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 <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-20T15:14:21+02:00</updated>
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   <title>Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73.</title>
   <updated>2024-11-23T23:18:00+01:00</updated>
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   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
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   <published>2024-11-15T22:58:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Apport de la thérapie narrative. Dr Julien BETBEZE.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205623.jpg?v=1731708231" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      Travail sur l’intentionnalité dans les traumas complexes pour monter sur la berge.        <br />
       Pour cette patiente, monter sur la berge c’est se sortir du tsunami de son trauma. Une forme de « sauvetage » rendu possible par un travail d’accordage et de co-thérapie pour rétablir des relations de confiance et renouer le lien avec les humains.       <br />
              <br />
       La difficulté rencontrée par un thérapeute lorsqu’il est confronté à un trauma complexe, est de travailler avec un sujet qui a perdu confiance en tout lien humain, dans un monde où prolifèrent les doubles liens avec de nombreux blocages sensoriels et une pauvreté de la pensée. Dans ce monde, les intentions relationnelles ont disparu.        <br />
              <br />
       A la différence de l’état de stress post-traumatique où le vécu traumatique est contextuel et où il reste des relations sécures en dehors du contexte traumatique, le trauma complexe est caractérisé par un envahissement généralisé de la problématique traumatique, le sujet restant prisonnier dans un labyrinthe de processus dissociatifs. Dans cette occurrence, le « sujet » ne peut pas se réassocier quelles que soient les modifications de ses actions, car il n’y a aucun espace sécure dans sa relation au monde, du fait de l’absence d’accordage dans sa relation à l’autre et à lui-même. Aucune action n’a de sens, il reste sous l’influence de l’impuissance et de l’effroi, aucun autre n’étant crédible pour venir à sa rencontre. En effet la dissociation, caractérisée par une contradiction entre relation à l’autre et relation à soi, plonge le sujet dans une expérience abandonnique de « seul au monde ».       <br />
              <br />
       <b>« PENSÉE PAR TAS » </b>       <br />
       Dans cette expérience, les vides de pensée, les ruminations, les interprétations limitantes, la lutte contre les ressentis sensoriels et les actions automatiques s’enracinent dans un langage organisé selon une « pensée par tas ».        <br />
       Le monde abandonnique amène le sujet à construire des « petits tas » de signification, auxquels il s’accroche pour échapper à l’émiettement chaotique et tenter de donner du sens à une expérience insensée. Dans cette expérience transie par des angoisses de mort, toute action peut déboucher sur des angoisses d’effondrement et toute tentative d’entrée dans la relation se traduit par des angoisses d’étouffement ou de rejet, caractéristiques de l’expérience de maltraitance. Devant la multiplication des doubles liens, le trauma s’invite dans les différents secteurs de vie du sujet, les intentions relationnelles s’absentent, la vie affective est anesthésiée, les troubles émotionnels tournent à vide ; l’absence d’accordage rigidifie le jeu relationnel et maintient le sujet dans un chaos insensé.       <br />
              <br />
       <b>ACCORDAGE ET INTENTION       <br />
       </b>Dans ces prises en charge où aucun lien sécure ne tient, et où l’installation d’une relation thérapeutique est toujours problématique, un travail spécifique à partir de la compréhension de l’autonomie relationnelle sert de guide pour construire un chemin qui pourrait enfin donner un sens à la vie du sujet.       <br />
              <br />
       Sortir de cette impasse, où l’action se retourne contre elle-même, implique de rendre à nouveau perceptible la dimension intentionnelle. Cette visée intentionnelle est le vecteur de la vie affective et des gestes relationnels donnant forme à la subjectivité dans une dimension dialogique. Et c’est en co-construisant une relation d’accordage que le sujet et le thérapeute vont pouvoir donner forme à l’intentionnalité et enrichir leur pensée. L’accordage permet d’accueillir la vie relationnelle et donner sens aux effets relationnels des actions.       <br />
              <br />
       Ainsi le sujet peut commencer, baigné dans la chair de la relation thérapeutique, à vivre une expérience d’autonomie dans la relation. Se sentant plus en sécurité, il va pouvoir se positionner physiquement et psychiquement de manière plus active. Cette prise de position rend possible l’accueil de ses ressentis sensoriels, et donne sens à son affectivité. Accueillant ainsi ses potentialités créatives, le sujet va être en capacité de s’investir dans un imaginaire partagé où la signification des mots peut commencer à agir dans une dynamique interactive.       <br />
              <br />
       <b>ACCORDAGE ET RÉACCORDAGE       <br />
       </b>La mise en place de l’accordage est ainsi le point de départ pour installer une zone d’activation optimale, indispensable dans le début de la prise en charge des traumas complexes. Celui-ci est la base de la stabilisation émotionnelle à l’intérieur d’un espace plus sécure. La première étape après l’accueil du sujet est de l’amener à sentir que le thérapeute est disponible pour accueillir sa singularité et faire face aux monstres qui le perturbent. Le début de l’entretien est ainsi très important pour introduire un espace sécurisant.       <br />
              <br />
       Cela passe par la mise en parole du vécu du patient dans l’espace de la pièce et de la relation, le thérapeute accueillant de manière in- conditionnelle la position et le vécu du sujet.       <br />
              <br />
       Le développement d’une meilleure coopération passe par l’observation attentive de trois éléments : les réactions corporelles du sujet, les résonances ressenties par le thérapeute, et les mouvements d’interaction au sein du processus d’accordage. Ces différentes informations sont en lien à la fois avec l’intention de rentrer en relation et en même temps avec des actions automatiques de survie. Ces informations doivent ensuite être mises en mots, et les actions automatiques doivent être comprises comme un effet du processus traumatique, celui-ci faisant vaciller l’expérience de la liberté relationnelle. C’est la raison pour laquelle la thérapie se situe dans un contexte de co-thérapie, le thérapeute posant les questions qu’il se pose lui-même quand il est en lien avec les effets de la scène traumatique.       <br />
              <br />
       Le thérapeute utilise les techniques hypnotiques de mise en relation dans un contexte intentionnel. En disant, par exemple « vous êtes assis… vous entendez ma voix… », le thérapeute ne se contente pas de constater ce qui est, mais rend audible son intentionnalité d’être en relation avec l’autre. Lorsqu’il dit « vous entendez ma voix… », le thérapeute sous-entend : « je me réjouis que vous soyez là, présent, me faisant confiance, et écoutant ce que je vous propose ». La dimension intentionnelle de la parole du thérapeute est fondamentale dans ce qu’on pourrait appeler un « yes set intentionnel », qui peut amener le thérapeute à demander au patient l’autorisation de se mettre dans la même position physique que lui, pour mieux le rejoindre dans son expérience. Cela implique évi- demment que le sujet perçoive que le thérapeute ne réduit pas les symptômes (angoisse, insomnie...) à l’expression d’un processus identitaire (« je suis angoissé, je suis insomniaque… »). Le thérapeute accueille d’abord le « je » (du « je suis angoissé »), avant d’externaliser l’angoisse. Ce langage externalisant, avec la co-création d’un espace imaginaire commun support de la conversation hypnotique, va permettre au sujet de se connecter aux intentions relationnelles du thérapeute, c’est-à-dire de le percevoir avant tout comme un être humain et non pas comme un simple technicien. Cela l’autorise à imaginer qu’il pourra un jour faire partie de ce monde des humains. Et lorsqu’il sentira que le thérapeute est touché par certains effets de son histoire (impuissance, angoisse, trahison, rejet, etc.), il aura la capacité de ramener ses perceptions à une expérience partagée.       <br />
              <br />
       Nous devons être attentifs à la manière dont s’amorce la relation d’accordage, là où elle est présente et là où elle peut se défaire. En effet, elle peut facilement se défaire à ce stade précoce où le sujet est encore dans une perception étroite, en lien avec une pensée par tas. Pour le sujet, toute relation sous l’influence du trauma prend la forme d’une relation de maltraitance, c’est-à-dire d’une relation dans laquelle le sujet ne perçoit pas, au niveau affectif, la possibilité de pouvoir vivre une expérience d’autonomie dans une relation. Même s’il commence à envisager au niveau cognitif les bonnes intentions du thérapeute, il a encore tendance à s’appuyer sur ses anciens réflexes, qui lui font percevoir le théra- peute comme arrimé à une position de pouvoir, sachant mieux que le sujet ce qui est bon pour lui.       <br />
              <br />
       <b>TRAVERSÉE DES ANGOISSES DE MALTRAITANCE       <br />
       </b>La demande de permission (en particulier chaque fois que sont abordés les relations et le vécu interne) et l’externalisation sont des moyens essentiels pour installer une relation plus singulière.       <br />
              <br />
       Lorsque le sujet répond aux questions posées, le thérapeute reste très attentif à la première occurrence de l’emploi du « je », ainsi qu’aux métaphores et aux gestes spontanés du sujet. Le début de la conversation thérapeutique est marqué par de nombreuses « lignes éditoriales », où le thérapeute reformule ce qu’il a entendu en intégrant la dimension du « je ». Par exemple, si le sujet a pu exprimer sa souffrance sous forme d’une phrase commençant par « je... » (« je suis nul, je ne vaux rien… », « j’ai envie de me suicider... »), cela est le signe de l’installation d’une confiance vis-à-vis du thérapeute, de lui-même, et de la relation thérapeutique : c’est la raison pour laquelle le thérapeute devra intégrer ce « je...» dans sa reformulation, signant l’ouverture d’un espace de coopération. Ainsi le thérapeute va reformuler les propos recueillis, en disant : « si je comprends bien, vous me dites: je suis nul, je ne vaux rien…, est-ce bien cela que vous avez voulu me dire… ? ou est- ce autre chose… ? ». Cette reprise du « je » amène le sujet à commencer à se percevoir comme autonome dans la relation. Formuler ainsi cette « ligne éditoriale » renforce le lien entre le sujet et le thérapeute, celui-ci propose alors au sujet de choisir le thème sur lequel il souhaite continuer la conversation pour élucider les obscurités dans lesquelles il se dé- bat. Cette introduction du choix renforce la nouvelle dynamique de coopération dans la- quelle le sujet peut expérimenter une liberté en devenir. L’installation progressive de l’autonomie relationnelle prépare l’expérience fondatrice à partir de laquelle le sujet pourra s’extraire du pouvoir du trauma et prendre position sur sa vie à venir.       <br />
              <br />
       Si l’effet principal du trauma a été de détruire la confiance dans la relation humaine et dans les valeurs préférées du sujet (comme par exemple le respect, la liberté qui ne sont plus que des mots vides), la mise en place de l’autonomie relationnelle, dans la relation avec le thérapeute, contribue à redonner sens à une expérience de valeurs incarnées. En effet, les valeurs comme expression de la vie affective sont les formes langagières et culturelles de l’autonomie relationnelle. C’est à partir de leur existence que le sujet peut à nouveau avoir confiance dans le lien humain.       <br />
              <br />
       Redonner sens aux valeurs implique de vivre d’abord une relation dans laquelle le sujet a la certitude d’avoir de la valeur. Pour cela, même lorsqu’il agit dans une relation en décalage avec les attentes de l’autre, il est nécessaire que le sujet prenne conscience que l’autre perçoit ses intentions d’enrichir la relation. C’est sa prise d’initiative qui, ainsi accueillie, enrichit la puissance de vie de l’autre. En retour, le sujet fait l’expérience d’avoir de la valeur au sein d’une relation qu’il découvre maintenant comme un espace sécu- re, dans lequel il peut déployer sa créativité.       <br />
              <br />
       Alors cette liberté enrichit la vie des deux membres de cette relation, chacun se sentant valorisé par l’autre. Ainsi, même si l’action de l’un n’est pas adaptée, l’autre est en capacité d’en percevoir l’intention relationnelle. Par exemple, pour faire plaisir à un ami friand de chocolat, vous décidez de lui préparer un gâteau au chocolat. Certes vos talents culinaires sont importants, mais ce n’est pas là l’essentiel, il s’agit plutôt de montrer que votre intention, en réalisant ce plat, est d’honorer votre relation d’amitié. Et c’est à cette condition que le plaisir est partagé et enrichit la relation. Et même si le gâteau n’est pas parfait selon vous, c’est cette intention de partage, reconnue par l’autre, qui vous permet d’accueillir vos ressentis sensoriels en lien avec cette petite déception. Dans le cas contraire, lorsque l’intention relationnelle n’est pas accueillie par l’autre, vous tombez momentanément dans le vide, et ce qui n’était qu’une petite déception devient un abîme dans lequel votre valeur s’évapore.       <br />
              <br />
       Si l’effet principal du monde traumatique est la perte de la confiance en la relation humaine, la dissolution de la vie intentionnelle et la perte du sens des valeurs, la thérapie des traumas complexes consiste d’abord à retrouver et à partager cette perception intentionnelle pour reprendre confiance en la relation humaine.       <br />
              <br />
       <b>HISTOIRE DE MADAME T.       <br />
       </b>Madame T., âgée de 49 ans, présentant de nombreux antécédents traumatiques, consulte pour une dépression chronique, avec anxiété et dévalorisation. Elle décrit sa vie comme un amoncellement d’échecs affectifs et professionnels. Elle a créé une entreprise qui a fait faillite. Après un divorce, elle a réussi à reconstruire une relation aujourd’hui fortement en crise. Son conjoint actuel fait chambre à part et lui a indiqué son intention de la quitter si elle ne changeait pas. Son histoire est dominée par un sentiment d’échec personnel : quoi qu’elle fasse, « rien ne va, les autres ne me comprennent pas et me rejettent », comme son premier compagnon et son fils qui ne veut plus la voir. Sa souffrance est perceptible lorsqu’elle évoque son incapacité à construire des relations de confiance.       <br />
              <br />
       Après plusieurs « lignes éditoriales », où le « je » de l’énonciation de cette souffrance a pu être entendu (« j’avais confiance en lui »), une conversation s’est initiée sur le rôle de la confiance dans la construction d’une relation humaine. Elle a pu retrouver des histoires de confiance dans sa vie et celle des autres, et réfléchir au lien entre la confiance et la possibilité de construction d’un projet commun.       <br />
              <br />
       Sous l’influence de la pensée par tas, caractéristique du monde traumatique et du vécu abandonnique, elle décrit l’expérience de la confiance et celle de la construction comme deux entités apposées l’une à côté de l’autre, sans lien. La présence de l’accordage donne l’opportunité au thérapeute d’amener Mme T. à tisser un lien entre la confiance et la construction : ainsi peut s’initier, grâce à la collaboration avec le thérapeute, un mode de « pensée par complexe » dans lequel la signification des mots, intégrant les différences de contexte, peut être partagée socialement. Cette nouvelle dynamique cognitive qui porte une composante relationnelle va l’autoriser à parler de la souffrance ressentie depuis la perte de contact avec son fils. Il est très important de réaliser que cette mère peut parler de sa douleur, justement parce qu’elle se sent en confiance avec le thérapeute. Si celui-ci n’accueille pas suffisamment le sens de cette souffrance en posant trop rapidement des questions à Mme T. sur les moments où son fils lui a fait confiance, ce questionnement risque de provoquer un sentiment de culpabilité lié à l’obligation de construire des relations de confiance. Cette obligation implicite dans laquelle Mme T. n’a pas de choix risque de réactiver l’influence du trauma et de réduire son vécu de confiance à un discours sur la confiance.       <br />
              <br />
       <b>REDONNER DU SENS À L’INTENTIONNALITÉ       <br />
       </b>C’est parce qu’elle a senti que ses peurs concernant ses relations ont été accueillies durant l’entretien, qu’elle a pu spontanément évoquer l’anecdote suivante : « Mon conjoint ne dort plus avec moi, il me dit que si ça continue il va divorcer, qu’il l’a déjà fait une fois et qu’il n’a pas peur de recommencer. Il dit qu’il est un homme libre et que je vis dans la peur et la dépendance. » Ce récit lié à la peur l’amène à conclure : « Je suis une merde. » L’important à ce moment-là pour le thérapeute est de ne pas se faire recruter par cette histoire traumatique, et pour cela l’aider à percevoir la perte de confiance comme un effet secondaire de la peur et donc du trauma. Cette lecture est facilitée par l’emploi d’un questionnement externalisant qui fait ressortir le rôle du contexte de peur dans la perte de confiance. A partir de là, le « même pas peur » du mari pourra être interprété différemment. Ce n’est plus le message « je n’ai même pas peur de te quitter car moi, je suis autonome », mais le retour d’une signification intentionnelle où le « même pas peur (…) qui nous permet de construire un avenir commun) » est partageable. Si jusque-là MmeT. trouvait qu’avec le « même pas peur » son mari jouait les gros bras (mais au fond avait peur de partir puisqu’il continuait à habiter avec elle), elle comprend maintenant que si elle a perçu de la peur chez lui, ce n’est pas celle de partir, mais la peur qu’elle n’entende pas son intention de construire avec elle un projet où existent des relations de confiance. Cette prise de conscience de l’intentionnalité relationnelle du mari la touche affectivement, elle prend tout à coup conscience qu’elle a de la valeur pour lui et s’éloigne donc de l’image d’« être une merde » produite par le trauma.       <br />
              <br />
       <b>CONVERSATION DE RE-MEMBERING       <br />
       </b>Ce changement de regard de Mme T. sur sa relation conjugale, en favorisant une nouvelle perception d’elle-même comme une femme ayant de la valeur, amène une modification émotionnelle, visible physiquement par le thérapeute, lui-même touché par cette évo- lution. C’est le moment où il va pouvoir poser des questions pour enrichir le lien de Mme T. avec d’autres histoires de confiance, avant d’introduire un questionnement spécifique sur l’intentionnalité et sur son lien avec l’humanité :       <br />
              <br />
       -	Thérapeute : « Si je comprends bien, pour qu’une relation soit vraiment humaine, pour vous comme pour les autres, la confiance doit être présente ?       <br />
              <br />
       Devant sa réponse affirmative, d’autres questions sont posées afin de rentrer dans une conversation renforçant sa perception d’être une personne qui a de la valeur.       <br />
       -	Th. : Qui ne serait pas surpris que, pour vous, pour qu’une relation soit une relation humaine, la confiance doit être présente ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-73-version-Papier_p163.html">Pour lire la suite de la consultation...</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Julien BETBÈZE</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205749.jpg?v=1731708443" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      Rédacteur en chef de la revue « Hypnose &amp; Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, chef de service de l’Accueil familial thérapeutique de Loire-Atlantique de 1998 à 2018.       <br />
       Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes (DU Addictions, DU Hypnose, DU Douleur) et au sein des Instituts de la CFHTB. Responsable pédagogique et formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’Arepta- IMHENA (Institut Milton H. Erickson Nantes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/84277557-60205689.jpg?v=1731707881" alt="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." title="Retrouver la confiance dans le lien humain. Revue hypnose et thérapies brèves 73." />
     </div>
     <div>
      N°73 : Mai / Juin / Juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°73 :       <br />
       ''En thérapie brève, comme en hypnose formelle, le thérapeute doit posséder de solides connaissances cliniques et la capacité à rentrer dans une transe partagée avec le sujet qu’il accompagne. A partir de cette expérience relationnelle, le thérapeute va poser des questions pour permettre au sujet de se décaler de l’histoire pathologique dans laquelle il est enfermé.''       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/revue-hypnose/revue-hypnose-et-th%C3%A9rapies-br%C3%A8ves/436-prendre-ses-responsabilit%C3%A9s-externalisation-d%E2%80%99une-exception">Jérémie Roos nous montre comment l’utilisation du questionnement externalisant va permettre chez une jeune femme de 20 ans, prise dans une histoire de conflit de loyauté, de TOC et de surpoids, d’ouvrir un espace de liberté où elle pourra assumer ses prises de décision et trouver la force de renégocier sa place dans les relations. Je vous propose ensuite un texte où je développe un certain nombre de chemins pour « reprendre confiance dans le lien humain », quand celui-ci a été détruit par des vécus traumatiques. Il n’y a qu’à partir d’une expérience de sécurité, en lien avec une confiance retrouvée, que le sujet est en capacité de faire face aux effets du trauma.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Bernard Mayer souligne l’importance du travail avec le corps dans la désensibilisation des traumas. A travers le cas d’Eglantine, il nous fait percevoir l’importance du travail avec le Système nerveux autonome pour remettre en mouvement les processus de réassociation.       <br />
              <br />
       Dans l’« Espace Douleur Douceur », Gérard Ostermann nous présente le travail de trois praticiens : - Dans le cas d’une douleur d’épaule, Michel Dumas nous indique comment l’hypnose favorise la réconciliation avec cette partie du corps isolée par la douleur.       <br />
       - Christophe Hardy nous ouvre à l’utilisation hypnotique du « swiss ball » pour redonner du mouvement à un dos enfermé dans la lombalgie.       <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Hypnose-en-soins-palliatifs_a272.html">- Laurence Dalem nous rappelle l’importance des soins palliatifs et combien la relation n’appartient jamais à une personne, mais est toujours partagée.</a>       <br />
              <br />
       Dans le dossier thématique ''Interroger nos pratiques'', Guillaume Delannoy et Nathalie Koralnik nous font comprendre qu’aucun thérapeute n’est à l’abri de faire une « mauvaise séance » et ils développent ainsi un mode d’emploi en 20 points pour s’empêcher de réussir !       <br />
              <br />
       Vous pouvez en profiter pour lire le « Quiproquo » de Stefano Colombo sur l’échec, illustré avec humour par Muhuc, afin de comprendre pourquoi l’hypnose, on ne peut pas la réussir, avec un grand avantage : pas de réussite, pas d’échec !       <br />
              <br />
       J’ai eu le grand plaisir d’interviewer Dominique Megglé à la suite de la publication de son livre ''Les chaussettes trouées'', synthèse des points importants émergeant de sa longue expérience de clinicien. Il évoque l’importance de penser la psychopathologie à partir de l’hypnopathologie. Voilà une position novatrice qui ouvre de nouvelles perspectives pour nous interroger sur la pertinence de nos pratiques.       <br />
              <br />
       Stéphane Radoykov questionne également sa pratique, tout en acceptant ses limites, il recherche des améliorations en sortant par exemple du piège des automatismes. Il fait référence aux questionnaires de Scott D. Miller, essentiels pour se situer dans une dimension de co-construction pour ouvrir des possibles.       <br />
              <br />
       Adrian Chaboche nous rappelle la phrase d’Erickson pour nous inciter à être créatifs : « N’imitez pas. Soyez naturellement vous-même. J’ai passé du temps à essayer d’imiter d’autres, ce fut un désastre ! »       <br />
              <br />
       Sophie Cohen utilise « l’arbre de vie » pour aider Hélène à se libérer des relations dysfonctionnelles transgénérationnelles et s’autoriser à construire sa propre histoire en lien avec ses valeurs préférées.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Retrouver-la-confiance-dans-le-lien-humain-Revue-hypnose-et-therapies-breves-73_a189.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences.</title>
   <updated>2024-11-08T01:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/83515066-59776137.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-15T17:23:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Virginie Lagrée pour la revue hypnose et thérapies brèves, hors-série sur le psychotraumatisme. Médecin aux urgences du CHU de Nantes, l’auteure voit défiler toutes sortes de patients et de situations à haute intensité traumatique. De son récit, il ressort beaucoup d’angoisse et de détresse, et peu de certitudes, des gestes professionnels souvent, de l’engagement et des paroles de soutien, un fort sentiment d’humilité enfin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-59776137.jpg?v=1729007110" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      « Hello Virginie ! Peux-tu m’aider en écrivant un article sur le psychotraumatisme aux urgences médico-psychologiques pour le “Hors-Série” de la revue “Hypnose &amp; Thérapies brèves”. J’userai de toutes les stratégies en cas de refus (menace, scarifications, roulage par terre au sol...) car j’ai vraiment besoin d’aide ! Ci-joint les consignes. » C’est le mail que je découvre en ouvrant ma boîte. Je me prends à sourire en imaginant Emmanuel mon collègue psychiatre se rouler par terre et je ne peux pas lui refuser... C’est à ce moment-là que Claire, infirmière nouvellement arrivée dans le service, revient de l’accueil avec un dossier :        <br />
              <br />
       - Claire : « Je ne me sens pas à l’aise du tout avec ce genre de situation, je ne suis pas formée, ça m’angoisse.        <br />
       - Collègue infirmier : C’est quoi ? s’enquiert un autre infirmier.        <br />
       - Claire :Monsieur Pierre, 55 ans, chauffeur poids lourd depuis trente ans. Il vient de voir s’encastrer une voiture sous ses roues, sans rien pouvoir faire, un virage, glissant... Il est super mal... Ce sont les pompiers qui l’ont emmené.        <br />
       - Collègue infirmier : C’est un débrief. Je n’aime pas trop non plus ces entretiens. Moi, je me suis formé sur le tas, à force d’en voir. » J’écoute d’une oreille en refermant ma boîte mail. Formée, je le suis. Et pourtant... Je fais rapidement le tour de ma boîte à outils, HTSMA (Hypnose Thérapies stratégiques et Mouvements alternatifs), Thérapies narratives, TRE (Trauma Releasing Exercises), débriefing et jeux de rôles lorsque je faisais partie de la CUMP (Cellule d’urgence médico-psycho - logique), entendu parler aussi du Brainspotting, lu le livre de David Grand. Pas une expérience sur laquelle m’appuyer ne me revient... Je suis de garde une nuit et j’étais en formation HTSMA la semaine précédente. Je reçois une jeune femme, Agnès, victime d’un accident de la voie publique. L’accident vient d’arriver, elle est en larmes, très angoissée, sa réaction reste adaptée mais elle est très envahie, elle revit en boucle l’accident. Elle répète : « J’aurais dû freiner, j’aurais dû freiner... »        <br />
              <br />
       Scène insoutenable qu’elle me raconte avec moult détails, je me disais que cela aurait pu être moi, c’est cela aussi les consultations de psychotraumatisme, c’est cette identification permanente, « on y laisse des plumes », comme le disait mon infirmier à Claire. Je me souviens d’un soir où tous mes col - lègues des urgences et moi-même avions scellé notre télévision le soir même après avoir reçu un père qui venait de perdre sa fille de 2 ans écrasée sous le poste. C’est l’effet « osmotique » du trauma, comme une imprégnation. Mais cela n’est-il pas surtout un signe d’engagement de la part des soignants, un accordage affectif lors de l’entretien ?        <br />
              <br />
       A propos de l’impact sur les soignants, je me rappelle avoir croisé mes collègues du Samu revenant d’une intervention dans un parc d’attractions pour enfants. Le wagon d’un manège mal fixé est passé sur le corps d’un animateur, décédé. Ils s’arrêtent dans le couloir, hilares, ils me montrent les photos : « Mate la scène, une boucherie, c’était le festival du gore ! » Ils sont manifestement très dissociés. Je les invite à venir prendre un café au secteur psychiatrique, avec l’idée d’un débriefing informel. On a parlé un peu, bu du café beaucoup, le temps que tout le monde se rassemble, se réassocie.        <br />
              <br />
       Aucune technique, juste un retour dans l’ici et maintenant. Quand mon fils m’a demandé d’organiser son anniversaire dans ce même parc, j’ai refusé. L’impact est à libération prolongée, semble-t-il. Je ne sais plus ce que j’ai fait ou dit à Agnès, rien de mirobolant sûrement, mais encore moi-même un peu sidérée j’ai eu besoin d’en parler à mon maître, le Docteur Martineau.        <br />
       - « Tu as fait de l’EMDR ? me demande-t-il.        <br />
       - Comme ça, là, en aigu ?!        <br />
       - Ben oui !        <br />
       - J’y ai pensé oui, mais je n’ai pas osé.        <br />
       - Alors tu préfères laisser des gens souffrir plutôt que de tenter ce que tu as appris par peur de te planter ? »         <br />
              <br />
       Cette réplique m’est restée coincée dans la gorge et le coeur... Evidemment qu’il aurait fallu tout tenter, peu importe d’être ridicule. Je décide d’emmener Claire avec moi voir Monsieur Pierre. Il entend les bruits de freinage, les pneus qui crissent, il revoit les yeux de la conductrice, un regard tout aussi démuni que le sien.        <br />
       - M. Pierre : « C’est comme si elle était résignée à mourir, dit-il.        <br />
       - Thérapeute : Je pense à ses enfants, son mari, quel âge peut-elle avoir ? Pas plus de trente ans je pense...  Il me demande des nouvelles de la victime, si elle est arrivée aux urgences, comment elle va.        <br />
       - M. Pierre : Je voudrais au moins savoir si elle est vivante ou morte.        <br />
       - Th. : Je vais me renseigner. Je sens le regard étonné et éloquent de Claire se poser sur moi.        <br />
       - Claire : Quand je pense au nombre de fois où tu nous rappelles de faire attention au secret professionnel ! » C’est sorti tout seul, Claire, je n’ai pas réfléchi, c’est cela qui lui semblerait le plus utile, là, tout de suite, à ce patient, alors sans rentrer dans les détails médicaux je vais lui donner des nouvelles à Monsieur Pierre. Je me suis retrouvée à lui annoncer qu’elle était malheureusement décédée. Je me souviens de recevoir Patricia, jeune fille, qui me raconte avoir été violée quinze jours auparavant. Elle est dévastée par l’angoisse, entend les paroles de son violeur en boucle, revoit les images de la scène en flashs intempestifs, vit dans un état d’hypervigilance anxieux permanent, évite le trajet habituel de retour chez elle, sursaute quand son grille-pain éjecte ses tartines le matin. Après moult hésitations, je me lance, me souvenant de la réflexion de mon maître. A quoi sert de se former sinon ? Je me rappelle que lors d’agressions physiques il vaut mieux éviter de toucher, ou alors demander l’autorisation, alors je lui demande de suivre mon doigt, et c’est parti pour une série de mouvements alternatifs.        <br />
       - Th. : « C’est comment en vous là, maintenant ?        <br />
       - Patricia : Ça va nettement mieux ! Mouvements alternatifs encore. - Patricia : Ah oui, vraiment, c’est bien là...        <br />
       - Th. : Restez avec cela... Mouvements alternatifs de nouveau. - Patricia : Je vous assure ça va très bien », insiste-t-elle, s’agaçant presque. Je me suis doutée que cette patiente fort gentille essayait juste de me faire plaisir et de me rassurer, ou bien que cela était tellement insupportable pour elle de reparler du traumatisme qu’elle a préféré en finir vite, éviter de s’y confronter. Probablement, je n’ai pas réussi à obtenir une alliance suffisamment solide pour l’autoriser à lâcher prise et se sentir en sécurité. J’aurais dû prendre le temps d’installer une place sûre, et pourquoi pas utiliser une échelle afin de vérifier son niveau de sécurité. Autre souvenir, autre expérience : Chantal, la meilleure amie d’une jeune fille disparue, retrouvée violée dans un fossé, arrive aux urgences dans un état de dissociation majeure, pouvant la mettre en danger. Une instabilité psychomotrice incontrôlable, des pleurs, des cris, des attitudes désadaptées, elle se tape la tête contre les murs. Il a fallu « l’anxiolyser » et la garder aux urgences au moins une nuit afin de revoir les choses après un temps d’apaisement provoqué par les médicaments. Il y a encore quelques années je ne me posais pas la question, je donnais du Xanax ou du Valium avec un résultat qui ne m’aurait pas fait changer d’avis. « Les benzodiazépines sont contre-indiquées dans les PTSD », m’ont appris mes internes ensuite. Sont recommandés : antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et bétabloquants. Nous n’avons ni l’un ni l’autre aux urgences psychiatriques car il s’agit de traitements essentiellement prescrits lors d’un suivi, ce que nous n’assurons pas. Il nous faut donc essayer de trouver une consultation post-urgence rapidement.        <br />
              <br />
       C’est ce qu’il se passe avec cette patiente, chauffeuse de taxi, prise lors d’une de ses courses dans un règlement de comptes entre narcotrafiquants et qui a vu deux hommes cagoulés tirer sur son véhicule à la kalachnikov. Je parviens à lui trouver un rendez-vous en libéral dans la semaine qui suit. J’ai appris qu’elle s’y était rendue une fois puis n’avait pas honoré le second rendez-vous. Alors comment accrocher les patients quand on doit les ré-adresser alors que l’on sait que l’on est la « première figure d’attachement » après un choc ? Comme Julie, victime d’une agression sexuelle alors qu’elle rentrait d’un dîner entre amis et allait reprendre sa voiture. Julie est déjà venue dans le service après l’examen gynécologique initial, il y a quatre jours. Dissociée, elle avait refusé de rester, disant qu’elle allait retourner travailler à la crèche dans laquelle elle est employée depuis un mois et que tout irait bien, qu’elle était entourée de ses amis, elle ne voulait pas parler à ses parents de l’agression. Je n’avais pas d’argument pour la garder de force à l’hôpital et le service débordait de patients plus ou moins instables et agités qui l’inquiétaient encore davantage. Là encore, je lui ai fait promettre de revenir si elle en avait besoin. Elle revient ce jour. Elle a besoin d’un justificatif pour son employeur car elle n’a pas réussi à retourner travailler. Elle se sent trop honteuse et sale. Elle répète : « Je n’aurais pas dû mettre de jupe ce soir-là... » Elle est en demande de réassurance sur le fait que « ça va revenir, ça va aller ». « Je suis quelqu’un de joyeux d’habitude... »          <br />
              <br />
       J’ai pu grâce à ce patient avoir un regard sur l’étendue des remaniements psychiques que peut impliquer un traumatisme...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_p161.html">Pour lire la suite de cet article de la revue...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Virginie LAGRÉE</b></div>
     <div>
      Praticien hospitalier aux urgences du CHU de Nantes. Formée à l’hypnose à l’ARePTA à Nantes ainsi qu’aux thérapies stratégiques, à l’HTSMA et aux thérapies narratives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander le Hors-Série de Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-59776146.jpg?v=1729006612" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>NDLR</b></div>
     <div>
      L'HTSMA fait suite à l'EMDR et précède la TLMR Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous recherchez une formation officielle en EMDR - IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-60062686.jpg?v=1731025783" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      Vous êtes professionnel de la santé: médecin, psychologue, kinésithérapeute, infirmier, ostéopathe, psychothérapeute, orthophoniste, et vous recevez des patients présentant des psychotraumas...       <br />
              <br />
       Vous recherchez une Formation Certifiante <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Instituts-Affilies_r1.html">dans un institut Officiellement validé par France EMDR IMO ®</a>.       <br />
              <br />
       Alors, vous pouvez suivre les formations sur Paris, Marseille, Annecy. <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Voir l'agenda des Formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_8j/">Formations sur 8 jours pour les praticiens pas ou peu formés en hypnose et thérapie brève centrée solution.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/">Formations sur 3 jours pour les praticiens déjà formés en hypnose et thérapie brève centrée solution.       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FORMATEURS et SUPERVISEURS CERTIFIES EMDR IMO.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-60062691.jpg?v=1731025721" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurence-ADJADJ_a22.html">Laurence ADJADJ</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Présidente de France EMDR IMO ® et de l'Institut HYPNOTIM.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurent-GROSS_a72.html">Laurent GROSS</a>: Psychothérapeute Certifié par ARS en 2013, Kinésithérapeute, Vice-Président de France EMDR IMO ®, Président du CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris et de l'Institut IN-DOLORE       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Pascal-VESPROUMIS_a191.html">Dr Pascal VESPROUMIS</a>: Médecin Addictologue, Président de l'ACCH. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/interview-dr-roxane-colette-livre-emdr-imo/">Dr Roxane COLETTE</a>: Médecin Psychiatre, auteur du livre: Petits maux, grands traumas: de l’EMDR à l’IMO, une nouvelle voie de guérison.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Sophie-TOURNOUER_a47.html">Sophie TOURNOUËR</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Claire-DAHAN_a233.html">Claire DAHAN</a>: Psychologue, Psychothérapeute. Conférencière internationale.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Emergence du lien en thérapie. Karine FICINI pour la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66</title>
   <updated>2023-03-12T17:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Emergence-du-lien-en-therapie-Karine-FICINI-pour-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-66_a178.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/71387589-49747084.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-03-12T17:05:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
UNE HISTOIRE DE « REMISE EN VIE ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/71387589-49747084.jpg?v=1678638271" alt="Emergence du lien en thérapie. Karine FICINI pour la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66" title="Emergence du lien en thérapie. Karine FICINI pour la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66" />
     </div>
     <div>
      Permettre la « remise en vie » du lien humain avec les outils TLMR (1) et thérapies narratives, c’est tout le travail de l’auteure pour accompagner ses patients vers plus de « légèreté ».       <br />
              <br />
        J’exerce actuellement en tant que psychothérapeute et sexothérapeute. Mon métier de sage-femme a été pour moi le préambule qui m’a permis d’accoucher de mon métier de psychothérapeute et, en parallèle, dans un même mouvement, il m’a permis d’évoluer en accoucheuse d’âme vivante et de me vivre comme passeuse de vie. Les thérapies du lien me permettent d’accompagner les patients et de les conduire vers une RE-naissance. J’ai choisi à travers cet écrit de vous témoigner de ce que je peux vivre à travers mon métier, mon travail de thérapeute du lien. En écrivant ces mots je me demande d’ailleurs si le mot travail n’est pas trop réducteur et j’en suis sûre maintenant qu’il l’est, car bien plus qu’un travail, il est avant tout une passion, une partie de ma vie. Je pourrais même dire qu’en retour de cette pratique de thérapeute du lien, ces expériences thérapeutiques me rendent encore plus vivante. Il s’agit donc ici d’échanger sur les thérapies du lien : TLMR et thérapies narratives.       <br />
              <br />
       <b>LA REMISE EN VIE DE LA RELATION       <br />
       </b>       <br />
       Au fil du temps et des expériences au sein de mon cabinet, tout en m’appuyant sur mes pairs (souvent virtuellement présents, invités au sein des séances de psychothérapie) et sur les thérapies du lien, il est devenu primordial pour ma pratique de mettre au centre de mon activité la « remise en vie » du lien relationnel, ou plus simplement avec douceur et patience, de permettre au patient lorsqu’il est prêt de vivre une expérience du lien humain. Lorsque je parle de « remise en vie » du lien humain, il s’agit là de la remise en vie du lien avec l’autre, ce lien qui a été dans la plupart des cas malmené dans l’histoire du patient et pour d’autres quasiment inexistant. Se réconcilier avec la relation à l’autre à travers le lien thérapeutique en devenir, qui va se tisser maille après maille au fil des séances. Et c’est en cela que nous pouvons en effet dire que thérapeute du lien est un véritable métier « à tisser » du lien humain. Retisser la relation à l’autre qui va permettre l’émergence d’une nouvelle relation à soi, différente, dans la confiance et la sécurité qui va permettre une relation au monde là encore différente, plus apaisée. Car il s’agit bien de cela, dans la dissociation que peuvent vivre parfois nos patients, de faire émerger ces sensations corporelles de « remise » en relation avec un autre être humain qui présentement se trouve être le thérapeute.        <br />
              <br />
       Qu’importe la façon d’y aboutir, qu’importe l’appui sur telle ou telle manière de faire (TLMR ou thérapie narrative), ce ne sont « que » des moyens de transport, des véhicules permettant de transporter notre intention d’accordage avec le patient. L’intérêt est d’aboutir tranquillement, pas à pas, à une rencontre humaine. Il ne s’agit pas de fixer des objectifs mais d’objectiver une rencontre ; de parcourir ensemble, le temps d’une consultation, puis d’autres peut-être, un bout de chemin où l’on ne se sent plus tout seul, où nous nous sentons ensemble, dans un tout relationnel. Ce n’est plus le « Mon », le « Ton », mais bien le « Nôtre », cet espace délicieux comme pourrait le mettre en forme le célèbre pâtissier Lenôtre. Cet assemblage de lettres : deux singuliers, le Mon et le Ton, qui s’allient pour devenir un tout, le Nôtre, pour aboutir à un accomplissement accordé, ou devrais-je dire à un accouchement de : Lenôtre. Cela, vous me l’accorderez j’espère, ne peut être que délicieusement bon ! Et comme une savoureuse pâtisserie, le Nôtre se vit, se ressent dans notre corps, au plus profond de nos entrailles comme un sang nouveau se met à recirculer : une vie en lien avec l’Autre.       <br />
              <br />
       <b>RENCONTRE AVEC CET AUTRE SI DIFFÉRENT       <br />
       </b>        <br />
       De mon vécu, à travers ces expériences de soin, il s’agit à chaque fois d’une rencontre tout simplement humaine qui nous permet, ensemble, de savourer des minutes partagées ensemble, minutes uniques puisqu’à chaque entretien il s’agit bien d’aller rejoindre l’autre, unique, et de rentrer dans une rencontre de cet autre si différent mais si semblable dans son désir tout simple d’être accepté tel qu’il est, sans porter de jugement, mais juste retrouver cet ajustement infime d’un accordage subtil créant un accord comme une corde d’un violon et celle d’un autre se mettraient à revibrer ensemble réanimées par le mouvement de la vie. D’une séance à l’autre, je prête particulièrement attention et observe comment le patient aura commencé à avancer dans sa vie, quelle action aura-t-il mis en place ? Car la remise en vie passe par le faire, en posant des actions concrètes après être passé par le désir de... C’est l’action qui porte l’intention et le processus de vie ne se terminera que lorsqu’un tiers pourra percevoir cette intention à travers l’action mise en place par la sujet.        <br />
              <br />
       Pour conclure, c’est la reco-Naissance de cette intention par le tiers qui va permettre à la personne qui a réalisé l’action, en retour, de se connecter complètement à l’autre et donc de se sentir vivant en lien.       <br />
              <br />
       <b>LE CAS DE DANIEL        <br />
       </b>       <br />
       J’ai choisi d’illustrer mes propos par une expérience avec un patient, Daniel, 58 ans, venu consulter pour « faire le point » sur sa vie et peut-être se sentir un peu mieux et différent dans l’avenir et plus particulièrement dans sa vie affective. Daniel est d’origine réunionnaise, il témoigne d’une vie complexe ; tout à commencé il y a fort longtemps : orphelin de ses deux parents à l’âge de 4 ans, il a sept frères et soeurs. Daniel sera élevé par une de ses grandes soeurs qui, majeure, va assurer « le maintien » en vie, la survie de cette grande fratrie. Daniel deviendra père de quatre enfants avec comme épouse une femme bipolaire (dont le diagnostic ne se fera que très tardivement, lorsqu’il sera déjà en métropole) avec qui la vie maritale deviendra très com - pliquée rapidement. Après de nombreux efforts et déboires, ce père de famille fera le choix de quitter l’île de La Réunion en y « abandonnant » (selon ses propres dires) ses quatre enfants à une mère profondément en difficulté et n’ayant aucun suivi psychologique. Cela est un grand regret douloureux pour Daniel. Il arrive en métropole, se remet en couple avec une nouvelle compagne avec qui il a deux enfants, des jumelles : trois mois après la naissance de leurs jumelles, cette femme, elle aussi Réunionnaise, l’« abandonne » (toujours selon ses dires) pour retourner à l’île de La Réunion : il rentre un soir et l’appartement est vide... Daniel dit que les relations avec ses six enfants sont désormais « apaisées » : il leur a demandé pardon et ils ont pardonné à ce père dont ils ont été séparés, soit qui les a abandonnés ou soit qui lui ont été enlevés. Il dit entretenir de bonnes relations actuellement avec chacun d’entre eux, que ce soit à l’île de La Réunion pour certains et en métropole pour d’autres.        <br />
       Daniel dit avoir un bon ange gardien qui l’accompagne dans sa vie d’homme et qui a permis ces réconciliations familiales. Par ailleurs, Daniel est actuellement dans une relation de couple qui est sur le point de se terminer. Cette relation où il dit ne pas se sentir bien, étant régulièrement en conflit avec sa partenaire qui cherche « bataille ». Il est d’ailleurs à la recherche d’un appartement pour se retrouver au calme avec lui-même. Cette démarche de psychothérapie s’intègre pour lui dans ce désir de se retrouver et faire le point sur sa vie avec un souhait de trouver un équilibre dans ses relations affectives futures. La première séance permet de prendre connaissance de tout ce déroulement de la vie de Daniel et je lui propose, dans la deuxième partie de notre premier rendez- vous, d’expérimenter une séance d’autohypnose avec un vécu…       <br />
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       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-66-version-Papier_p150.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66</a>       <br />
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     <div><b>KARINE FICINI</b></div>
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      Sexothérapeute, psychothérapeute, sage-femme en cabinet libéral à La Roche-sur-Yon. Formée en sexologie, diplômée d’un DIU à l’université de Nantes ainsi que d’un diplôme national de sexologie. Formée en hypnose, HTSMA (TLMR) et en thérapie narrative à l’Institut Mimethys de Nantes.           <br />
       
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     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66</b></div>
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      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/71387589-49747088.jpg?v=1678637728" alt="Emergence du lien en thérapie. Karine FICINI pour la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66" title="Emergence du lien en thérapie. Karine FICINI pour la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°66" />
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      N°66 : Aout / Septembre / Octobre 2022       <br />
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       Dans ce n°66, nous verrons comment aider les personnes qui nous consultent à sortir des effets des histoires dissociatives dans lesquels elles sont enfermées. Le questionnement développé dans les thérapies brèves est une aide essentielle pour rendre possible l’activation des processus de réassociation.       <br />
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       Edito:       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Approche-strategique-et-acceptation-de-la-solitude-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-66-Dr-Julien-BETBEZE_a116.html">Julien Betbèze : Approche stratégique et acceptation de la solitude</a>       <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Conversation-d-engagement-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-66-Dr-Alain-VALLEE_a352.html">Alain Vallée développe un exemple clinique nous montrant comment la conversation d’engagement ouvre de nouvelles possibilités d’agir chez un sujet présentant un diabète de type 2 et qui ne parvenait pas jusque-là, malgré les risques somatiques, à modifier sa relation à l’alimentation.</a>       <br />
              <br />
       Spécialiste mondialement connu de l’approche stratégique, Giorgio Nardone explique l’importance de différencier trois manifestations différentes de la solitude. Il enseigne comment apprendre à être avec les autres, et le chemin vers l’acceptation de la solitude, acceptation nécessaire pour faire vivre une relation.       <br />
              <br />
       Véronique Cohier-Rahban poursuit sa réflexion sur la prise en charge des enfants soumis aux effets des violences intergénérationnelles. Elle nous montre comment Armel, enfermé dans le rôle « d’enfant problème », va se libérer de son rôle sacrificiel par le questionnement circulaire et la mise en place de relations de coopération dans la famille.       <br />
              <br />
       A travers le cas de Marthe, enfermée dans son monde de détresse et d’inquiétude, Arnaud Zeman décrit comment le thérapeute, en se mettant en lien avec ses ressources relationnelles, accueille ses ressentis corporels et ses affects pour construire un accordage avec un sujet prisonnier de son vécu dissociatif. Cet accordage est le premier pas vers un nouveau positionnement rendant possible le changement.       <br />
              <br />
       Le dossier thématique sur le lien thérapeutique se poursuit avec Karine Ficini qui nous fait part de l’histoire de Daniel, orphelin à l’âge de 4 ans, et dont les étapes de vie sont marquées par le pouvoir du monde abandonnique. Avec l’utilisation des mouvements alternatifs et de questions centrées sur la traduction corporelle de la confiance en soi, elle tisse un nouveau lien humain qui génère une nouvelle action signifiante pour le sujet.       <br />
              <br />
       Bertrand Hénot utilise le questionnement narratif et solutionniste pour aider Louis à modifier son regard sur les services sociaux et sur lui-même, afin de réinvestir son rôle de père et se mettre en chemin pour retrouver la garde de son fils.       <br />
              <br />
       Dans l’espace « Douleur Douceur », Gérard Ostermann nous présente trois articles sur l’apport de l’hypnose en gériatrie.       <br />
              <br />
       Sarah Muller, dans son article sur les conversations hypnotiques en psychogériatrie, nous raconte comment Mme D. qui présente un diagnostic de Démence fronto-temporal, intègre l’Ehpad à 92 ans, suite à une chute, et va bénéficier d’un accompagnement complet à la toilette, effectuée au lit.       <br />
              <br />
       Véronique Treussier-Ravaud expose le cas clinique de Mme L.F. patiente âgée qui souffre de troubles cognitifs sévères. Une séance d’hypnose pendant sa toilette, avec ancrage musical et techniques apaisantes, a pour bout de la réinstaller dans un état de bien-être.       <br />
              <br />
       . <a class="link" href="https://www.hypnose-medicale.fr/HypnoPhonie-De-l-orthophonie-saupoudree-d-hypnose-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-n-66_a98.html">Blandine Rossi-Bouchet, orthophoniste, nous explique comment elle utilise l’hypnose dans sa pratique quotidienne auprès des personnes âgées.</a>       <br />
              <br />
       Dans la chronique « Bonjour et après », vous trouverez les premières consultations d’Elisabeth qui noie son ennui dans l’alcool. Sophie Cohen utilise le questionnement stratégique et l’hypnose pour aider la patiente à quitter ses tentatives de solution.       <br />
              <br />
       Enfin, Nicolas D’Inca nous livre un article passionnant sur le chamanisme et les animaux de pouvoir pour retrouver les liens au monde vivant.       <br />
              <br />
       Crédit photo Jean-Michel HERIN       <br />
       
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   </content>
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