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 <title>Des hypnothérapeutes à Paris donnent leur avis sur l'hypnose, l'EMDR - IMO et les formations d'hypnose</title>
 <subtitle><![CDATA[Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-04T15:50:51+02:00</updated>
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   <title>Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences.</title>
   <updated>2024-11-08T01:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
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   <published>2024-10-15T17:23:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dr Virginie Lagrée pour la revue hypnose et thérapies brèves, hors-série sur le psychotraumatisme. Médecin aux urgences du CHU de Nantes, l’auteure voit défiler toutes sortes de patients et de situations à haute intensité traumatique. De son récit, il ressort beaucoup d’angoisse et de détresse, et peu de certitudes, des gestes professionnels souvent, de l’engagement et des paroles de soutien, un fort sentiment d’humilité enfin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-59776137.jpg?v=1729007110" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      « Hello Virginie ! Peux-tu m’aider en écrivant un article sur le psychotraumatisme aux urgences médico-psychologiques pour le “Hors-Série” de la revue “Hypnose &amp; Thérapies brèves”. J’userai de toutes les stratégies en cas de refus (menace, scarifications, roulage par terre au sol...) car j’ai vraiment besoin d’aide ! Ci-joint les consignes. » C’est le mail que je découvre en ouvrant ma boîte. Je me prends à sourire en imaginant Emmanuel mon collègue psychiatre se rouler par terre et je ne peux pas lui refuser... C’est à ce moment-là que Claire, infirmière nouvellement arrivée dans le service, revient de l’accueil avec un dossier :        <br />
              <br />
       - Claire : « Je ne me sens pas à l’aise du tout avec ce genre de situation, je ne suis pas formée, ça m’angoisse.        <br />
       - Collègue infirmier : C’est quoi ? s’enquiert un autre infirmier.        <br />
       - Claire :Monsieur Pierre, 55 ans, chauffeur poids lourd depuis trente ans. Il vient de voir s’encastrer une voiture sous ses roues, sans rien pouvoir faire, un virage, glissant... Il est super mal... Ce sont les pompiers qui l’ont emmené.        <br />
       - Collègue infirmier : C’est un débrief. Je n’aime pas trop non plus ces entretiens. Moi, je me suis formé sur le tas, à force d’en voir. » J’écoute d’une oreille en refermant ma boîte mail. Formée, je le suis. Et pourtant... Je fais rapidement le tour de ma boîte à outils, HTSMA (Hypnose Thérapies stratégiques et Mouvements alternatifs), Thérapies narratives, TRE (Trauma Releasing Exercises), débriefing et jeux de rôles lorsque je faisais partie de la CUMP (Cellule d’urgence médico-psycho - logique), entendu parler aussi du Brainspotting, lu le livre de David Grand. Pas une expérience sur laquelle m’appuyer ne me revient... Je suis de garde une nuit et j’étais en formation HTSMA la semaine précédente. Je reçois une jeune femme, Agnès, victime d’un accident de la voie publique. L’accident vient d’arriver, elle est en larmes, très angoissée, sa réaction reste adaptée mais elle est très envahie, elle revit en boucle l’accident. Elle répète : « J’aurais dû freiner, j’aurais dû freiner... »        <br />
              <br />
       Scène insoutenable qu’elle me raconte avec moult détails, je me disais que cela aurait pu être moi, c’est cela aussi les consultations de psychotraumatisme, c’est cette identification permanente, « on y laisse des plumes », comme le disait mon infirmier à Claire. Je me souviens d’un soir où tous mes col - lègues des urgences et moi-même avions scellé notre télévision le soir même après avoir reçu un père qui venait de perdre sa fille de 2 ans écrasée sous le poste. C’est l’effet « osmotique » du trauma, comme une imprégnation. Mais cela n’est-il pas surtout un signe d’engagement de la part des soignants, un accordage affectif lors de l’entretien ?        <br />
              <br />
       A propos de l’impact sur les soignants, je me rappelle avoir croisé mes collègues du Samu revenant d’une intervention dans un parc d’attractions pour enfants. Le wagon d’un manège mal fixé est passé sur le corps d’un animateur, décédé. Ils s’arrêtent dans le couloir, hilares, ils me montrent les photos : « Mate la scène, une boucherie, c’était le festival du gore ! » Ils sont manifestement très dissociés. Je les invite à venir prendre un café au secteur psychiatrique, avec l’idée d’un débriefing informel. On a parlé un peu, bu du café beaucoup, le temps que tout le monde se rassemble, se réassocie.        <br />
              <br />
       Aucune technique, juste un retour dans l’ici et maintenant. Quand mon fils m’a demandé d’organiser son anniversaire dans ce même parc, j’ai refusé. L’impact est à libération prolongée, semble-t-il. Je ne sais plus ce que j’ai fait ou dit à Agnès, rien de mirobolant sûrement, mais encore moi-même un peu sidérée j’ai eu besoin d’en parler à mon maître, le Docteur Martineau.        <br />
       - « Tu as fait de l’EMDR ? me demande-t-il.        <br />
       - Comme ça, là, en aigu ?!        <br />
       - Ben oui !        <br />
       - J’y ai pensé oui, mais je n’ai pas osé.        <br />
       - Alors tu préfères laisser des gens souffrir plutôt que de tenter ce que tu as appris par peur de te planter ? »         <br />
              <br />
       Cette réplique m’est restée coincée dans la gorge et le coeur... Evidemment qu’il aurait fallu tout tenter, peu importe d’être ridicule. Je décide d’emmener Claire avec moi voir Monsieur Pierre. Il entend les bruits de freinage, les pneus qui crissent, il revoit les yeux de la conductrice, un regard tout aussi démuni que le sien.        <br />
       - M. Pierre : « C’est comme si elle était résignée à mourir, dit-il.        <br />
       - Thérapeute : Je pense à ses enfants, son mari, quel âge peut-elle avoir ? Pas plus de trente ans je pense...  Il me demande des nouvelles de la victime, si elle est arrivée aux urgences, comment elle va.        <br />
       - M. Pierre : Je voudrais au moins savoir si elle est vivante ou morte.        <br />
       - Th. : Je vais me renseigner. Je sens le regard étonné et éloquent de Claire se poser sur moi.        <br />
       - Claire : Quand je pense au nombre de fois où tu nous rappelles de faire attention au secret professionnel ! » C’est sorti tout seul, Claire, je n’ai pas réfléchi, c’est cela qui lui semblerait le plus utile, là, tout de suite, à ce patient, alors sans rentrer dans les détails médicaux je vais lui donner des nouvelles à Monsieur Pierre. Je me suis retrouvée à lui annoncer qu’elle était malheureusement décédée. Je me souviens de recevoir Patricia, jeune fille, qui me raconte avoir été violée quinze jours auparavant. Elle est dévastée par l’angoisse, entend les paroles de son violeur en boucle, revoit les images de la scène en flashs intempestifs, vit dans un état d’hypervigilance anxieux permanent, évite le trajet habituel de retour chez elle, sursaute quand son grille-pain éjecte ses tartines le matin. Après moult hésitations, je me lance, me souvenant de la réflexion de mon maître. A quoi sert de se former sinon ? Je me rappelle que lors d’agressions physiques il vaut mieux éviter de toucher, ou alors demander l’autorisation, alors je lui demande de suivre mon doigt, et c’est parti pour une série de mouvements alternatifs.        <br />
       - Th. : « C’est comment en vous là, maintenant ?        <br />
       - Patricia : Ça va nettement mieux ! Mouvements alternatifs encore. - Patricia : Ah oui, vraiment, c’est bien là...        <br />
       - Th. : Restez avec cela... Mouvements alternatifs de nouveau. - Patricia : Je vous assure ça va très bien », insiste-t-elle, s’agaçant presque. Je me suis doutée que cette patiente fort gentille essayait juste de me faire plaisir et de me rassurer, ou bien que cela était tellement insupportable pour elle de reparler du traumatisme qu’elle a préféré en finir vite, éviter de s’y confronter. Probablement, je n’ai pas réussi à obtenir une alliance suffisamment solide pour l’autoriser à lâcher prise et se sentir en sécurité. J’aurais dû prendre le temps d’installer une place sûre, et pourquoi pas utiliser une échelle afin de vérifier son niveau de sécurité. Autre souvenir, autre expérience : Chantal, la meilleure amie d’une jeune fille disparue, retrouvée violée dans un fossé, arrive aux urgences dans un état de dissociation majeure, pouvant la mettre en danger. Une instabilité psychomotrice incontrôlable, des pleurs, des cris, des attitudes désadaptées, elle se tape la tête contre les murs. Il a fallu « l’anxiolyser » et la garder aux urgences au moins une nuit afin de revoir les choses après un temps d’apaisement provoqué par les médicaments. Il y a encore quelques années je ne me posais pas la question, je donnais du Xanax ou du Valium avec un résultat qui ne m’aurait pas fait changer d’avis. « Les benzodiazépines sont contre-indiquées dans les PTSD », m’ont appris mes internes ensuite. Sont recommandés : antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et bétabloquants. Nous n’avons ni l’un ni l’autre aux urgences psychiatriques car il s’agit de traitements essentiellement prescrits lors d’un suivi, ce que nous n’assurons pas. Il nous faut donc essayer de trouver une consultation post-urgence rapidement.        <br />
              <br />
       C’est ce qu’il se passe avec cette patiente, chauffeuse de taxi, prise lors d’une de ses courses dans un règlement de comptes entre narcotrafiquants et qui a vu deux hommes cagoulés tirer sur son véhicule à la kalachnikov. Je parviens à lui trouver un rendez-vous en libéral dans la semaine qui suit. J’ai appris qu’elle s’y était rendue une fois puis n’avait pas honoré le second rendez-vous. Alors comment accrocher les patients quand on doit les ré-adresser alors que l’on sait que l’on est la « première figure d’attachement » après un choc ? Comme Julie, victime d’une agression sexuelle alors qu’elle rentrait d’un dîner entre amis et allait reprendre sa voiture. Julie est déjà venue dans le service après l’examen gynécologique initial, il y a quatre jours. Dissociée, elle avait refusé de rester, disant qu’elle allait retourner travailler à la crèche dans laquelle elle est employée depuis un mois et que tout irait bien, qu’elle était entourée de ses amis, elle ne voulait pas parler à ses parents de l’agression. Je n’avais pas d’argument pour la garder de force à l’hôpital et le service débordait de patients plus ou moins instables et agités qui l’inquiétaient encore davantage. Là encore, je lui ai fait promettre de revenir si elle en avait besoin. Elle revient ce jour. Elle a besoin d’un justificatif pour son employeur car elle n’a pas réussi à retourner travailler. Elle se sent trop honteuse et sale. Elle répète : « Je n’aurais pas dû mettre de jupe ce soir-là... » Elle est en demande de réassurance sur le fait que « ça va revenir, ça va aller ». « Je suis quelqu’un de joyeux d’habitude... »          <br />
              <br />
       J’ai pu grâce à ce patient avoir un regard sur l’étendue des remaniements psychiques que peut impliquer un traumatisme...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Hors-Serie-n-18-de-la-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-Le-Psychotraumatisme_p161.html">Pour lire la suite de cet article de la revue...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr Virginie LAGRÉE</b></div>
     <div>
      Praticien hospitalier aux urgences du CHU de Nantes. Formée à l’hypnose à l’ARePTA à Nantes ainsi qu’aux thérapies stratégiques, à l’HTSMA et aux thérapies narratives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander le Hors-Série de Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-59776146.jpg?v=1729006612" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>NDLR</b></div>
     <div>
      L'HTSMA fait suite à l'EMDR et précède la TLMR Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous recherchez une formation officielle en EMDR - IMO ® ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-60062686.jpg?v=1731025783" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      Vous êtes professionnel de la santé: médecin, psychologue, kinésithérapeute, infirmier, ostéopathe, psychothérapeute, orthophoniste, et vous recevez des patients présentant des psychotraumas...       <br />
              <br />
       Vous recherchez une Formation Certifiante <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Instituts-Affilies_r1.html">dans un institut Officiellement validé par France EMDR IMO ®</a>.       <br />
              <br />
       Alors, vous pouvez suivre les formations sur Paris, Marseille, Annecy. <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/agenda/">Voir l'agenda des Formations</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_8j/">Formations sur 8 jours pour les praticiens pas ou peu formés en hypnose et thérapie brève centrée solution.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/">Formations sur 3 jours pour les praticiens déjà formés en hypnose et thérapie brève centrée solution.       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FORMATEURS et SUPERVISEURS CERTIFIES EMDR IMO.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/83515066-60062691.jpg?v=1731025721" alt="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." title="Technique or not technique? Dans le cortège des souffrances aux urgences." />
     </div>
     <div>
      - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurence-ADJADJ_a22.html">Laurence ADJADJ</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Présidente de France EMDR IMO ® et de l'Institut HYPNOTIM.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.france-emdr-imo.fr/Laurent-GROSS_a72.html">Laurent GROSS</a>: Psychothérapeute Certifié par ARS en 2013, Kinésithérapeute, Vice-Président de France EMDR IMO ®, Président du CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris et de l'Institut IN-DOLORE       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Pascal-VESPROUMIS_a191.html">Dr Pascal VESPROUMIS</a>: Médecin Addictologue, Président de l'ACCH. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-emdr.fr/interview-dr-roxane-colette-livre-emdr-imo/">Dr Roxane COLETTE</a>: Médecin Psychiatre, auteur du livre: Petits maux, grands traumas: de l’EMDR à l’IMO, une nouvelle voie de guérison.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.emdr.fr/Sophie-TOURNOUER_a47.html">Sophie TOURNOUËR</a>: Psychologue, Psychothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple. Anime les supervisions.       <br />
       - <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Claire-DAHAN_a233.html">Claire DAHAN</a>: Psychologue, Psychothérapeute. Conférencière internationale.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Technique-or-not-technique-Dans-le-cortege-des-souffrances-aux-urgences_a188.html" />
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   <title>Victime d’une vache, elle boit du petit lait</title>
   <updated>2023-09-16T18:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Victime-d-une-vache-elle-boit-du-petit-lait_a184.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
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   <published>2023-09-16T18:40:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/75255373-52653643.jpg?v=1694883656" alt="Victime d’une vache, elle boit du petit lait" title="Victime d’une vache, elle boit du petit lait" />
     </div>
     <div>
      Une vache trop remuante, une chute, des blessures au visage, les douleurs après l’accident. Quatre heures de séance d’hypnose, à naviguer entre « côté droit » et « côté gauche » du cerveau, à faire remonter les souvenirs traumatiques refoulés, ont permis à Michèle l’agricultrice d’alléger ses souffrances et de connaître l’apaisement.       <br />
              <br />
        A la fin du mois d’août 2019, je reçois dans mon cabinet du Périgord une agricultrice de 54 ans, souffrante et angoissée, que j’appellerai Michèle. Elle avait entendu parler de l’hypnose par son médecin traitant mais ne s’était encore jamais décidée à franchir le pas. Je la fais asseoir sur le canapé, et elle commence à me raconter son histoire. C’était ma dernière patiente de la journée et, à la suite de notre conversation téléphonique lors de la prise de rendez- vous, j’avais prévu de lui consacrer deux heures. Finalement, notre séance – que j’ai préféré ne pas interrompre – a duré quatre heures, pour un résultat inespéré...       <br />
              <br />
       <b>ANAMNÈSE        <br />
       </b>       <br />
       En juin 2013, Michèle avait fait, dans le cadre de son travail, une grave chute qui s’était soldée par une fracture de l’épaule gauche et une opération. Tout cela avait ensuite dégénéré en capsulite rétractile aiguë et syndrome algodystrophique l’empêchant d’utiliser correctement son bras. En 2014, elle a été orientée vers un centre spécialisé pour un temps de rééducation, où elle voyait un kiné trois fois par semaine. Cependant son épaule est malheureusement restée bloquée à 45 degrés avec une douleur persistante qu’elle évaluait à 6 sur une échelle de 10 (échelle EVA). Comble de malchance, en janvier 2018, elle est heurtée violemment par une barrière en métal poussée par une de ses vaches, et elle s’écroule sur le sol. Bilan de l’accident : triple fracture du nez, fracture des pommettes, fracture de la mâchoire, et tout le visage en sang... C’est la pensée de s’être cassé à nouveau l’épaule qui lui est venue en premier lorsqu’elle s’est retrouvée à terre ce jour-là, mais à son grand soulagement, ce ne fut pas le cas ! Michèle, à la suite de cette dernière chute, a aussi perdu le goût et l’odorat, qu’elle n’a toujours pas retrouvés lorsqu’elle vient me consulter plus d’un an et demi plus tard. Malgré les opérations et séances de rééducation subies après cet accident, sa douleur, diagnostiquée à présent comme « chronique », n’a quasiment pas régressé. Elle l’évalue à 8 sur une échelle de 10 (échelle EVA), mais lorsqu’elle se déplace en marchant, Michèle sent des vibrations remonter jusque dans ses mâchoires, ce qui réactive la douleur à son maximum.        <br />
              <br />
       Michèle souffre aussi depuis plusieurs mois d’une carie, mais comme elle ne peut plus ouvrir normalement la bouche, son dentiste ne peut pas la soigner. En outre, depuis son dernier accident, Michèle a réduit son alimentation à une nourriture molle qu’elle n’a pas besoin de mastiquer car le simple fait de mâcher, me dit-elle, réactive une douleur encore plus vive dans ses pommettes et les os de son crâne, qu’elle évalue à 10 (échelle EVA) – une situation des plus inconfortables où l’espoir de guérir se réduit de jour en jour... Ma patiente me signalera aussi qu’elle avait fait une chute à l’âge de 10 ans après avoir buté contre un panneau d’affichage alors qu’elle marchait sur un trottoir, ce qui lui avait valu plusieurs heures de coma et quelques jours dans un hôpital, psychiatrique de surcroît, parce qu’elle était soi-disant trop grande pour aller à l’hôpital des enfants et qu’il n’y avait aucune place ailleurs. Inutile de dire que l’ambiance de cet établissement n’a pas été, pour la fillette, des plus rassurantes... Michèle me confie aussi qu’étant la petite dernière d’une famille de quatre enfants, elle n’avait, selon les dires de sa mère, « pas été prévue au programme » : très agréable ! Autre fait important de son histoire : à l’âge de 11 ans, elle perd son papa et personne ne le lui dit.        <br />
              <br />
       Placée chez sa grandmère pendant la préparation des obsèques, c’est seulement le lendemain de l’enterrement que sa mère la conduit jusqu’à la tombe de son père et la met, tout simplement, devant le fait accompli. Lorsqu’elle me raconte cela, je constate chez elle pour la première fois une émotion contenue exprimée par le non-verbal : une petite larme au coin de l’oeil, des micro-mouvements de ses lèvres et de ses mains. Pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? Eh bien parce que son médecin de famille et le neurologue qui la suivaient avaient conseillé à sa mère de la laisser à l’écart de ce deuil pour ne pas heurter sa sensibilité d’enfant, et aussi par précaution par rapport à l’accident qu’elle avait subi un an plus tôt. En vérité, je perçois que c’est ce « non-dit » qui a traumatisé Michèle, et qui lui a fait inconsciemment engranger à la fois une terrible souffrance et une immense colère, qui ne l’ont plus jamais quittée. M’est avis que c’est l’intensité de cette douleur et de cette colère de ne pas avoir été informée de l’accident de voiture de son père, ni de son transfert à l’hôpital, ni de son décès, ni de ses obsèques, qui est venue alimenter le foyer de la douleur ressentie après ses chutes, et qui a rendu cette douleur « chronique ».        <br />
              <br />
       Selon le professeur Gérard Ostermann, ce terme, qui évoque le non-retour à un état antérieur, est « un signifiant inadapté et l’on devrait davantage dire : une douleur qui se répète tous les jours – ce qui n’a pas le même sens » (1). Je ne peux que partager son avis. Maintenant, au lieu de décrire dans le détail les différentes étapes de la thérapie de Michèle, je vais simplement lui laisser la parole à partir du retour qu’elle m’en a fait par courriel. Cela permet en effet de mieux comprendre ce qui a été à l’oeuvre dans cette thérapie pour aboutir à une spectaculaire guérison en seulement quatre heures de temps.       <br />
              <br />
       <b>LE COMPTE RENDU DE MICHÈLE       <br />
       </b>       <br />
        « Quand nous nous sommes vus, m’écrit-elle, je venais pour que vous fassiez disparaître mes douleurs du visage et mes douleurs dentaires. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais j’étais juste décidée à essayer d’aller mieux ! A la suite de notre séance, je retiendrai surtout un apaisement, une sorte de quiétude assez étonnante. Avant, je ne pensais pas que je souffrais autant d’être emprisonnée dans ce carcan de douleur et de “non-dits”. J’avais mal, mais paradoxalement je ne savais pas que j’allais mal » – très judicieuse constatation ! Et Michèle poursuit : « Mi-septembre, après vous avoir vu, j’ai rencontré une connaissance qui m’a demandé ce que j’avais fait. Sur le moment je n’ai pas compris. Elle m’a dit que j’avais du soleil dans les yeux, que je n’étais plus éteinte. Alors je lui ai répondu que j’avais consulté un thérapeute. Elle m’a dit que ça se voyait. Je sais qu’il m’arrive parfois d’enjoliver un peu mes propos mais c’est exactement ce que je ressens : après tout ce temps de souffrance, je peux franchement dire que je vais mieux, et c’est extraordinaire ! A la suite de notre séance, j’avais décidé de tout garder pour moi et de ne rien dire à personne. Je suis restée quelques jours dans cet état d’esprit. Tous les matins, en me levant, je me disais : “Non, ce n’est pas un rêve, c’est bien la réalité ! Je vais mieux, vraiment mieux.” Mais si je venais à en parler à qui que ce soit, j’avais peur que la douleur revienne, que le bien-être cesse, et donc je n’en parlais pas. Mais là, après la rencontre avec cette connaissance et son point de vue extérieur, tout a changé : j’ai voulu me mettre à partager, j’ai voulu goûter à tout, j’ai voulu sentir, j’ai juste voulu revivre ! »       <br />
              <br />
       <b>LE DÉROULEMENT DE LA SÉANCE        <br />
       </b>       <br />
       Mais voyons à présent le déroulement de la séance elle-même. Après avoir demandé à Michèle son autorisation, je procède à une induction « rapide » de type surprise-confusion – ce qu’il m’arrive de faire de temps à autre lorsque je perçois chez les patients de l’angoisse ou un trop grand désir de contrôle – et Michèle se retrouve en quelques secondes dans un état de transe que je qualifierais de relativement profond. Je vais ensuite utiliser les concepts…       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-69-version-Papier_p155.html">Pour lire la suite...</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Philippe RAYET</b></div>
     <div>
       Praticien en hypnose clinique (titulaire du Certificat européen d’hypnose et du Certificat d’hypnose clinique de la CFHTB), praticien EMDR-Europe et certifié en Brainspotting. Il exerce en libéral à Paris et dans le Périgord. Agrégé de l’université et titulaire d’un DEA, il a été aussi professeur dans l’enseignement supérieur. Il intervient dans les congrès internationaux et a participé à plusieurs ouvrages collectifs. Membre de la FF2P, de l’AEPH, de l’IMHEIDF et du RIME.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Achat du numéro 69 de la revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves en version papier</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/75255373-52653685.jpg?v=1694883575" alt="Victime d’une vache, elle boit du petit lait" title="Victime d’une vache, elle boit du petit lait" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Victime-d-une-vache-elle-boit-du-petit-lait_a184.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Surfer sur la métaphore du patient.</title>
   <updated>2022-01-28T14:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Surfer-sur-la-metaphore-du-patient_a175.html</id>
   <category term="Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/61933114-45030258.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-28T12:04:00+01:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La métaphore thérapeutique, éducative, philosophique est un support de langage qui, de tout temps, a servi à faire passer le message, à convaincre ou à faire réfléchir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030233.jpg?v=1643377593" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      La plupart des thérapeutes usent de métaphores souvent de façon intentionnelle. Parfois la construction en est élaborée et demande une préparation. C’est la métaphore la plus classique, utilisée en hypnose thérapeutique, à l’aide de l’isomorphisme des histoires – celle du patient et celle contée par le thérapeute –, qui est censée permettre un transfert de message.        <br />
              <br />
       C’est une manière élégante de pratiquer, respectueuse du patient, qui peut en intégrer le sens plus ou moins consciemment. Toutefois, même si elle est inspirée par la problématique du patient, elle n’en est pas moins issue de l’art créatif du thérapeute. Il est bien difficile d’en percevoir l’impact et celui-ci sera d’autant plus important que le thérapeute aura pu saisir la position du patient, position vis-à-vis de la vie (ses valeurs, ses projets) et pas seulement position vis-à-vis du problème présenté. Giorgio Nardone utilise très souvent des images métaphoriques puissantes destinées à être mémorisées par le patient et qu’il intègre dans le dialogue stratégique en le nommant « langage performatif ». Elles sont destinées le plus souvent au recadrage, moment crucial de l’entretien puisqu’il ouvrira sur l’orientation ou la prescription thérapeutique. Cette prescription ne peut être acceptée que si le patient, à mesure du développement de l’entretien et au gré de questions stratégiques, a pu commencer à douter de sa position vis-à- vis du problème (c’est-à-dire de ses habituelles tentatives de solution).        <br />
              <br />
       Ainsi, la métaphore est-elle alors une image forte du problème ou de la situation du patient, tellement forte qu’elle invite le patient à amorcer un changement pour quitter sa position ancrée par le symptôme et ainsi à accepter la nouvelle orientation… et espère- t-on à l’expérimenter. Inspirée par la situation du patient, la métaphore est dans ce cas une création du thérapeute.        <br />
              <br />
       Mais le langage métaphorique est sans doute un langage propre à l’expérience de chacun ou à sa représentation du monde. C’est pourquoi être à l’écoute des métaphores du patient est un excellent moyen d’être renseigné sur sa position et ainsi d’entrer dans son monde dans la mesure où on accepte d’utiliser ses images sans forcément en comprendre le sens exact. Car on peut communiquer sans comprendre ! L’essentiel n’est-il pas que le patient se sente compris. Confucius disait : « Une image vaut mille mots. » Tandis que José Ortega y Gasset ose cette phrase très poétique pour dire le potentiel expressif de la métaphore : « La métaphore est sans doute un des potentiels les plus fertiles de l’homme. Son efficacité est à la limite de la magie. Elle ressemble à un outil de création que Dieu aurait laissé à l’intérieur de ses créatures quand il les a faites. » Selon Farrelly, ce qui marche c’est le langage métaphorique. Le langage comporte plusieurs domaines de communication : nos perceptions (mode sensoriel), nos cognitions (mode conceptuel), mais nos métaphores usuelles (mode symbolique) vont venir enrichir l’expression des perceptions et des cognitions en faisant référence à l’expérience mais aussi à toute représentation analogique.        <br />
              <br />
       Alors, comment le langage réussit-il le mieux reproduire la pensée ? Selon George Lakoff et Mark Johnson, les processus de pensée sont métaphoriques (1). Le thème de la structuration de la métaphore oriente la pensée et l’action. Le système conceptuel est métaphorique et induit la pensée (circularité), si bien qu’on ne sait plus d’où il vient. La vie est ainsi un chemin pour certains, un combat pour d’autres, ou encore une rose à la tige chargée d’épines. On voit bien que ces références imagées viennent autant de l’histoire du sujet, de ses expériences, de ses relations que de son contexte de vie ou de ses croyances elles-mêmes influencées par le milieu. Toujours est-il que chacun va se saisir de ce type d’images pour exprimer sa pensée et que les images créées auront elles-mêmes une influence sur les choix de vie. Mais la structuration métaphorique n’est conceptuelle que dans son contexte. La conceptualisation métaphorique se base sur les fondements de l’expérience historique, corporelle, émotionnelle que nous avons du monde. C’est ainsi que les proverbes se réfèrent de façon imagée au monde environnant d’une culture. Ils sont alors fort différents d’une culture à l’autre pour un même signifié.       <br />
              <br />
        La construction du monde est métaphorique et c’est parfois une construction limitante. On ne peut imposer une nouvelle construction métaphorique au patient (la nôtre) mais on peut lui permettre d’en façonner une plus adaptée à la période de vie qu’il traverse. L’implication thérapeutique, c’est qu’en changeant la métaphore conceptuelle, on peut changer la perception... idem dans le champ des synesthésies. Ce qu’il faut comprendre c’est que la structuration métaphorique perd son sens hors contexte. C’est pourquoi il faudra toujours adapter les histoires métaphoriques au contexte (culture, étape de vie) du patient.        <br />
              <br />
       Toutefois, et curieusement, certaines métaphores sont transculturelles, ce sont les métaphores d’orientation. L’enfer a toujours été dans les profondeurs tandis que le paradis se situe dans les hauteurs. L’avenir est devant nous et le passé derrière, et il est bien connu qu’il existe une psychologie des profondeurs et des approches plus superficielles. Notre langage le plus commun est-il, sans qu’on y prête attention, un langage d’influence ? Bien sûr, il y a bien d’autres formes de métaphores qui infiltrent notre pensée comme notre langage.        <br />
              <br />
       La description serait ici trop longue (comme les métaphores de contenant... la coupe est pleine...). Mais qu’elles soient structurales, ontologiques, importe peu car ce n’est pas l’analyse du langage qui compte le plus dans la relation au patient mais plutôt l’usage qu’il en fait. Le thérapeute a une occasion unique d’entrer dans le monde du patient. Car si le patient sent ses références comprises, s’il perçoit que son monde n’est pas étranger au thérapeute, l’alliance se nouera d’autant plus fortement. Et sans alliance, il y a peu d’avancée thérapeutique. On peut changer l’expérience en faisant évoluer la métaphore conceptuelle ou en modifiant la métaphore perceptive (synesthésies).        <br />
              <br />
       Dans notre propos, nous saisirons deux manières d’utiliser la métaphore du patient :        <br />
       - la première est celle d’entrer dans son monde en utilisant toutes les images qui se réfèrent à sa métaphore (structurale) pour faciliter l’entretien thérapeutique ;        <br />
       - la seconde qui sera une manière d’externaliser l’image métaphorique (métaphore ontologique) pour permettre une distanciation vis-à-vis d’une représentation envahissante et parfois aliénante pour mettre en place, à l’aide du questionnement, un jeu de langage favorisant la liberté des choix. Ces deux manières s’incluent dans un dialogue thérapeutique et permettent de façonner le questionnement. Nous ferons une brève allusion aux métaphores perceptuelles, merveilleuse porte d’entrée dans la transe hypnotique ouverte par le patient lui-même.        <br />
              <br />
       <b>SURFER SUR LA MÉTAPHORE DU PATIENT EN ENTRANT DANS SON MONDE</b>        <br />
              <br />
       Surfer sur la métaphore du patient, oui mais laquelle ? Il arrive que nos patients comme la plupart des personnes usent dans le quotidien d’expressions métaphoriques qui, même si elles sont connues ou ont un sens commun, possèdent chez eux un sens propre qu’il n’est nul besoin de connaître pour l’utiliser. Comprendre n’est pas l’essentiel de la tâche thérapeutique même si c’est utile. La première tâche thérapeutique est d’activer les processus internes du patient pour lui permettre d’ouvrir un nouvel horizon qui lui appartienne sans être suggéré par le thérapeute.        <br />
              <br />
       En posant des questions ouvertes au patient autour d’une expression métaphorique dont on soupçonne qu’elle exprime quelque chose de lui, de sa façon de percevoir l’existence, le thérapeute pourra faciliter ce processus d’ouverture par un questionnement approprié en reprenant les images propres du patient. Nous utiliserons de façon différenciée les métaphores structurales et les métaphores ontologiques.       <br />
              <br />
       James Lawley et Penny Tompkins : « L’organisation du langage et du comportement d’une personne sera isomorphe par rapport à l’organisation de ses processus cognitifs et toutes seront enracinées dans la nature incarnée de l’expérience. C’est pour cette raison que les changements dans un paysage métaphorique reflètent les changements en cognition qui, à leur tour, généreront de nouvelles pensées, de nouveaux sentiments et de nouveaux comportements. »        <br />
              <br />
       <b>LES MÉTAPHORES STRUCTURALES </b>       <br />
              <br />
       Ce sont celles qui nous donnent l’occasion d’entrer dans le monde du patient. Le thérapeute peut s’en saisir pour poser des questions qui pourront lui permettre de cerner l’objectif, de connaître les ressources relationnelles, mais aussi les exceptions, les espoirs, les projets que le patient porte en lui, parfois sans le savoir, et que sa métaphore laisse entrevoir en filigrane.        <br />
       Nous allons prendre quelques exemples pour illustrer la façon dont peut se tisser le dialogue qui pour un observateur extérieur pourrait passer pour surréaliste, mais qui illustre la proximité, la connivence du thérapeute et de son patient.        <br />
              <br />
       « Je suis dans la galère »        <br />
       - Vous ramez ou vous tenez le gouvernail ? (la position du patient est-elle active dans le projet de sa vie ou plutôt passive ?)        <br />
       - Y a-t-il d’autres rameurs avec vous ou êtes-vous seul ? (les relations sont explorées)       <br />
              <br />
       - Cette galère est-elle perdue en mer ou sait-elle vers quel port se diriger ? (objectif)        <br />
       - Où est le port ? Y êtes-vous attendu ? Est-ce que ce sera un lieu de repos ou au contraire un lieu d’intense activité ? (on précise le projet, l’objectif)        <br />
       - Connaissez-vous la direction ?        <br />
       - Le voyage a-t-il été long ? Y a-t-il des étapes ?        <br />
       - Avez-vous espoir d’arriver à bon port ? (on explore l’espoir)        <br />
       - Dans cette galère, y êtes-vous entré librement ou y avez-vous été contraint ? (exploration du choix)        <br />
              <br />
       - Une fois débarqué, que voudriez-vous réaliser ? (les intentions en lien avec les projets)        <br />
       - Pensez-vous que le plus important dans cette galère c’est de rester sur le banc, ou c’est plutôt de voyager et d’arriver quelque part ? (objectif, motivations)        <br />
       - Si vous deviez la quitter, la regretteriez- vous ? (motivation au changement)        <br />
       - Qu’est-ce qui est le plus important : changer de bateau ou arriver dans un port ?       <br />
       Le dialogue peut se poursuivre ainsi longtemps car il est rare que le patient ne joue pas le jeu une fois qu’on s’est saisi de l’image qu’il portait. Ce qui est intéressant, c’est que peu à peu cette galère, qui a si souvent la signification du bagne, va pouvoir se transformer en moyen de se réaliser, c’est-à-dire en possibilité de choix, surtout si on introduit des questionnements ouverts ou sous forme alternative, car implicitement ce questionnement transforme cette contrainte en choix.        <br />
              <br />
       « Je pète un plomb »        <br />
       - De quoi avez-vous besoin pour remettre le courant ?        <br />
       - Qui saura réparer ? Connaissez-vous un électricien ?        <br />
       - Faut-il augmenter l’ampérage pour que la ligne tienne ? Comment ?        <br />
       - Une fois que le plomb a sauté, comment revient la lumière ?        <br />
       - Qui peut vous éclairer dans ces cas-là ?        <br />
              <br />
       « L’âne est trop chargé » (patient parlant de lui-même)        <br />
       - Qui met la charge ?        <br />
       - Qui peut le décharger, le soulager ?        <br />
       - Où est l’écurie ?        <br />
       - Jusqu’où doit-il aller aussi chargé ?       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/shop/Revue-Hypnose-Therapies-breves-n-63-version-Papier_p143.html">Pour lire la suite de l’article et commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dr WILFRID MARTINEAU</b></div>
     <div>
      Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commander la Revue Hypnose &amp; Thérapies Brèves n°63</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/61933114-45030258.jpg?v=1643369291" alt="Surfer sur la métaphore du patient." title="Surfer sur la métaphore du patient." />
     </div>
     <div>
      N°63 : Novembre, Décembre 2021, Janvier 2022       <br />
       Illustrations © Eishin Yoza       <br />
              <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-ericksonienne.fr/Humaniser-le-lien-Revue-Hypnose-Therapies-Breves-n-63-Dr-Julien-BETBEZE_a110.html">Edito : Humaniser le lien - Julien Betbèze, rédacteur en chef</a>       <br />
              <br />
       - Wilfrid Martineau nous apprend à surfer sur les métaphores, grâce à des exemples concrets de questionnement s’inscrivant dans l’imaginaire partagé. En s’attachant aux métaphores des patients, le thérapeute renforce le lien et active le changement.       <br />
              <br />
       - Marie Caiazzo nous indique comment les images d’une personne courageuse et forte peuvent remettre le corps en mouvement ; elle illustre cela avec le cas d’Annabelle, kiné victime d’inceste qui ne parvenait plus à toucher ses patients.       <br />
              <br />
       - Bertrand Jacques met en évidence les effets délétères des normes de performance dans la vie affective et sexuelle. A travers plusieurs exemples, il nous montre comment se déprendre du pouvoir des injonctions normatives intériorisées. Reconnecter les sujets à des relations sécures va ouvrir la voie à une expérience émotionnelle corrective, dans laquelle le sujet va se réapproprier sa subjectivité qui passe par l’acceptation de la peur et l’accueil des tremblements.       <br />
              <br />
       - Gérard Ostermann présente dans son édito deux articles sur l’utilisation de l’hypnose, en neurochirurgie éveillée (Séverine Gras) et sur la fibromyalgie (Laurent Schaller).       <br />
              <br />
       - Le dossier thématique «Humaniser le lien» reprend un échange de Julien Betbèze avec Eric Bardot autour de la dépression.       <br />
       L’article souligne l’importance de la constitution de la relation pour accéder à la subjectivité. Cela passe par une attention à l’accordage et au partage affectif afin de diminuer l’effet des angoisses de mort liées au monde abandonnique.       <br />
              <br />
       - Le texte de Véronique Cohier-Rahban s’intéresse aux fantômes transgénérationnels chez les enfants atteints de troubles oppositionnels avec provocation (TOP) et de troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). L’auteure décrit comment, à travers l’histoire d’une famille, son intervention thérapeutique a permis l’accès à une tristesse partagée, condition de l’installation d’un lien rendant à chacun un espace d’expression.       <br />
              <br />
       - Adrian Chaboche : Aussi simple qu’un verre d’eau. Voir le patient comme une œuvre d’art favorise notre empathie et fait émerger le geste thérapeutique qui devient simple, présent.       <br />
              <br />
       - L’importance du lien est illustrée comme toujours avec humour par Stefano Colombo et Muhuc.       <br />
              <br />
       - Gérard Fitoussi interroge Jean-Jacques Wittezaele qui a introduit l’approche de Palo Alto dans l’Europe francophone. Il décrit son parcours autour de l’importance de la relation et son intérêt pour la culture chinoise qui donne une place prépondérante à la relation dans la construction du sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/Surfer-sur-la-metaphore-du-patient_a175.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital</title>
   <updated>2018-09-03T17:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/L-utilisation-des-parties-saines-competentes-et-fonctionnelles-du-patient-pour-engager-la-guerison-d-ordre-vital_a151.html</id>
   <category term="Congrès Mondial Hypnose 2018 à Montréal" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/25137031-26573100.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-03T14:47:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Congrès Mondial d'Hypnose à Montréal en 2018. Richard Gagnon. Clinique de Psychologie Cap-Rouge, Québec, QC, Canada     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/25137031-26573100.jpg?v=1535979367" alt="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" title="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" />
     </div>
     <div>
      La guérison d’ordre vital réfère avant tout aux résultats engendrés par la régulation naturelle de l'organisme: un processus naturel dont les mécanismes d'action physiologiques et psychologiques s’apparentent à ceux qui impulsent l’effet placébo. L'atelier se veut donc une activité thérapeutique qui exploite ce volet d'intervention régulièrement laissez pour contre. Aussi, afin de bien saisir les tenants et les aboutissants de cet alignement thérapeutique, le déroulement de l'atelier s’inscrit comme suit :       <br />
       Diffusion d’une vidéo démontrant la faculté intrinsèque de tout un chacun à bâtir de nouveaux réseaux neuronaux ;       <br />
       Présentation du cadre théorique visant à différencier la « guérison d’ordre mental »  de la «guérison d’ordre vital » ;       <br />
       Établissement des mécanismes d’action qui dispose l’organisme à fabriquer des «endomédicaments » ( à impulser l’effet placebo );       <br />
       Présentation de l'hypnose d’accueil et d’acceptation impliquée dans l’opération voulant court-circuiter les processus mentaux et la conduite d’évitement, afin d’exploiter la fenêtre thérapeutique qui se présente dans la scène du corps au travers les manifestations sensorielles : une démarche où « l’apaisement du flot de pensées », le « ne rien faire » et le « laisser faire » servent les mécanismes d’action sous-jaçentes à l’activité des parties saines, compétentes et fonctionnelles engagées dans le processus du réaménagement .       <br />
              <br />
       À la suite de cette séance, les participants seront en mesure de :       <br />
       	•	Apprendre à désapprendre : synergie au service de la production de nouveaux réseaux de neurones.       <br />
       	•	Démontrer comment le processus d'acceptation dispose l'organisme à engager la résolution de problème.       <br />
       	•	Apprendre à générer une activité thérapeutique à l’intérieur de laquelle le patient engage ses ressources en vue de dissoudre ses problèmes plutôt que les résoudre.       <br />
              <br />
              <br />
       Docteur en psychologie, Richard Gagnon exerce sa profession depuis 1984 dans le domaine de la psychologie clinique. Ses champs d’expertise sont principalement reliés aux traitements des troubles anxieux, de l’adaptation, de douleurs chroniques et psychosomatiques. Il met à profit aujourd’hui son expérience et ses connaissances dans l’élaboration et l’application de différentes stratégies d’intervention impliquant l’hypnose ericksonienne, l’hypnose instantanée, la thérapie EMDR et la thérapie cognitivo-comportementale. Depuis 2001, il cumule de l’expérience en tant que conférencier et animateur d’ateliers de formation auprès des professionnels de la santé. Membre de la Société Québécoise d’Hypnose depuis 1991, il est également auteur du livre : Le programme Volte-face «Trouver le bien-être par l’hypnose, la cohérence cardiaque et la PNL », les Éditions de l’Homme, février 2014.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/25137031-26573180.jpg?v=1535979932" alt="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" title="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" />
     </div>
     <div>
      Enseignants et directeurs des centres de formations en hypnose et thérapies brèves orientées solution sur <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com">Paris (CHTIP Dr Philippe AÏM et Laurent GROSS)</a>, sur <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com">Nancy (Institut UTHYL Dr Philippe AÏM)</a> et sur <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/">Marseille (HYPNOTIM Laurence ADJADJ)</a>       <br />
              <br />
       Avec:       <br />
       - Dr Chedli MADHAOUI <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">CHTIP Paris</a>       <br />
       - Dr Isabelle BOUILLEVAUX <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Formateurs_r11.html">CHTIP Paris</a>, <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com/">Uthyl Nancy</a>, <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/Dr-Isabelle-BOUILLEVAUX_a75.html">Hypnotim Marseille</a>       <br />
       - Dr Marie-Julie JACQUES, <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com/">Uthyl Nancy</a>       <br />
       - Jeanne-Marie JOURDREN, <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Jeanne-Marie-JOURDREN_a136.html">CHTIP Paris</a>       <br />
       - Dr Nazmyie GÜLER, <a class="link" href="http://www.institut-uthyl.com/">Uthyl Nancy</a>, <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Dr-Nazmiye-GULER_a160.html">CHTIP Paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/25137031-26575659.jpg?v=1535985777" alt="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" title="L’utilisation des parties saines, compétentes et fonctionnelles du patient pour engager la guérison d’ordre vital" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hypnose-therapeutique.com/L-utilisation-des-parties-saines-competentes-et-fonctionnelles-du-patient-pour-engager-la-guerison-d-ordre-vital_a151.html" />
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   <title>Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12</title>
   <updated>2023-12-27T17:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hypnose-therapeutique.com/Le-vaginisme-ou-le-langage-du-corps-Revue-Sexualites-Humaines-n-12_a83.html</id>
   <category term="Revue Sexualités humaines" />
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/imagette/16200723-21120382.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-04T12:42:00+02:00</published>
   <author><name>Laurent GROSS</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16200723-21120381.jpg?v=1501538353" alt="Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12" title="Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12" />
     </div>
     <div>
      C'était il y a bien longtemps, Il y a plus de 27 ans déjà, que j'ai entamé ma carrière...       <br />
              <br />
       Cette carrière a débuté en kinésithérapie puis s'est continuée rapidement en ostéopathie.       <br />
       J'ai eu la chance à cette époque de faire partie du premier flot de kinésithérapeutes formés à la rééducation en uro-gynécologie. A cette période, le travail du kinésithérapeute était surtout axé sur la partie urinaire, ou sur la partie post-partum avec les troubles du périnée.       <br />
              <br />
       Ce n'est que quelques années plus tard, que l'approche de la sexualité a osé commencer à entrer dans nos cabinets de consultations.       <br />
       La composante physique étant totalement indissociable de la composante psychologique, nos confrères kinésithérapeutes ont la chance d'être bien mieux armés que nous ne l'étions à cette époque désormais révolue, pour traiter les troubles de la sexualité tels que le vaginisme ou la dyspareunie. L'apport de l'Hypnose Ericksonienne, de l'Hypnose Médicale, de l'IMO ou de l'EMDR et des Thérapies Brèves, permet aujourd'hui à des millions de femmes de pouvoir prétendre à une sexualité bien plus épanouie.       <br />
       Aussi, aujourd'hui, c'est avec un réel plaisir, que je vous suggère cet excellent article de notre consoeur Laure Mourichon pour la revue Sexualités Humaines.       <br />
              <br />
       <b>Laurent Gross</b>       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16200723-21120382.jpg?v=1501538324" alt="Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12" title="Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12" />
     </div>
     <div>
      De nombreuses femmes osent aujourd’hui consulter pour ce qu’elles considèrent souvent comme une incapacité voire un handicap. L’approche proposée par le spécialiste du corps qu’est le kinésithérapeute est la première porte concrète qui ouvre ce dossier.       <br />
       Le vaginisme est une contraction réflexe, inconsciente de la musculature périnéale que la femme met en place pour se protéger par peur de la pénétration lors du rapport sexuel ou de la consultation gynécologique. Cette hypertonie périnéale rend alors la pénétration difficile et douloureuse, voire impossible en cas de vaginisme sévère.       <br />
              <br />
       La psyché et le corps forment un tout indissociable, ils ne fonctionnent pas l’un sans l’autre. Les affects, les émotions vont avoir une incidence sur le corps. Le corps est un miroir qui traduit l’expression de notre ressenti, de notre vécu. Chaque être humain se construit à partir de son histoire familiale, de l’amour qu’il a reçu ou non, de son éducation, des principes religieux parfois. Sa route est parfois sinueuse, parsemée de doutes, d’interdits, de non-dits, de traumatismes.       <br />
              <br />
       Le vaginisme peut être primaire ou secondaire faisant suite parfois à des dyspareunies orificielles après infections vaginales répétitives ou après accouchement traumatisant.       <br />
              <br />
       Les causes d’un vaginisme primaire sont multiples :       <br />
       - abus sexuels, attouchements sexuels ou climats incestueux dans l’enfance ;       <br />
       - éducation très rigide où la sexualité est vécue comme quelque chose de sale, de malsain ;       <br />
       - éducation religieuse stricte où le plaisir a peu de place dans la sexualité et où la virginité est primordiale ;       <br />
       - relation très fusionnelle à la mère empêchant la femme de s’accomplir et de s’épanouir sexuellement.       <br />
       Le corps est étonnant, il traduit en symptômes ce que la violence du traumatisme a empêché de verbaliser, refoulant au plus profond de la psyché, allant à oublier parfois l’acte lui même pour continuer à vivre.       <br />
       Il devient l’expression d’une souffrance muette. Le corps a une mémoire, il se referme, se replie sur lui même. C’est un fonctionnement logique, protecteur que la femme met alors en place pour se protéger sans en avoir conscience.       <br />
              <br />
       Trois histoires cliniques       <br />
       Marie, 30 ans, est pour la première fois amoureuse de Pierre. Les rapports sexuels sont impossibles.       <br />
       « Je ne peux pas regarder, ni toucher, ni sentir son sexe. Je me sens physiquement mal et des maux de tête m’envahissent. Pour moi la sexualité c’est sale, son sexe me dégoûte. »       <br />
       Mon histoire est difficile car mon frère a violé ma petite cousine quand elle avait 4 ans. Mes parents ne m’ont rien dit et du jour au lendemain il a disparu de la maison. Il a été emprisonné et est mort à 22 ans d’un cancer. Je ne l’ai jamais revu.       <br />
              <br />
       « Avec lui, je ne m’étais jamais sentie sexuellement en danger, mais il était très violent. Dès que mes parents étaient partis, il me frappait avec des gants de boxe et une fois il a failli m’étrangler. »       <br />
       Pascale, 25 ans, vit depuis six ans avec Serge. Ils ont du mal à avoir des rapports sexuels avec pénétration.       <br />
       « Dès qu’il me touche, je me bloque. Pourtant il est très gentil et très compréhensif, je m’en veux de lui faire vivre cela mais c’est plus fort que moi. S’il m’embrasse, cela va, mais dès qu’il commence à me toucher la poitrine et le sexe, c’est comme une cassure en moi, des images apparaissent en premier plan et je ne peux plus rien faire. Mon beau-père m’a harcelée physiquement à la puberté. Il me réveillait dans mon sommeil, me disait j’ai envie de toi, je t’aime. Il me touchait la poitrine et se pressait contre moi. Je sentais son sexe en érection et j’étais morte de peur. Il ne m’a jamais pénétrée. Un jour, j’ai osé en parler à ma mère car je n’en pouvais plus, mais elle ne m’a pas cru.Une autre fois, alors que j’essayais de lui en reparler, elle m’a dit une phrase qui m’a choquée : il n’y a pas eu de pénétration, alors c’est bon. »       <br />
              <br />
       Sylvie, 30 ans, mariée depuis quatre ans, est envoyée par sa gynécologue. Elle l’a consultée pour insémination artificielle car elle veut absolument avoir un enfant mais n’arrive pas à avoir de rapports sexuels avec pénétration.       <br />
              <br />
       « J’ai été élevée dans les principes de la religion, on ne fait pas l’amour avant le mariage, la virginité est un cadeau précieux que l’on fait à son mari. Il peut me caresser mais si j’éprouve du plaisir, il faut que j’aille ensuite me laver, je me sens mal. J’ai regardé une fois mon sexe, je n’aimais pas voir cette partie molle qui ressemblait à un morceau de viande rouge rempli de sang. Je voyais quelque chose bouger, c’était sale, dégoûtant. »       <br />
       La consultation sexologique va tenir compte de ces deux éléments indissociables, corps et psyché. En partant de son histoire, de son vécu, en lui permettant de mettre en mots sur ce qui n’a jamais parfois pu être verbalisé, en donnant du sens à son symptôme, c’est une première étape vers une ouverture, un lâcher prise, une perte de contrôle.       <br />
              <br />
       Et puis doucement intégrer ce corps et faire comprendre à la patiente pourquoi la pénétration est aujourd’hui impossible en repassant par des cognitions, et des explications à l’aide de planches anatomiques.       <br />
       Nous avons vu précédemment que le vaginisme était un spasme de la musculature périnéale, mais c’est également tout le corps de la patiente qui est très contracté, particulièrement au niveau des fessiers, des adducteurs et des abdominaux. La région pelvienne est anesthésiée, cette partie du corps n’existe pas.       <br />
       Alors, partons avec elle à la découverte de cette région sexuelle.       <br />
               <br />
       <a class="link" href="https://www.sexotherapeute-sexotherapie.com/Le-vaginisme-ou-le-langage-du-corps_a41_2.html">Lire la suite sur www.sexotherapeute-sexotherapie.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hanna TEBOUL</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-therapeutique.com/photo/art/default/16200723-56331534.jpg?v=1703633195" alt="Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12" title="Le vaginisme ou le langage du corps. Revue Sexualites Humaines n°12" />
     </div>
     <div>
      Sexothérapeute, Hypnothérapeute, Praticienne EMDR - IMO Certifiée par France EMDR-IMO.       <br />
              <br />
       <b>Consultations       <br />
       </b>41 rue Oberkampf       <br />
       75011 PARIS       <br />
       Téléphone : 06.72.03.82.83       <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.com/annuaire-page-283-TEBOUL_Hanna-Paris.html">https://www.hypnose-therapie-breve.com/TEBOUL_Hanna-Paris-EMDR-Hypnose-Sexotherapie.html       <br />
       </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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