecins de la Salpétrière, c'est à lui que ce service lui fut confié.C'est ainsi, qu'involontairement, par la force des choses, Charcot se trouva plongé en pleine hystérie. <br />  Et quelle hystérie ! Imaginez la promiscuité qui régnait alors dans les salles du bâtiment, parmi les malades. <br />   <br />  Un grand nombre de femmes épileptiques entrées à la Salpétrière depuis de longues années, s'y trouvaient hospitalisées ; elles présentaient des fréquentes attaques, car elles éprouvaient une telle horreur des bromures, que presque toutes préféraient subir les atteintes de leur mal, plutôt que de soumettre à une médication quelconque. <br />   <br />  A côté d'elles, intimement mêlées à elles, dans les mêmes dortoirs, dans les mêmes réfectoires, dans les mêmes cours, se trouvaient un certain nombre de jeunes filles hystériques dont les familles, lassées de leurs crises, s'étaient empressées de se débarrasser en les faisant interner à la Salpétrière. <br />   <br />  Les résultats d'une pareille promiscuité ne pouvait manquer de se faire sentir. <br />   <br />  Certes, les attaques des malheureuses épileptiques ne s'en trouvèrent nullement modifiées, mais il en fut tout autrement pour les crises des hystériques. <br />   <br />  A vivre ainsi parmi les épileptiques, à les retenir quand elles tombaient, à les soigner quand leur mal les avait projetées à terre, les jeunes hystériques avaient ressenti des impressions telles que, étant donné les tendances mimétiques de leur névrose, elles reproduisaient dans leurs crises tout l'aspect de l'attaque d'épilepsie pure. <br />   <br />  Et c'était là, la grande hystérie, l'hystérie de la Salpétrière, comme affectaient de l'appeler les contradicteurs de Charcot. <br />   <br />  Il faut bien reconnaître que, pour les raisons qui viennent d'être données à l'instant, ce type spécial de grande hystérie était passablement artificiel. <br />   <br />  Charcot, avec son grand sens clinique, avait bien aperçu tout ce que cette fameuse hystéro-épilepsie empruntait au voisinage trop immédiat des épileptiques ; mais il se laissa emporter par sa tendance à classifier les maladies et les syndromes, et en face de symptômes peu consistants, aussi fuyants, il commit l'erreur de vouloir les enfermer dans un cadre nosologique stable et rigide. <br />   <br />  Comme si l'on pouvait décrire les crises d'hystérie avec des traits aussi fermes que ceux qui conviennent pour une attaque d'épilepsie ou pour une crise de vertige de Ménière! <br />   <br />  Il faut savoir que Charcot n'endormait JAMAIS lui-même ses malades. <br />   <br />  Son chef de clinique, ses internes, se chargeaient de ce soin. Les malades passaient de main en main pendant la matinée; l'après-midi, les internes et souvent aussi les externes, répétaient une ou plusieurs fois les expériences de la matinée, sans songer au mal. <br />   <br />  Le résultat de toutes ces pratiques est facile à imaginer : à l'insu de Charcot, se produisaient, sur ces malades, une série de suggestions inconscientes aboutissant à un véritable dressage dont il n'avait aucune connaissance. <br />   <br />  Et par cela même, toutes ces recherches sur l'Hypnotisme se sont trouvées viciées par la base. <br />   <br />  Charcot ne s'est jamais méfié de la suggestion ; il ne s'est jamais aperçu de l'influence désastreuse que les suggestions involontaires peuvent produire dans les expériences d'Hypnotisme ou pendant une observation sur un hystérique.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154828-21091608.jpg?v=1501331770" alt="CHARCOT (1825-1893)" title="CHARCOT (1825-1893)" />
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     <div>
      Loin de prendre la moindre précaution, il parlait sans cesse à voix haute, devant les malades, annonçant ce qui allait se produire et leur faisant littéralement la leçon. <br />   <br />  Il n'est pas étonnant que ses adversaires lui aient si souvent reproché que ses hystériques et son grand Hypnotisme étaient un produit de culture. <br />   <br />  Pour ceux qui ont vécu quelque peu dans le milieu de la Salpétrière, il est incontestable que ce reproche était fondé. <br />   <br />  Cependant dans les dernières années de sa vie, Charcot fut amené progressivement à changer ses idées sur le mécanisme de la production de quelques symptômes hystériques. <br />   <br />  Il avait eu l'occasion d'étudier dans son service plusieurs cas de paralysies hystériques survenus à la suite d'un choc, tel que coup ou chute sur l'épaule. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154828-21091623.jpg?v=1501331788" alt="CHARCOT (1825-1893)" title="CHARCOT (1825-1893)" />
     </div>
     <div>
      Malgré son esprit de système, il était bon observateur ; il avait bien vu comment ces paralysies hystériques se produisent ; ce n'est pas brusquement et immédiatement après le traumatisme ; il faut un temps, quelques jours, quelques heures, et pendant ces heures, le malade pense à son accident et en ranime l'idée. <br />   <br />  Pour expliquer la paralysie qui s'installe dans ces conditions bien particulières, il jugea qu'on devait recourir à l'hypothèse de la suggestion, ou plutôt de l'auto-suggestion. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>BERNHEIM (1840-1919)</title>
   <updated>2018-07-19T16:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/BERNHEIM-1840-1919_a57.html</id>
   <category term="Histoire de l'Hypnose" />
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   <published>2017-07-31T14:56:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154787-21091576.jpg?v=1501331425" alt="BERNHEIM (1840-1919)" title="BERNHEIM (1840-1919)" />
     </div>
     <div>
      Après avoir étudié de façon très intense avec Liébault, Bernheim qui était professeur de clinique à l'université de Nancy, commence aussi à utiliser la thérapeutique hypnotique et à noter les avantages qu'elle procure. <br />   <br />  Plus subtil que Charcot à Paris, ayant le sens de l'humour, ne dédaignent pas l'ironie, il n'a aucune disposition d'esprit à être dupe. Au contraire, le premier, il démystifie l'état hypnotique: le premier, "il porte la hacha dans le dogme de l'hystérie". <br />   <br />  Il va, en 1882, au-devant d'un médecin sans titre, au-devant de Liébault, pour découvrir l'existence des phénomènes hypnotiques <br />   <br />  Cela nous apparaît inimaginable, aujourd'hui, où le mandarinat a sclérosé toutes les initiatives de cette sorte, et où "un officiel investi", de part sa fonction même, à la science infuse, ne traverserait pas le trottoir d'en face pour assister à des expériences non orthodoxes pratiquées par un sans-grade. <br />   <br />  Et donc, Il va perfectionner les techniques utilisées par Liébault et créé finalement les bases scientifiques de l'hypnothérapie moderne. Ses travaux vont d'ailleurs marquer la fin du magnétisme animal. <br />   <br />  Il faut cependant signaler que Bernheim a substitué à la conception de suggestibilité par le sommeil provoqué de Liébault la conception de suggestibilité normale à l'état de veille. <br />   <br />  Pour Liébault, comme pour Faria, la suggestion, c'est-à-dire "l'idée introduite dans le cerveau est, la clef de l'Hypnose". Hypnotisable, ne signifie donc pas, hystérie, ni même névropathe. <br />  "C'est la suggestion qui domine la plupart des manifestations de l'hypnose; les prétendus phénomènes physiques ne sont, suivant moi, que des phénomènes psychiques". C'est sur ces principes que va se former l'école de Nancy. Petit à petit, on remplacera l'hypnose par la suggestion à l'état vigile, voir même l'autosuggestion (la célèbre méthode Coué). <br />   <br />  L'Hypnose n'est absolument pas une névropathie spontanée dans un cas, provoquée dans l'autre comme le voulait la Salpétrière. L'école de Nancy va s'opposer à celle de la Salpétrière car Bernheim va reprocher à Charcot de créer artificiellement les grandes crises hystériques. <br />   <br />  Pour Bernheim, le sommeil hypnotique n'est absolument pas nécessaire pour obtenir les phénomènes dits Hypnotiques comme l'anesthésie, la contracture, etc ... <br />   <br />  Selon lui, tous ces phénomènes peuvent provoqués par simple suggestion à l'état de veille et par conséquent sans sommeil. <br />   <br />  Tout est dans la suggestion, et Bernheim affirme catégoriquement : "Les phénomènes de suggestion ne sont pas fonction d'un état magnétique (voir Mesmer), ni d'un état Hypnotique (voir Braid), ni d'un sommeil provoqué (voir Liébault). <br />   <br />  Ils sont fonction d'une propriété physiologique du cerveau qui peut être actionnée à l'état de veille, la suggestibilité". <br />   <br />  La suggestibilité peut se définir comme l'aptitude du cerveau à recevoir ou évoquer des idées et sa tendance à les réalise, à les transformer en actes. <br />   <br />  C'est à partir des travaux de l'école de Nancy, vers 1889, que Freud va être mis sur la voie de ses recherches sur le conflit, la névrose et l'inconscient. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>LIEBAULT (1823-1904)</title>
   <updated>2017-07-31T15:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/LIEBAULT-1823-1904_a56.html</id>
   <category term="Histoire de l'Hypnose" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16154721-21091522.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-31T14:55:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16154721-21091522.jpg?v=1501331103" alt="LIEBAULT (1823-1904)" title="LIEBAULT (1823-1904)" />
     </div>
     <div>
      Liébault, est le véritable fondateur de l'école de Nancy. <br />   <br />  Dès 1864, le docteur Liébault, commence à s'intéresser à l'Hypnose après avoir eu connaissance des travaux de Braid. <br />   <br />  Installé dans la région de Nancy, il se consacre à l'étude de la suggestion hypnotique et fait de la suggestion verbale, le facteur le plus important pour la création de l'état hypnotique. <br />   <br />  Liébault commence à affirmer que " tout ce qui a rapport à une "lucidité transcendante" est une mystification". <br />   <br />  Pour Liébault, l'action de l'Hypnotiseur et le besoin physiologique de dormir requièrent, toutes deux, les mêmes conditions, et notamment le consentement au sommeil. Comme Braid, il utilise la fixation d'objets, le plus souvent en bois, et rejette plus ou moins les passes magnétiques, réfutant ainsi le magnétisme animal. <br />   <br />  En 1866, il publie ses théories dans un livre : "Du sommeil et des états analogues" considéré surtout au point de vue de l'action du moral sur le physique". Mais son livre ne trouvera qu'un seul acheteur ! tout le monde scientifique le rejette. <br />   <br />  Liébault substitue à la conception psychophysiologique de l'Hypnose celle du sommeil provoqué par suggestion. Pour lui, la fixation d'un objet ou les passes magnétiques ne sont pas absolument obligatoires." La suggestion, dit-il, est la clé de l'Hypnose". <br />   <br />  C'est en 1882 que Bernheim lui rend visite, à lui, le "petit médecin, le sans-grade". <br />   <br />  Comme l'a écrit ensuite Bernheim: " Liébault endort par la parole et guérit par la parole ". <br />   <br />  En effet, pour Liébault, ce sommeil qui est provoqué par suggestion, est malgré tout nécessaire pour augmenter la suggestibilité du patient et permettre la production de toute une série de phénomènes appelés phénomènes hypnotiques. <br />   <br />  S'il est possible de créer, pendant ce sommeil hypnotique, des phénomènes spéciaux, comme des contractures, des paralysies ou autres troubles fonctionnels, il doit être également possible de créer le contraire de ces états pathologiques.On doit reconnaître à Liébault le mérite d'avoir le premier appliqué systématiquement la suggestion en thérapeutique. <br />   <br />  A l'état vigile, l'attention est diffuse : elle va d'une sensation à l'autre, elle voltige d'une idée à l'autre : les deux types du sommeil, physiologique ou provoqué profond, ont surtout, en commun, la concentration centrale de l'attention. <br />   <br />  La suggestion reste dépendante de l'attention ; elle sera moins essentielle à créer le sommeil Hypnotique qu'à l'utiliser. <br />   <br />  Ainsi tout est prêt pour l'arrivée des 2 grands que sont Charcot et Bernheim, qui vont faire basculer la balance en faveur de cette science nouvelle : l'Hypnose, couronnant en quelque sorte l'oeuvre de Braid avant que Babinski, surnommé "le Fossoyeur de l'Hypnose", ne vienne une nouvelle fois tout démolir. <br />   <br />  Ce sera un modeste praticien de Nancy, un "petit" qui une fois de plus préparera la voie triomphale de l'Hypnose et de la psychanalyse. Liébault a pressenti la valeur des moyens psychologiques dans la thérapie des maladies que l'on appelle maintenant "psychosomatiques". <br />  &nbsp;
     </div>
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